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3 questions à Eric Piolle

« Élargir, embellir et végétaliser le cœur de Grenoble, c’est bon pour le commerce de ville, bon pour la qualité de l’air et bon pour le patrimoine ! »

Grenoble entame sa métamorphose : le cœur de Grenoble se transforme. Pourquoi ces chantiers ?

La Bastille et les quais de l’Isère, les rues piétonnes et immeubles colorés, les places et les terrasses, les trams et les jardins : le cœur de Grenoble est l’emblème du territoire ! Il est le patrimoine des Grenobloises et des Grenoblois, de tous les quartiers : tous y viennent se rencontrer, étudier, travailler, consommer, se cultiver, etc.

Il est également la destination privilégiée des 680 000 habitants du bassin de vie et des touristes. Néanmoins, en plus d’être à l’étroit autour du magnifique cœur historique, notre centre-ville accumulait les nuisances : fragmenté, pollué, embouteillé, peu végétalisé, avec un patrimoine exceptionnel mais sous valorisé. Les Grenobloises et les Grenoblois doivent pouvoir être fiers de leur ville !

À quoi ressemblera demain le cœur de Grenoble ?

Notre défi est celui du bien vivre au quotidien… dans la troisième ville la plus dense de France ! Il faut décloisonner, apaiser et relier entre eux les « îlots fragmentés » de Grenoble : du Cularo historique à l’Île verte, de la Caserne de Bonne-Championnet à Saint-Bruno, de la future Presqu’île et la nouvelle Esplanade au quartier Flaubert qui se transforme, au sud.

Il est essentiel de poursuivre les piétonnisations démarrées par le maire Dubedout il y a quarante ans, pour un meilleur partage de l’espace public entre piétons, cyclistes, automobiles, transports en commun, etc. : la démarche Cœurs de ville, Cœurs de Métropole offre cela. Élargir, embellir et végétaliser le cœur de Grenoble, c’est bon pour le commerce de ville, bon pour la qualité de l’air et bon pour le patrimoine !

Que répondez-vous à ceux qui disent que la « ville durable » est une ville qui exclut et qui ne s’adresse pas à l’ensemble de la population, notamment aux plus fragiles ?

La ville durable doit l’être dans tous les domaines. C’est une ville respirable : la pollution de l’air tue trois Grenoblois chaque semaine (Inserm) et cela touche en priorité les populations les plus fragiles. Reconquérir notre air est l’affaire de tous.

La ville durable est active car elle favorise le retour des emplois à l’intérieur de la ville là où, hier, tout était fait pour les évacuer à l’extérieur, dans les grandes surfaces. C’est aussi une ville multiculturelle, où il est aisé de se loger : l’encadrement du niveau des loyers est prévu pour 2018 et le taux de logement social (25 %) par quartier sera garanti.

Faire la ville durable, c’est par définition faire la ville pour tous : écouter les femmes, les piétons, les enfants, les personnes âgées, les étudiants, les étrangers, etc. C’est un défi pour notre démocratie locale : chacun doit tenir une part de notre destin commun !

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