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Budget participatif 2015

Berges de l’Isère : un site d’escalade à faible hauteur

En contre-bas du quai de France, à hauteur du Jardin des Dauphins, un mur d’escalade est mis à la disposition des usagers des berges de l’Isère depuis fin 2016. Stéphane Lathuilière, amateur de grimpe, a porté le projet à la première édition du budget participatif aux côtés d’Olivier Rebuffet, porteur du projet de continuité des berges.

Stéphane Lathuilière, amateur de grimpe et porteur du projet. © Auriane Poillet

Les berges de l’Isère traversent le nord de Grenoble de Saint-Martin-d’Hères à Saint-Egrève. A mi-chemin, au niveau du Jardin des Dauphins, un mur a été aménagé en un site d’escalade à faible hauteur accessible aux usagers des berges.

Plusieurs centaines de prises ont été fixées sur ce mur d’une vingtaine de mètres. Un sol aux normes des aires de jeux a été posé à sa base et une barrière de sécurité installée entre le mur et la piste cyclable.  Budget : 53 000 €.

Investi par les familles en été

C’est Stéphane Lathuilière, amateur d’escalade, qui a porté le projet lors de la première édition du budget participatif en 2015 aux côtés d’Olivier Rebuffet, porteur du projet de continuité des berges. Les deux hommes se sont associés afin de maximiser leurs chances de devenir lauréat.

« Je grimpe occasionnellement avec des amis et j’ai trouvé l’idée sympa de pouvoir grimper au bord de l’Isère », explique-t-il.

Inauguré le 8 octobre 2016, le mur est régulièrement utilisé par des familles à la saison estivale. Le porteur de projet apporte quelques bémols quant à la réalisation du site d’escalade.

« Je ne suis pas convaincu par ce type de sol », remarque Stéphane Lathuilière. « L’escalade est un sport nature à la base donc on aurait pu laisser de l’herbe ! »

Le mur d’escalade lors de son inauguration, le 8 octobre 2016. © Sylvain Frappat

Il estime aussi que les chevilles destinées à accueillir les prises d’escalade ont mal été posées par l’entreprise en charge de réaliser le mur ; les prises sont donc plus difficiles à fixer. Celles-ci ont d’ailleurs été installées bénévolement par Jean-Christophe Dimanche qui s’est impliqué dans le projet peu après les premières votations.

Stéphane Lathuilière regrette que le mur ait été vandalisé. « Même si c’est un moyen d’expression, c’est dommage qu’il ait été tagué car on perd le côté sympathique pour les enfants ».

Hormis le nettoyage du site par le service des espaces verts de la Ville, le mur ne nécessite aucun entretien particulier. « C’était l’une des contraintes lors de la réflexion autour du projet », ajoute-t-il.

Le porteur de projet reste satisfait :

Finalement on a réussi à aboutir à quelque chose qui ait une bonne longueur. A part les tags, le site reste très propre, même si au départ j’étais inquiet sur le fait que l’espace soit très vite sali !