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Parcs et jardins

Entre l’Isère et l’hyper-centre, le Jardin de Ville

Passage obligé pour se rendre au fort de la Bastille en téléphérique, le jardin de Ville se place comme le jardin historique de Grenoble et un lieu fort d’animations et de manifestations.

De grands portails, installés en 1770, forment les cinq entrées du Jardin de Ville, enclavé entre des rues piétonnes. Le calme inonde l’espace surplombé par de nombreux platanes, tilleuls et marronniers, héritages de la période où le duc de Lesdiguières a acquit le jardin pour en faire une propriété privée.

Le Jardin de Ville : place centrale de l’hyper-centre

« C’est vraiment le jardin historique de Grenoble », explique Daniel Raffort, technicien de secteur. Situé en plein cœur de l’hyper-centre, le Jardin de Ville est aussi un lieu incontournable pour les touristes comme pour les Grenoblois, un lieu qui forme la jonction entre l’hyper-centre et l’Isère, entre la maison de l’international et le téléphérique de Grenoble.

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Jean-Yves Vandroux, agent de maîtrise, explique :

C’est un jardin multi-usages où des personnes différentes se croisent. Il fait partie d’un cheminement : il y a des gens qui le traversent pour prendre les bulles et des gens qui s’y arrêtent pour manger à midi.

Le Jardin de Ville est aussi à la croisée de différentes institutions, comme une école élémentaire ou le consulat d’Algérie, et de différents publics, comme les adultes ou les enfants. Enfants qui investissent largement l’espace lors des beaux jours pour profiter de la grande aire de jeux installée en 1980 au sein du parc.

Le jardin creux : un jardin dans un jardin

Le parc se compose en différents espaces et rassemble différents styles : la terrasse qui abrite le parking Philipeville, un espace minéral surtout composé de grands platanes, et le jardin creux. Ce dernier accueille l’emblématique statue d’Hercule acquise en 1937 et aujourd’hui remplacée par une copie.

La sculpture, dont une deuxième copie est installée au château de Vizille, est le point central de cet espace. Elle est entourée par quatre bandes de gazon investies par les habitants dès que le soleil printanier pointe le bout de son nez. Cinquante rosiers tige forment une bordure autour de ces grands rectangles verts symétriques qui font de lui un jardin dit « à la française ».

La statue d’Hercule est remplacée aujourd’hui par une copie suite à des dégradations. L’originale est conservée au Musée de Grenoble. ©Alain Fischer / ©Auriane Poillet

Légèrement plus bas que le reste du parc, le jardin creux se distingue par son style et sa classe de gestion ornementale qui nécessite plus de soin de la part du service des Espaces verts que le reste du Jardin de Ville. En été, la pelouse fait l’objet d’un arrosage automatique et doit être tondue toutes les semaines à six centimètres du sol. Les visiteurs déambulent le long des massifs, une haie de troènes et des plantes vivaces.

Jean-Yves Vandroux développe :

Durant l’année, le jardin creux fait l’objet de deux plantations. Des géraniums, des pétunias et des patiences sont plantés pour l’été et des plantes comme les pâquerettes, les pensées ou les myosotis sont plantées pour l’hiver.

Le kiosque à musique : lieu festif dès 1874

Le reste du jardin est surtout composé d’une soixantaine d’arbres, parfois centenaires, et pouvant aller jusqu’à trente mètres de hauteur. Des platanes sont enracinés dans un environnement très minéral et des allées de marronniers et de tilleuls bordent le jardin.

Leurs grandes branches forment un toit au dessus des passants, offrant un espace ombragé lors des fortes chaleurs d’été. Des cafés, dont les terrasses bondées débordent sur le jardin, sont installés rue Montorge et donnent sur la grande aire de jeux installée devant l’école maternelle.

Les platanes qui entourent le kiosque à musique mesurent environ trente mètres de haut. Des câble fixent les branches fragiles avec des branches plus solides afin de sécuriser le Jardin et un filet est tendu au dessus de l’aire de jeux pour récupérer les branches cassées. © Auriane Poillet

Mais le point central de cet espace, reste le kiosque à musique, construit en 1874 et remplacé par l’actuel en 1890. Le kiosque est un lieu de rassemblement pour diverses animations qui ont lieu toute l’année, comme le Cabaret Frappé, qui fête ses 20 ans à l’été 2018, les braderies, les vide-greniers ou le bal du 14 juillet.

Déjà au Moyen-âge, le Jardin de Ville, qui s’appelait alors le « Pré de la trésorerie », était utilisé comme lieu d’événements en accueillant les foires qui ne pouvaient pas se tenir sur la place Grenette.

Privé, réservé aux personnes de « distinction », puis ouvert au public, le Jardin de Ville a évolué à travers les âges, jusqu’à aujourd’hui. Il fut même abandonné pendant l’entre-deux guerres, n’étant plus une priorité pour la municipalité qui l’acquit au début du 18ème siècle.

Il faudra attendre 1980, pour enfin découvrir le jardin que l’on connaît aujourd’hui, avec ses usages, ses modes de gestion et ses animations.

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