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7e art

Le cinéma dans tous ses états

En novembre et décembre, le septième art est à l’honneur avec pas moins de sept festivals de cinéma à découvrir à Grenoble, illustrant une vitalité continue tout au long de l’année.

©Mip Pava

De janvier à décembre, pas moins de quinze festivals de ciné se succèdent dans la capitale des Alpes. Organisés en grande majorité par des associations, ils s’inscrivent dans une belle variété de genres comme en attestent leurs noms : Les Maudits films, Voir Ensemble, Festival de cinéma espagnol et latino-américain, Narkolepsy, Rencontres du film ethnographique

Une complicité de longue date

Une richesse qui témoigne de liens très forts qui unissent depuis longtemps Grenoble et le cinéma. Dès les années soixante, elle est le berceau d’initiatives fondatrices : création de la Cinémathèque, installation des premières salles d’art et d’essai s’appuyant sur un réseau de ciné-clubs…

Au fil des décennies, la Ville participe à la structuration du secteur, notamment par le biais de conventions avec les associations : Ligue de l’enseignement, Maison de l’Image… jusqu’au soutien à l’implantation du cinéma le Méliès dans le quartier de Bonne en 2012.

Aujourd’hui, la politique d’accompagnement se poursuit. La Ville subventionne la grande majorité de ces événements, accueille des séances de projection dans les bibliothèques, le cinéma municipal Juliet Berto ou la Maison de l’International, met à disposition du matériel, apporte un soutien à la communication…

En 2016, elle a aussi créé un pôle cinéma associatif : un espace mutualisé pour permettre aux bénévoles d’échanger et de monter des projets communs. Autant d’initiatives pour encourager un dynamisme soutenu aussi par la présence de deux cinémas d’art et d’essai, le Club et le Méliès, qui sont des partenaires forts accueillant chacun des festivals.

Des inédits pour les Grenoblois !

Pas étonnant dès lors que l’offre des festivals soit en constante augmentation : depuis une quinzaine d’années, on a vu apparaître le Tympan dans l’œil, les Rencontres du cinéma italien ou encore les Maudits films.

Le doyen, le Festival du film court, a soufflé ses 41 bougies tandis que les petits nouveaux, l’Indian Film festival et le festival du Film de street art, ont tout juste deux ans.

Des belles opportunités pour les cinéphiles grenoblois qui apprécient le ciné sous toutes les coutures, aiment explorer des cultures ou des genres particuliers… Et découvrent régulièrement des films internationaux qui ne seraient pas diffusés à Grenoble ou en France, puisque nombre de bénévoles assurent eux-mêmes la traduction et le sous-titrage.

Quand on sait que plusieurs associations développent aussi depuis quelques années une programmation toute l’année (Vues d’en face, Dolce cinéma…), on se dit que les multiplexes n’ont qu’à bien se tenir…

Grenoble indian film festival : invitation au voyage

Depuis 2016, l’association Indian Cinema Event fait découvrir aux Grenoblois le 7ème art indien avec une programmation hebdomadaire à la Nef. « Le festival vise à renforcer la visibilité d’un cinéma encore peu connu loin du cliché de cinéma à l’eau de rose lié à Bollywood, note Sonia Rannou, sa directrice. L’Inde est le premier producteur de films au monde et c’est sa grande diversité qu’on met en lumière. »

Cette deuxième édition réunit une quinzaine de films : des comédies musicales bien sûr, mais aussi du cinéma d’art et d’essai, un focus sur le cinéma tamul, des courts-métrages, des documentaires, un hommage à l’actrice Sridevi récemment décédée, une séance jeune public…

Cette invitation à découvrir l’Inde et sa culture s’accompagne de nombreux rendez-vous : ateliers de danse traditionnelle ou de cuisine, conférences….

> Du 27 au 30 décembre à la Nef, tarif : 5 €. Infos : www.indiancinemaevents.com

Également au générique :

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