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Installations immersives

Direction les Caraïbes avec les artistes Minia Biabiany et Álvaro Barrios au Magasin des Horizons. Ils nous proposent deux expositions aux antipodes d’une vision « carte postale », mais qui questionnent le monde d’aujourd’hui en s’adressant à nos sens.

Des racines et des ailes

©Camille Olivieri

Avec J’ai tué le papillon dans mon oreille, Minia Biabiany interroge avec subtilité la notion d’identité face au colonialisme.

Confectionnant ses pièces à partir de matériaux pauvres ou issus de pratiques vernaculaires, cette artiste guadeloupéenne nous embarque une traversée sonore et physique vers un au-delà, celui de son archipel : la Caraïbe. Volontairement organiques, ses installations mêlent paroles et sons de ralliement de conques de lambis, dont la répétition nous entraîne tel un refrain.

Un travail qui s’appuie aussi sur des formes faites de liens entre objets, végétaux et des représentations symboliques détournées. S’intéressant au tissage et au tressage pour repenser les structures de la narration mais aussi du colonialisme présent et passé, Minia Biabiany invite à sentir mais aussi à penser autrement.

Regret d’un oubli de sa propre terre et désir de donner un souffle nouveau aux récits ancestraux, telles sont les pistes de réflexion esquissée par cette jeune plasticienne à travers cette expo sensible et poétique.

Graphisme engagé

©CamilleOlivieri

À travers El Mar de Cristóbal Colón (la mer de Christophe Colomb), Álvaro Barrios dénonce la conquête des Caraïbes.

Autant connu pour sa pratique de plasticien et photographe que pour celle de dessinateur de bande dessinée, le célèbre artiste colombien Álvaro Barrios entend ici nous rappeler que la mer des Caraïbes a d’abord été cartographiée par l’homme occidental.

Réalisées avec de l’encre bleue au recto et rouge vif au verso, ses immenses sérigraphies se déploient au plafond, agrandissant les cartes marines quadrillées installées sur les murs. Autant de façons de figurer le massacre des populations autochtones, ainsi que l’exploitation des populations africaines réduites en esclavage.

Une expo brute et sans fioriture, où l’art conceptuel se conjugue à l’engagement humaniste.

informationRenseignements divers
J’ai tué le papillon dans mon oreille de Minia Biabiany et El Mar de Cristóbal Colón. Magasin des Horizons jusqu’au 26  juillet. Du mardi au vendredi : de 13h à 19h. Le samedi et dimanche : de 14h à 19h. Entrée : prix libre.
courrielhttp://www.magasin-cnac.org

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