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Gabrielle Boulanger

Fouilleuse de rêves urbains

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Elle ne voulait pas d’un parcours classique pour appréhender le monde. Alors, à 25 ans, à la suite d’une école d’art, Gabrielle Boulanger fonde en 2010 le laboratoire archAologie, qu’elle définit comme un «laboratoire d’espaces publics  ». Entre urbanisme, art et sociologie, son objectif est de révéler les rêves des habitants pour leur quartier, grâce à des dispositifs ludiques, créatifs et expérimentaux. « Nous souhaitons intégrer l’imaginaire et la sensibilité des habitants dans nos interventions. Cela manque dans les instances de démocratie participative traditionnelles. »

Peu à peu, les communes lui font confiance. À Fontaine par exemple, les archAologues et les habitants motivés se sont approprié deux places de parking pendant trois mois et les ont transformées en un espace de rencontres. Cette opération a permis de questionner la place de la voiture dans l’espace public de manière très concrète, au moment où la ville repensait son Plan local d’urbanisme.

 

informationRenseignements divers
courrielhttp://laboratoirearchaologie.blogspot.fr/

Pour aller plus loin

Gabrielle Boulanger raconte 3 expériences

Jachère publique à Fontaine

« Au printemps 2010 à Fontaine (38600) deux places de parking ont été mises en Jachère publique près de la place Louis Maisonnat pour une durée de 3 mois. C’est à dire que leur usage n’est plus prédéfini par les habitudes, les autorités mais que l’on peut expérimenter collectivement de nouvelles utilisations de cet espace libéré de la voiture. »

 

Les cartes postales ultra-locales à la Villeneuve d’Echirolles

« Ces cartes postales ultra-locales ont été réalisées entre 2011 et 2012 sur les quartiers de Villeneuve Échirolles, la Viscose et La Luire. Le but était de trouver un dispositif permettant d’aller à la rencontre d’habitant-e-s et de quartiers et de faire un panorama des visions, vécus et utopies du territoire, ceci en amont du chantier participatif de réappropriation d’espace public. Elles ont voyagé dans différents quartiers, ont été lues à des passant-e-s et lors d’événements, suscitant alors discussions et réponses, pour finir sur les étales des bureaux de tabac des quartiers concernés. »

 

Les chantiers publics dans le quartier de La Luire à Echirolles

« Nous récoltons des dessins d’idées d’aménagements de jeux pour enfants, qui sont ensuite interprétés par une personne qui a un savoir-faire technique. Puis pendant 4 mois, une équipe est présente le week-end pour permettre la construction avec les habitant-e-s intéressé-e-s. L’idée n’est pas de construire rapidement une épatante architecture mais plutôt d’ouvrir le temps de fabrication pour ouvrir le temps de socialisation. En effet, plus le temps d’un chantier public sera long, plus il permettra l’existence d’un nouvel espace de disponibilité où il est possible de faire ensemble, de transformer, de discuter, de rencontrer, chacun-e à son rythme. »

 

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