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Grenoble à l’heure égyptienne

Jusqu’au 27  janvier 2019, le musée de Grenoble présente une exposition événement : Servir les dieux d’Égypte. Divines adoratrices, chanteuses et prêtres d’Amon à Thèbes. Cette plongée passionnante dans la puissante ville égyptienne il y a 3 000 ans tient le pari de toucher un large public grâce à une approche très vivante et de nombreux rendez-vous pédagogiques ou ludiques, pointus ou décalés. En attendant un relooking total du fonds égyptien du musée à l’horizon 2022…

©Emdé

Cette exposition d’envergure, qui s’étend sur 1 500 m2, s’articule autour de quatre grandes parties dévoilant peu à peu le fonctionnement du temple de Karnak (situé à Thèbes, actuelle Louxor) à un moment particulier de son histoire.

Dès l’entrée, le décor est planté pour replacer la collection dans son époque tout en expliquant l’origine du fonds grenoblois, qui provient essentiellement de fouilles archéologiques réalisées à Thèbes.

Cercueils et objets funéraires, mais aussi fresque chronologique et grandes photos murales constituent une mise en contexte simple et efficace pour entrer dans le vif du sujet.

Un regard inédit

C’est chose faite dans la deuxième salle avec une visite de la nécropole abritant les tombeaux des membres du clergé. Papyrus colorés, stèles et mobilier funéraire se font le reflet de la société du temps dans une mise en espace particulièrement dynamique.

©Emdé

La troisième partie conduit dans le temple à la rencontre des prêtres. Là, entre statues monumentales et bijoux ouvragés, on découvre leur quotidien, combinant activités rituelles mais aussi politiques, économiques ou administratives.

Enfin, la dernière partie met en lumière le rôle très important des prêtresses dans le temple d’Amon. Ce regard inédit sur les femmes s’appuie sur une présentation elle aussi très novatrice qui permet par exemple de les suivre dans leurs rituels grâce à la reconstitution grandeur nature d’une chapelle.

On l’aura compris, la belle réussite de ce parcours est de nous faire comprendre cette société et comment vivaient ces personnes il y a 3 000 ans. Ceci grâce à une scénographie fluide, une organisation des espaces astucieuse et pédagogique qui égrène juste ce qu’il faut de repères explicatifs.

Sans oublier la grande variété des pièces exposées, qui offre un panorama éblouissant de la richesse de cette civilisation. Pour mieux accompagner le visiteur, un audioguide, une appli mobile et un carnet de visite gratuit pour les enfants sont disponibles.

informationRenseignements divers
Au musée de Grenoble jusqu’au 27  janvier, tous les jours sauf mardi de 10  heures à 18h30. Tarifs : 8-10 €, gratuit pour les - de 26 ans et pour tous le premier dimanche du mois. Infos : 04 76 63 44 44 - www.museedegrenoble.fr
- Audioguide : 3 €
-Application mobile (disponible sur App store et Google play) : 1,99€

La collection s’offre une nouvelle jeunesse

Entre Grenoble et l’Egypte, c’est une longue histoire ! En effet, si le musée possède cette collection remarquable, c’est que dès la fin du XVIIIe siècle, une véritable vague d’égyptomania souffle sur la capitale des Alpes.

De nombreux particuliers vont alors acquérir quantité de pièces rapportées d’Egypte, qui prendront au siècle suivant le chemin des collections municipales. Champollion en dressera d’ailleurs le premier descriptif dans les années 1810.

Deux cents ans plus tard, au fil des donations successives, le fonds grenoblois représente la troisième collection d’antiquités égyptiennes en région. A l’origine de l’expo, ce fonds fera prochainement l’objet d’une réactualisation complète de sa présentation dans les collections permanentes.

Une renaissance pour favoriser son accessibilité et sa diffusion en direction de tous les publics qui s’effectuera en lien avec le musée du Louvre à l’occasion du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion en 2022.

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