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Quartier

Bouchayer-Viallet

Ils vivent ou travaillent à Bouchayer-Viallet. Pour certains depuis des décennies, pour d’autres depuis peu. Entre coups de cœur et coups de gueule, ils partagent ici leur vision de ce quartier en pleine mutation.

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Annie Dos Santos

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70 ans • Ancienne aide-soignante auprès de personnes âgées dans le quartier • Habite le quartier depuis 48 ans • Bénévole au club senior de la MDH Chorier, à l’ASTA et dans une association de ski fond.

« J’aimais autrefois le quartier, avec l’odeur du chocolat de l’usine Cémoi et l’activité des travailleurs ! Cela donnait un sens. Aujourd’hui, le quartier n’a plus rien à voir mais reste agréable et bien aménagé. Je regrette qu’il n’y ait pas plus de verdure, mais ça va venir !
J’aime aussi les petits endroits où l’on peut se rencontrer. La Salle rouge, que j’ai louée trois fois, est très grande et très agréable. J’ai découvert un lieu étonnant, un atelier culinaire, « Et toque », où l’on peut manger. Je suis d’un certain âge, je n’ai pas vraiment besoin d’apprendre la cuisine, mais j’y retournerai…
Quel dommage que ce soit si sale devant Le Magasin, avec tous ces mégots de cigarettes par terre ! Et cet immeuble vert de la Pizzeria, je trouve cela horrible ! Dernier petit bémol : le square des Fusillés. Le jardin est magnifique mais le problème, c’est que l’espace pour enfants est très vite à l’ombre. Ce sont des mamans qui me l’ont dit. Il n’y a pas non plus assez de panneaux d’informations pour s’y retrouver, dans ce quartier ! »

 

Éric Pinard

Eric Pinard

 

47 ans • L’un des 3 fondateurs d’Espace Vertical • Depuis 2008 à Bouchayer-Viallet • 960 adhérents à l’année et 13 salariés • www.espacevertical.com

« Je suis fier de ma salle d’escalade. J’aime l’idée qu’elle soit issue d’un travail de réhabilitation d’un patrimoine ancien. Tous les gens qui emménagent sur le quartier, ou qui y travaillent, passent ici par curiosité, et souvent reviennent pour pratiquer l’escalade. On a beaucoup d’enfants du quartier qui font de l’escalade.

J’aime aussi l’évolution du quartier, c’est évident ! Une friche pas du tout utilisée, un CNAC pas mis en valeur… Et aujourd’hui, quand on voit la Belle Électrique, le square des Fusillés très vert, très utilisé, et toute l’allée qui arrive jusqu’ici, les petites terrasses de cafés… Ce sont des endroits hyperprivilégiés.

Par contre, un point vraiment négatif : le coût de l’emplacement de parking pour les petites entreprises comme la nôtre. On se gare à deux, trois kilomètres d’ici. D’accord, il faut sortir les voitures de Grenoble, mais je trouve dommage qu’il n’y ait pas un vrai grand parking relais à proximité. Dernier « je n’aime pas » : l’aménagement de la voirie, toujours pas finie, à côté de la salle d’escalade ! »

 

Frédéric Lapierre

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37 ans • Directeur de MixLab, qui gère la Belle Électrique • Depuis janvier 2013 à Bouchayer-Viallet • 6 salariés • www.la-belle-electrique.com

« On se trouve dans un quartier en pleine mutation où l’offre culturelle est riche. Je souhaite donc contribuer à le faire vivre, d’autant que la Belle Électrique est un lieu ouvert sur l’esplanade André Farcy, avec sa grande verrière qui invite à venir voir ce qu’il s’y passe. On travaille à tisser des liens avec les habitants, lors des goûters au Magasin par exemple.

On a même fait du porte-à-porte pour inviter nos voisins à notre festival « Jour et Nuit » en septembre, car plusieurs animations se déroulaient sur le parvis pour la clôture. Ce jour-là, comme le réseau associatif est très dense sur le quartier, un parcours « portes ouvertes » était organisé dans les associations voisines.
Une autre caractéristique du quartier est, à mon avis, son ouverture sur la ville, car il est facilement accessible en tram, ce qui sera positif pour nous quand la salle ouvrira. Mais on veille à bien intégrer notre activité dans le voisinage ! On participe régulièrement à des réunions avec l’Union de quartier, la Ville, la police… pour dialoguer sur la gestion des flux de public lors des sorties tardives et trouver des solutions communes. »

 

Jean-François Mirallès

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50 ans • Co-directeur de Cap Berriat • Depuis 1997 à Bouchayer-Viallet •
14 salariés • 120 associations hébergées • cap-berriat.com

« On est installés dans le quartier depuis près de vingt ans et on vit sa rénovation au quotidien. On a connu plusieurs déménagements. Avant d’être ici, on était dans un préfabriqué, ce n’était pas l’idéal ! Maintenant on espère être relogés dans l’ancien bâtiment du Brise-Glace, dont la rénovation tarde un peu : ça devait être 2015, maintenant on parle de 2016… On s’est battus pour pouvoir rester sur le quartier car on a un lien fort avec lui !

À Bouchayer-Viallet, ce qui est extraordinaire, c’est la mixité entre habitants, associations et entreprises. Cap Berriat abrite ou met à disposition des locaux pour 120 associations qui ont toutes une action de proximité. Pour se faire connaître des habitants, elles proposent régulièrement des rendez-vous avec musique, barbecue, pétanque…

Et des projets se montent avec les structures voisines, qui sont nombreuses : les Barbarins, Man’Art, MixLab etc. Aujourd’hui, l’objectif est d’impliquer aussi les entreprises car beaucoup sont attachées à soutenir des actions liées au quartier. On souhaite par exemple développer un fonds de financement pour la création culturelle. C’est ce qu’on va travailler ensemble. Tout est encore à inventer ! »

 

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