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BDL, FCG, GF38 : de belles promesses d’avenir

Des montées, des titres, des accessits… Quelques déceptions aussi, mais surtout beaucoup de bonheur. Les Brûleurs de Loups, le FC Grenoble Rugby et Grenoble Foot 38 ont vécu une saison 2017-2018 riche en émotions et en succès. Et le meilleur reste à venir pour ces trois clubs qui font de la formation un axe prioritaire de leur développement.

C’est fait ! Sept ans après, Grenoble a fait son retour dans le foot professionnel ! Une Ligue 2 qui était l’objectif principal du club, mais pas une fin en soi. Le manager général du GF38, Max Marty, confirme :

 On ne pense qu’à l’avenir. On est heureux d’être revenus dans ce monde pro, mais on voit cela comme quelque chose de logique. C’était plus facile de le faire à Grenoble que dans d’autres clubs.

Désormais, la volonté est déjà de pérenniser l’équipe fanion à haut niveau.

« La Ligue 1 ? Elle est bien sûr dans les têtes. Quand on est sportif, on est compétiteur. Personnellement, le jour où je n’aurai plus cette envie d’aller chercher plus, j’arrêterai. Mais, aujourd’hui, il faut rester humble. Si on finit dans le Top 10 cette saison, compte tenu de nos moyens (Grenoble a un des plus petits budgets de la division, N.D.L.R.) et de notre effectif, c’est que notre staff aura bien travaillé», ajoute-t-il.

Le GF38 retrouve des couleurs. ©Julien Diaferia

 

Du côté des jeunes et des filles aussi

Pour le manager général, c’est grâce à un travail en direction des jeunes que se posera la « dernière pierre à l’édifice ». Celle qui permettra au GF38 de poursuivre sa quête des sommets :

On reste fragiles, assujettis à des réussites de recrutement. La construction d’un centre d’entraînement et de formation est au cœur de notre projet. C’est le chantier de demain, mais on a encore besoin de faire comprendre son importance. Une fois qu’on aura cet outil performant, exemplaire et innovant, on pourra dire que le club peut durer, qu’il sera suffisamment solide pour passer des mauvais moments.

La section féminine n’est pas oubliée. « On a déjà 70 filles, on pourrait en avoir 200. La pratique est en train d’exploser. Notre objectif est multiple: là aussi pouvoir travailler sur la formation, avec des structures réservées aux filles, mais aussi travailler auprès des partenaires et faire comprendre que le foot féminin est un spectacle à part entière», explique Max Marty.

Pour l’équipe fanion, qui évolue en D2 et qui a reçu le renfort de Sandrine Brétigny, internationale française et multiple championne d’Europe avec Lyon, l’ambition sera d’enfin rejoindre l’élite, malgré une concurrence très relevée.

Juste avant que Grenoble n’accueille des matchs de la coupe du monde féminine, le symbole pourrait être parfait.

Heureux rebondissement du FCG. ©Metro sport

Amazones et FCG au sommet

2018 a été l’année de tous les succès pour le rugby grenoblois. Chez les hommes, le FCG n’aura finalement passé qu’un an dans l’antichambre de l’élite avant de retrouver le Top 14.

Chez les femmes, les Amazones sont devenues championnes de France de D2 et accèdent elles aussi en élite. Le défi pour les deux formations va être désormais d’essayer de se stabiliser au sommet du rugby français.

« Pour nous, l’objectif, c’est le maintien », convient Manu Pellorce. Selon le manager des Amazones, « ce sera aussi le moyen de voir jusqu’où on peut aller ».

Si Grenoble a recruté quelques éléments extérieurs, il comptera avant tout sur des joueuses du cru pour se stabiliser en élite :

On a 76 seniors, 70 cadettes. L’image du rugby féminin s’améliore, la pratique se démocratise aussi. Aujourd’hui on a moins de mamans réfractaires à envoyer leur fille au rugby. Les matchs internationaux accueillis au Stade des Alpes ont montré qu’il y avait un fort engouement. La prochaine étape sera d’attirer les jeunes filles dès l’école de rugby, surtout composée de garçons actuellement.

Chez les hommes, c’est aussi la formation qui est au cœur du projet. Les Cordin, Guillemin, Capelli, Geraci, Fourcade, Berruyer : ils ont tous moins de 22 ans et sont issus du centre de formation du FCG.

Ils ont explosé l’an passé et sont sous contrat pour encore quelques saisons. On connaît toutefois la difficulté pour un jeune joueur d’exister en Top 14.

C’est sans doute là que se situe la clé du futur du club alpin : continuer à faire progresser ces jeunes pousses, tout en parvenant à se maintenir dans « le meilleur championnat du monde», où l’expérience est une vertu qui compte.

Les BDL dans le feu de l’action la dernière saison. ©Philippe Durbet

Les BDL veulent aller chercher le titre

Une saison sans titre est devenue synonyme de déception chez les Brûleurs de Loups. Et c’est finalement bon signe que les attentes soient aussi élevées autour du club de hockey sur glace grenoblois.

Le président du club, Jacques Reboh, se réjouit d’ailleurs :

On a remis Grenoble à sa place. Après la coupe de France il y a deux saisons, nous aurions aimé remporter le championnat l’an dernier mais on a échoué en finale, ­après une saison excellente. C’est une déception, nous voulions rapporter la coupe à Grenoble, mais cela nous motive encore plus pour la suite. Quand je suis arrivé, j’ai dit que je voulais le titre dans les trois ans qui viennent. On va attaquer la troisième saison…

Pas de titre en senior encore, mais les BDL ont en revanche tout raflé, ou presque, chez les jeunes. Ce qui est devenu une habitude ces dernières saisons et « une très grande fierté » pour le président grenoblois.

Les Brûleurs de Loups souhaitent d’ailleurs s’appuyer sur cette jeunesse pour construire leur futur.

« Dès cette saison nous avons laissé trois places supplémentaires dans l’effectif pour pouvoir intégrer nos jeunes. C’est un signal fort que nous leur envoyons : travaillez, soyez à l’écoute et vous aurez votre chance.», ajoute-t-il.

Prendre du plaisir

De là à voir une équipe 100 % grenobloise d’ici quelques années ?

 Ce n’est pas utopique, je dirais même que c’est la tendance, même si le 100 % restera toujours difficile à mettre en place. En tout cas, c’est quelque chose vers quoi nous souhaitons tendre et que nous travaillons déjà avec des systèmes de jeu adoptés par les équipes jeunes pour avoir des profils pouvant s’intégrer plus facilement.

Quant aux BDELLES, l’équipe féminine du club, dont nous vous avons déjà parlé dans GreMag, elles seront toujours bien là, avec une trentaine de joueuses prêtes à en découdre tous les week-ends. Animées par une double ambition : poursuivre leurs progrès et continuer à prendre du plaisir.

informationRenseignements divers
courrielhttp://fcgrugby.com/fr/
courrielhttps://www.gf38.fr
courrielhttp://www.bruleursdeloups.fr

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