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croquis de quartiers

Championnet

Des boutiques de création artisanale, des commerces nombreux et variés : Championnet s’impose comme un quartier vivant et accessible, grâce à la proximité du centre-ville et aux transports en commun.

© Emdé

 

Sandrine Gourin. © Sylvain Frappat

« On a beaucoup de bars et de restos très sympas »

Formatrice en urbanisme, Sandrine Gourin, 45 ans, habite le quartier avec son mari et leurs deux filles depuis sept ans

« Toute la famille se sent très bien ici : il y a une vraie vie de quartier, on se salue dans la rue, on se connaît… On peut faire toutes les courses sur place et mes filles font de la couture et de la peinture sur faïence chez les artisans du coin. On a beaucoup de restos et de bars très sympas sans que cela n’entraîne de nuisances sonores et j’apprécie vraiment l’accessibilité du quartier qui est à la confluence de toutes les dessertes bus et tram, si bien qu’on n’a pas de voiture.

Pour les futurs aménagements, je suis favorable à une plus grande présence des piétons et des deux-roues. J’aimerais aussi moins de voitures pour la qualité de l’air. J’ai suivi les réunions de concertation et j’ai trouvé les échanges constructifs. Quant à la place Championnet, j’aimerais qu’elle soit végétalisée et plus ouverte afin qu’on puisse se l’approprier pour des fêtes, des pique-niques… »

 

Jérôme Catz. © Alain Fischer

« Il y a peu de places de stationnement et c’est très bien »

Jérôme Catz a ouvert le centre d’art Spacejunk en 2003

« J’ai choisi Championnet pour être le plus proche possible de l’hyper-centre car on s’adresse surtout aux jeunes et il fallait qu’on puisse venir facilement à pied ou en tram. À l’époque c’était déjà un quartier culturel avec des galeries d’art et Le Club, un chouette cinéma d’art et d’essai !
Depuis 2015, en lien avec le festival qu’on organise, une trentaine d’œuvres de street art ont été réalisées par des artistes locaux ou internationaux dans une grande variété de styles et de techniques.

Le quartier s’y prête : on n’est pas en zone sauvegardée et la population est jeune, plutôt bobo, avec des gens ouverts. C’est aussi un endroit dynamique et très commerçant. Il y a peu de places de stationnement et c’est très bien : c’est le seul moyen pour que les gens changent leurs habitudes ! D’ailleurs, on est nombreux à circuler à vélo, et à mon avis il faudrait plutôt rajouter des arceaux pour les garer. »

 

Sebastian Paz. © Sylvain Frappat

« Ce qui est compliqué, c’est le stationnement, surtout le soir »

Chef de projet informatique de 42 ans, Sébastien Paz vit dans le quartier avec ses deux enfants

« J’habite Championnet depuis 1992 et j’y suis très attaché car il y a toujours eu une super ambiance ! On se croirait dans un village, tout le monde se connaît et c’est très vivant avec les bistrots, les restos, les petits commerces où l’on trouve de tout…

Avec les enfants, on va souvent au parc de la caserne de Bonne pour jouer au foot ou faire du vélo, on fréquente la piscine l’été et on aime venir pour le vide-greniers ou le festival de street art qui propose des réalisations de fresques en direct.

Ce qui est compliqué, c’est le stationnement, surtout le soir, et je regrette qu’il n’y ait pas de parking à proximité. Malgré ça, la piétonnisation des petites rues ne me dérangerait pas : ce serait plus agréable quand on est en terrasse ou pour se balader. Et c’est une bonne idée de repenser la place Championnet, car en l’état elle n’apporte rien : il faudrait l’embellir et ajouter un peu de verdure. »

 

Maria Vitale. © Sylvain Frappat

« Beaucoup d’artisans et de boutiques indépendantes »

Créatrice textile âgée de 41 ans, Maria Vitale est gérante de la Corde à Linge depuis 2010

« Je vends des vêtements, des accessoires, de la déco… Et je donne aussi des cours de couture. Mes clients viennent de toute l’agglo mais je ne suis pas inquiète d’une éventuelle piétonnisation. À l’époque de la dématérialisation des achats, c’est à nous de faire en sorte d’être attractifs en proposant des choses nouvelles et en nous recentrant sur l’humain.

Tous les ans, j’organise le marché des créateurs car le quartier s’y prête. Depuis une dizaine d’années, il y a beaucoup d’artisans et de boutiques indépendantes comme Jeux du Monde, la librairie Les Modernes… ainsi que des petits restos pour se retrouver et papoter. Je m’occupe aussi des deux vide-greniers annuels, qui créent une vraie animation.

La population est plutôt jeune et les habitants viennent en famille. L’espace public redevient à nous, il n’y a pas de voitures et on pique-nique dans la rue. »

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