Actualités

Accueil >Actualités>50 ans après : l’Hôtel de Ville

Ce contenu fait partie du/des dossier(s): Grenoble, 50 ans après les Jeux Olympiques de 1968

JO de Grenoble

50 ans après : l’Hôtel de Ville

Depuis 1967, l’Hôtel de Ville de Grenoble trône à l’orée du parc Paul Mistral, sur le boulevard Jean Pain. Labellisé au patrimoine du XXème siècle, ce bâtiment institutionnel est signé par l’architecte en chef des Bâtiments civils et des Palais nationaux Maurice Novarina, avec ses confrères Jacques Giovannoni, Jacques Christin et Marcel Welti. Le chantier dura de 1965 à 1967, et fut inauguré le 18 décembre 1967.

« L’Hôtel de ville est une traduction remarquable de la recherche de modernité de l’époque. Cette réalisation développe une architecture symbolique d’un bâtiment public, avec une mise scène des matériaux emblématiques de cette période : l’acier, le verre, l’aluminium et le béton fort et puissant », témoigne Serge Gros, architecte et directeur du CAUE de l’Isère.

L’édifice est organisé en deux parties. La partie basse est horizontale, et est accessible par l’intermédiaire d’un perron, surélevé d’un grand escalier. Organisée sur 3 niveaux (les sous-sols, le rez-de-chaussée et un étage), elle accueille le visiteur par une cour centrale, et abrite les bureaux du maire et des élus, les salles publiques, et les services des administrés.

Cet élément en béton armé constitue le socle sur lequel repose la tour de 12 étages, qui est la partie verticale de l’ouvrage. Vêtue d’un mur-rideau conçu par l’architecte et designer français Jean Prouvé, la « tour de verre » accueille les bureaux des différents services administratifs.

 

Pour profiter pleinement de cet outil, cliquez sur le curseur blanc au milieu de l’image et glissez-le de gauche à droite tout en maintenant le bouton de clic enfoncé.

Les origines de l’emplacement de l’Hôtel de Ville

L’implantation de l’Hôtel de Ville en bordure du parc Paul Mistral était une ambition portée par la municipalité Michallon (1959-1965), figurant dans le Plan Bernard, pour restructurer la partie sud-est de la ville. Pourtant imaginé en dehors de la perspective olympique, il se situait ainsi à proximité des épreuves de glace.

Quand les artistes subliment l’Institution

La présence d’artistes accompagne à divers endroits la réalisation de cet édifice institutionnel. Au rez-de chaussée, la cour centrale est décorée au sol d’une mosaïque de l’artiste Gianfrancelli et de la sculpture en bronze « Persistance de la sphère », signée Emile Gilioli.

Sur le même niveau, dans le hall d’honneur, une tapisserie d’Alfred Manessier s’étend sur les murs. Les salons de réceptions sont également habillés d’une tapisserie de Raoul Ubac, et d’un mur en étain travaillé par Sabatier.

 

Sources : Guide Rhône-Alpes de l’architecture du XXè siècle, Bernard Marrey, Union Régionale CAUE Rhône-Alpes, ePicard et document de l’Agence d’Urbanisme de la Région Grenobloise.

Pièces jointes:
l'Hôtel de Ville de la modernité