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Christine Garnier « Une ville accessible profite à tous les Grenoblois »

De l’aménagement programmé des bâtiments publics à la prochaine édition du Mois de l’accessibilité en passant par l’inclusion de tous dans la vie de la cité, Christine Garnier, conseillère délégué à l’accessibilité, revient pour nous sur la démarche de la municipalité en direction des personnes en situation de handicap.

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Comment la Ville travaille-t-elle à rendre Grenoble toujours plus accessible ?

Nous sommes en train de mettre en place un Agenda d’accessibilité programmée (ADAP) pour répondre à la loi de 2014 sur l’accessibilité des lieux publics. Ce programme, qui va s’échelonner sur neuf ans, sera voté au conseil municipal en septembre 2015. Il concerne tous les équipements y compris culturels : bibliothèques, salles de spectacles et MJC.

Sur les bibliothèques on est déjà bien avancé même s’il reste encore des choses à améliorer. Et, en général, pour la culture on est à 40 % de bâtiments accessibles à tout type de handicap : personnes à mobilité réduite (PMR), déficients visuels et auditifs, handicap psychique. Cet Agenda s’élabore en concertation avec les personnes handicapées, notamment les membres de la Commission accessibilité, ainsi que les personnes âgées et les associations d’habitants. Cette question concerne tout le monde et il faut prendre en compte les problématiques de chacun.

Le personnel municipal est-il sensibilisé à la question du handicap ?

Oui, grâce à une formation des agents d’accueil qui a été lancée au printemps dernier. Elle a d’abord concerné l’Hôtel de Ville puis l’ensemble des structures. Par exemple, les MJC, où il s’agit à la fois d’accueillir au mieux les enfants en situation de handicap, mais aussi de les inclure dans les activités avec les enfants valides. Pour ces derniers c’est important si l’on veut changer leur regard de futur adulte sur le handicap.

Le sport est aussi concerné. Par exemple, les maîtres nageurs ont reçu une formation pour la mise à l’eau des PMR. L’objectif est de savoir s’adapter car chaque handicap est différent et demande une réponse personnalisée.

L’accessibilité est donc une priorité…

Je dirais même que c’est une évidence quand on a un projet qui s’appelle Une Ville pour Tous. D’autant qu’une ville accessible profite à tous les Grenoblois : les jeunes enfants qui ne savent pas lire, les seniors malentendants ou ayant du mal à se déplacer, les personnes qui ne parlent pas ou ne lisent pas le français…

Et l’accès aux cultures doit vraiment être pour tous sans discrimination. En effet, les cultures ne sont pas un simple à-côté qui serait superflu ou inutile. C’est ce qui fait notre humanité et les personnes handicapées sont comme les autres : elles aiment danser, écouter de la musique, assister ou participer avec d’autres à des activités culturelles.

C’est la raison pour laquelle la municipalité reconduit le Mois de l’accessibilité ?

Oui, car depuis sept ans, il permet d’organiser des rencontres pour de nombreuses associations et familles, des animations en inclusion avec les personnes valides, et aussi de rendre visibles toutes les actions menées par les personnes handicapées : danse, musique… Les conférences aident à mieux comprendre : c’est une invitation à changer de regard pour considérer chaque personne au-delà de son éventuel handicap.

Cette année, l’accent est mis sur l’emploi qui représente une vraie difficulté : le taux de chômage est deux fois plus important chez les personnes handicapées, alors qu’elles ont de bonnes formations et un taux d’absentéisme très faible en raison de leur grande motivation ! C’est donc important de sensibiliser chacun, et notamment les employeurs, à cette question.

Pièces jointes:
Programme Mois de l'accessibilité 2015

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