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agriculture urbaine

Cultivons le toit de la Casemate !

Un jardin potager de 300 m2 a vu le jour sur la toiture de la Casemate, place Saint-Laurent, grâce à un partenariat entre ce centre de culture scientifique et l’association Cultivons nos toits !, qui s’engage à promouvoir l’agriculture urbaine en hauteur.

L’éclosion de ce toit-jardin sur le bâtiment de la Casemate (Centre de culture scientifique, technique et industrielle, CCSTI) est le fruit d’une collaboration entre deux structures. D’un côté, la Casemate, qui développe depuis l’an dernier un projet de BioLab : un laboratoire d’expérimentation autour du vivant, intégrant la thématique de l’agriculture urbaine. Et de l’autre, l’association Cultivons nos toits ! qui souhaite favoriser la production maraîchère citadine et encourager l’autonomie alimentaire.

« Notre logique est de cultiver les toits des constructions qui grignotent peu à peu les terres agricoles », explique Lucas Courgeon, ingénieur en environnement et membre de l’association. Ainsi, les plantations coiffent les trois-quarts du toit, investissant plusieurs types de jardinières et un mur-jardin, grâce à des techniques de jardinage écologique faisant écho à la culture scientifique du lieu.

Au moment venu de la récolte, celle-ci sera valorisée de différentes manières, en cours de définition : des ateliers culinaires, la composition des paniers solidaires du CCAS, gérés par l’épicerie solidaire Épisol, et des liens avec les restaurateurs et habitants du quartier.

informationRenseignements divers
courrielhttp://cultivonsnostoits.org/
courriel cnostoits@gmail.com

Qu’est-ce que l’association Cultivons nos Toits ?

Favoriser la production alimentaire locale, cultiver les espaces utilisables tels que les toitures plates, sensibiliser au jardinage écologique et à l’autoconstruction, tels sont les objectifs défendus par l’association Cultivons nos toits, dans un état d’esprit participatif et expérimental.

À la recherche de toits nourriciers

Créée en 2014, l’association compte aujourd’hui sept membres investis quotidiennement pour son développement. Ces derniers s’attellent à recenser les surfaces de toits disponibles dans l’agglomération urbaine grenobloise. À titre d’exemple, elle affirme que les communes de Saint-Martin-d’Hères et Grenoble disposent de 170 hectares potentiels récupérables !
« Nous défendons l’accès à l’autonomie alimentaire sous des formes diverses, que ce soit pour sa production personnelle, dans son propre jardin, ou plus globalement à l’échelle d’une ville. L’idée principale est de relocaliser la production de nourriture proche de chez nous. Quand on sait que la Ville de Paris n’a que trois jours d’autonomie si une panne des transports de marchandises devait survenir, nous souhaitons préparer la transition vers un modèle où nous serions plus autonomes », explique Lucas, membre de l’association.

Tester le jardinage écologique en étages

Les membres de Cultivons nos toits traduisent leurs intentions notamment à travers un projet de jardin expérimental et pédagogique à Vif, dans le sud de Grenoble, aménagé selon les principes de la permaculture, cette méthode d’agriculture durable inspirée de l’écologie naturelle.
Et sur ce terrain de jeux de 300 m2, les idées naissent à mesure que poussent les graines. Grâce à des animations pédagogiques et scolaires ouvertes sur le quartier dans lequel le jardin est implanté, chacun peut tester les différents types et modules de cultures, adaptés à la particularité de cette pratique hors-sol.  « Nous avons finalement aménagé un jardin-forêt, avec de la culture d’arbres et de légumes », précise Lucas. Une autre étape en cours est d’investir le toit de la Casemate, place Saint-Laurent !

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