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ATHLETISME

Sommets haut perchés

Depuis la rentrée, l’ASPTT Athlétisme a rouvert son école de perche. Une quinzaine de filles et garçons de 11 à 13 ans peuvent ainsi s’essayer et se perfectionner dans une discipline qui a vu briller nombre de champion-nes grenoblois-es à travers les époques.

©Sylvain Frappat

Le saut à la perche et Grenoble, c’est une longue histoire d’amour. Et pour qu’elle continue à s’écrire, ce sont justement deux de ses plus beaux fleurons qui ont repris le flambeau il y a quelques mois : Nicolas Guigon et Philippe Collet, trois olympiades à eux deux.

«L’école existait dans le passé», nous a rappelé ce dernier. Nicolas, qui a fait les Jeux Olympiques de 2004, et plein d’autres, y ont démarré la perche.

Mais elle était tombée à l’eau il y a quelques années à cause d’une problématique d’encadrement. Là j’ai réussi à convaincre Nico de transmettre à son tour ce qu’il avait reçu quand il était gamin et lui a réussi à s’organiser à son boulot pour qu’on puisse animer ensemble un créneau d’1 h 45 tous les mercredis après-midi.

Imaginer les sensations

Philippe Collet nous éclaire sur cette discipline spectaculaire, qui exige une maîtrise technique parfaite à chaque étape.

«Dans un premier temps, on pratique dans le sable sur de la «longueur». Puis on les met en situation au bord du sautoir, sur une grande table, pour retomber sur le tapis avec un peu de hauteur. Cela le permet d’imaginer les sensations. On dit qu’il faut trois séances avant d’aller sur le sautoir mais on a pris notre temps. Depuis la cinquième séance, nos jeunes sautent normalement. Ce qui n’empêche pas de travailler plein de choses en parallèle : le port de la perche, la course avec perche… Au final, sur une séance d’1 h 45, on ne saute que la moitié du temps. Le reste, c’est de la répétition de gestes et du perfectionnement de la technique.»

Les jeunes perchistes en herbe s’éclatent et s’enrichissent de l’expérience de leurs professeurs.

Au départ, personne ne savait qui était Nicolas. Mais il a fait les JO en 2004, nous n’étions pas nés (rires). C’est vrai que c’est un bon exemple de quelqu’un qui a commencé comme eux et qui a terminé aux Jeux Olympiques.

Un héritage que Philippe Collet cultive en ramenant aussi ses deux fils, Mathieu et Thibaut, qui font aujourd’hui partie des meilleurs perchistes français. Passé, présent et futur : les générations se mêlent, les champions se croisent. Et la perche grenobloise a de beaux jours devant elle.

informationRenseignements divers
courrielhttps://www.asptt-grenoble.eagrenoble38.fr/

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