Actus de la ville

Accueil >Actualités >Actus de la ville>1er décembre : journée mondiale de lutte contre le sida

société

1er décembre : journée mondiale de lutte contre le sida

Les progrès en matière de traitement et de prévention laissent espérer, sinon une éradication de la maladie, du moins un apaisement avec la possibilité de vivre normalement pour les personnes atteintes. Pouvoirs publics et associations se mobilisent à Grenoble dans un combat quotidien. Où en est-on aujourd’hui avec cette maladie ? État des lieux.

Les progrès médicaux laissent loin derrière les difficultés des années 90. Les traitements permettent à présent aux personnes séropositives diagnostiquées suffisamment tôt de ne pas développer la maladie.

Plus encore, ils enrayent la transmission : traitée, une personne séropositive est non contaminante. Ces traitements sont également préventifs : pour les personnes dites « à risque » (conjoint ou partenaires séropositifs, usage de drogue et potentiel échange de seringues…), se traiter en amont efface le risque d’être contaminé.

Des réactions paradoxales

Constater sa propre séropositivité reste une étape difficile, les discriminations étant encore une réalité. Dans le milieu professionnel, jusqu’au refus de soin dans certains cabinets médicaux, les personnes séropositives peuvent se retrouver face à des réactions de méfiance ou rejet.

Associations, pouvoirs publics et professionnels de santé constatent aujourd’hui un paradoxe : banalisé, le sida ne fait plus l’objet d’un souci quotidien en terme d’information. Pourtant, le regard porté par la société ne s’est pas actualisé : le virus, comme la maladie, font encore l’objet de peurs irrationnelles.

Écoute et prévention

Face à cette difficulté, les associations apportent leur contribution en matière d’accompagnement et de prévention. À Grenoble, Tempo veut rompre l’isolement et reçoit les personnes séropositives comme leurs familles. Les volontaires d’Aides, dont la mission est d’aller au-devant des personnes à risque, se déplacent sur le terrain, dans les soirées festives, les lieux de rencontre, ou dans les prisons.

 

Les bénévoles de l’association Tempo. © Alain Fischer

Une centaine de nouvelles séropositivités sont détectées chaque année dans l’arc alpin (Isère, Savoie, Haute-Savoie). Le dépistage reste l’outil-clé pour éradiquer la diffusion du virus.

Sur notre territoire, le Corevih (Comité régional de coordination de la lutte contre le VIH) regroupe tous les acteurs concernés, pour une meilleure coordination et plus d’efficacité dans la lutte contre le sida. Le Comité se donne un objectif ambitieux : zéro contamination et zéro développement de la maladie dans l’arc alpin d’ici 2030.

La Ville a aussi sa partition à jouer. Membre de l’association nationale Élus locaux contre le sida, Emmanuel Carroz, adjoint à l’égalité des droits, explique :

Notre rôle est de soutenir les associations et de renforcer la prévention. C’est un travail de longue haleine, souligné de moments forts comme cette journée mondiale de lutte : il s’agit de redonner de la visibilité au sida, pour plus de prises en charge et moins de discriminations.

informationRenseignements divers
téléphone Sida-info-service : numéro vert
gratuit, 7/7 jours, 24h/24 : 0800-840-800

Les commentaires (0)

réagir

Votre adresse de courriel ne sera jamais publiée.

Tous les champs sont obligatoires

> Commentaires, mode d'emploi

Gre-mag
vous propose

Quand les plantes du jardin guérissent

Vos repas livrés à domicile

« Le Crieur » est à Grenoble