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Grenoble en chemin vers l’autonomie alimentaire

L’agriculture urbaine est intimement liée à la question de l’autonomie alimentaire des villes. A Grenoble, on en est encore loin mais de nombreux acteurs s’engagent pourtant à faire bouger les lignes.

A l’heure actuelle, toutes les initiatives d’agriculture urbaine locales sont loin de pouvoir nourrir les Grenoblois. Pourtant, ces jardins urbains distillent une nouvelle façon de voir les choses et jouent un rôle pédagogique essentiel : faire découvrir ce qu’est un légume frais et sa saisonnalité, interpellant ainsi les citoyens sur leurs habitudes de consommation.

Jardins partagés au Village Olympique. © Sylvain Frappat

Faire réfléchir sur le mode de production des aliments et soutenir les filières locales pour tendre vers la résilience alimentaire, c’est ce que promeut le collectif Autonomie alimentaire de Grenoble, créé en 2016.

« Le collectif a pour vocation d’unir les différents acteurs travaillant sur ces thématiques et mêle citoyens, associations, producteurs. Nous voulons dresser un panorama de toutes les solutions et des retours d’expérience réussis pour s’en inspirer et encourager une alimentation saine, locale et accessible à tous», détaille César Léchémia du collectif Autonomie alimentaire de Grenoble.

« Cela signifie développer et renforcer les circuits courts, protéger les terres agricoles et accompagner les projets locaux, rendre les jardins plus productifs, expérimenter et diagnostiquer le potentiel des espaces cultivables en ville, créer des filières qui intègrent tous les acteurs, de la production à la distribution… »

Selon le collectif, la marge de progression en matière d’accès à une alimentation saine et locale pour tous est réelle. « Tout le monde doit s’engager afin de faire de l’autonomie alimentaire un axe prioritaire. Le collectif se veut être un relais d’actions locales en ce sens, et souhaite accompagner les décideurs qui ont besoin de ressources pour agir et faire de la résilience alimentaire une stratégie de territoire. »

 

La restauration collective comme premier levier

Pour encourager la consommation de produits locaux et soutenir les filières agricoles iséroises, la Ville utilise, quant à elle, certains leviers dont elle dispose. Ainsi, dans les restaurants collectifs municipaux (crèches, écoles, établissements pour personnes âgées, agents municipaux), 50% des composantes sont locales et/ou bio (30% pour le self municipal Clémenceau, 50% pour les écoles grenobloises), les menus sont adaptés aux productions de saison et des repas végétariens sont servis une à deux fois par semaine.

La commande publique est aussi utilisée pour promouvoir les circuits courts : ainsi, lors des cérémonies, le service protocole sert 100% de boissons bio et locales et 100% de produits alimentaires locaux (dont 80% en bio).

Marché de la Villeneuve. © Sylvain Frappat

D’autre part, elle mène aussi un travail visant à valoriser la production locale en agissant au niveau des marchés grenoblois et du Marché d’intérêt national (où un carré de producteurs a été mis en place) pour permettre à tous les acheteurs, habitants ou restaurateurs, de mieux identifier les agriculteurs isérois.

Un week-end pour aller plus loin

Ces questions de l’implication des collectivités et des citoyens vers la transition alimentaire seront au centre d’un week-end organisé par le collectif Autonomie alimentaire et le mouvement Colibris le samedi 31 mars et le dimanche 1er avril.

L’objectif de ce week-end Agora Colibris? Réfléchir sur la diffusion d’une alimentation de qualité dans la restauration collective et la mise en place d’un PAT (Plan alimentaire territorial) pouvant associer de nombreux acteurs, dont des citoyens.

Des intervenants déjà engagés dans la démarche, comme Salima Djidel, adjointe à la restauration à l’alimentation locale et biologique de Grenoble, ou Gilles Pérole, président du réseau Un+Bio et adjoint à la mairie de Mouans-Sartoux, seront présents lors de ces deux jours pour débattre et échanger avec les citoyens sur ces thématiques.

informationRenseignements divers
Week-end Agora Colibris le 31 mars et le 1er avril à l’auberge de Jeunesse d’Échirolles. Ateliers et débats sur inscription en ligne :
courrielhttps://colibris-wiki.org/agora-des-colibris/wakka.php?wiki=RencontreaGrenoble
courriel collectif.autonomie.alimentaire@riseup.net

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