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Exposition

Florence Gombert-Meurice, passion pharaonique

Florence Gombert-Meurice a conçu l’expo Servir les dieux d’Égypte présentée au musée de Grenoble. Un retour aux sources pour cette Grenobloise, aujourd’hui conservatrice au Louvre, qui a choisi une approche inédite pour mettre l’Égypte antique à la portée de tous.

©Sylvain Frappat

Rencontrer Florence Gombert-Meurice, c’est se laisser embarquer dans un voyage à travers le temps et l’espace ! Car derrière son titre de conservatrice en chef du patrimoine au département des antiquités égyptiennes du musée du Louvre se cache une égyptologue passionnée et passionnante, qui vous transporte sur les bords du Nil il y a trois mille ans en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Férue d’Égypte antique

Pas étonnant quand on sait que Florence est férue d’Égypte antique depuis son plus jeune âge : «  Lors d’une visite scolaire au musée de Grenoble, j’ai eu un vrai flash devant le cercueil de Psammétique ! J’ai compris que cet objet avait appartenu à quelqu’un qui avait vraiment existé il y a des milliers d’années, tout en étant fascinée par le raffinement de cette civilisation. »

Dix ans plus tard, son engouement reste intact et, son bac en poche, elle entame sa formation d’égyptologue à l’école du Louvre et la Sorbonne, suit les cours de « grands maîtres » comme Jean Yoyotte ou de Pascal Vernus et effectue plusieurs voyages en Egypte, notamment sur le site d’Ayn-Manawir près de Louxor. « Partir sur les chantiers archéologiques est indispensable pour mettre en contexte les collections et les comprendre. »

En 2001, elle devient conservatrice puis entre au Louvre en 2008 :

C’est un métier magnifique : on fait de la recherche mais surtout de la médiation et de la sensibilisation. Mon ambition est que le musée soit un lieu de découverte… Et d’épanouissement car on se découvre aussi soi-même.

Une approche humaine et sensible

C’est dans cet esprit de partage qu’elle a imaginé l’expo, en se demandant comment faire avec un public qui n’est pas égyptologue : 

Pour cela, on se concentre sur une période courte, 400 ans, et un lieu unique, Karnak. C’est une approche inhabituelle qui permet d’emmener le visiteur dans un moment particulier de l’Égypte et de rendre sa chair à cette société. En rentrant dans le détail, on comprend comment elle fonctionnait et on va à la rencontre de vrais personnages : les chanteuses, les prêtres…

Très visuelle, conçue avec de nombreux repères pour guider le public, l’expo met en avant une période où l’art se développe particulièrement sur les objets, qui sont d’une rare finesse : « C’est aussi une invitation à faire appel à sa sensibilité. On peut avoir un rapport poétique à ces objets, comprendre non seulement que des civilisations nous ont précédés, mais aussi apprécier toute leur beauté. La civilisation égyptienne est arrivée à un point extraordinaire de sensibilité et de culture et je souhaite que le public ait comme moi cette révélation ! »

Dans cette optique, le cercueil de Psammétique trône en belle place dans l’expo. Peut-être l’occasion de susciter de nouvelles vocations…

informationRenseignements divers
courrielhttp://www.museedegrenoble.fr/1890-servir-les-dieux-egypte.htm

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