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Fresque & aérosols

Grenoble Street Art Fest : Nesta et Short79, deux artistes locaux !

Le dixième et dernier dévoilement de fresque du Grenoble Street Art Fest a eu lieu vendredi 30 juin 2018 au 41 rue de Stalingrad. Babylon 909, une œuvre monumentale de 25 mètres de haut, a été imaginée et réalisée par Nesta et Short79, deux artistes locaux.

Nesta et Short79 en présence de Jérôme Catz (à gauche), fondateur de Spacejunk et organisateur du festival de Street Art. ©Auriane Poillet

Depuis plus de vingt ans, Nesta et Short79 graffent dans les rues de Grenoble et au-delà. Les deux acolytes participent aussi depuis quatre ans au Grenoble Street Art Fest. Les artistes ont notamment réalisé une oeuvre monumentale sur la façade de la maison des associations, rue Berthe de Boissieux, en 2017.

Vendredi 30 juin 2018, les associés ont inauguré une nouvelle œuvre au 41 rue de Stalingrad. Sur 25 mètres de haut, un entrelacs de végétaux constitué de touches de gris, de bleus et de verts s’apparente à une jungle.

« On est presque sur un bouquet, mais quand on le regarde de plus près, on s’aperçoit qu’on est dans le végétal et le microbe », raconte Short79 qui a réalisé cette fresque à l’aérosol en dix jours en compagnie de Nesta.

Sur fond de lettrage, le jardin suspendu de Babylone…

Cette jungle est en fait une référence au jardin suspendu de Babylone. Après observation, on s’aperçoit également de la présence de « petits véhicules volants » qui gravitent autour du jardin ; une sorte de « clin d’œil » selon les artistes.

Babylon 909 est visible depuis la rue Stalingrad. ©Auriane Poillet

Depuis une dizaine d’années, les amis questionnent la pratique du graffiti. Alors à l’occasion de cette quatrième édition du festival, ils ont repris « tous les outils du graff », du lettrage au décorum.

La fresque place donc l’élément fondateur du graffiti au second plan, comme l’explique Short79 :

On réinterprète la peinture graffiti. C’est-à-dire que l’on a repris le principe de la lettrine. On en a fait un abécédaire qui sert de fond et c’est le décor qui est remis au premier plan.

A l’image de Nesta et Short79, les artistes n’hésitent pas à investir les rues de Grenoble pour s’exprimer. « Il existe une scène graffiti très riche depuis environ trente ans. Grenoble est un terreau propice et fertile pour le festival et on est très contents de cette quatrième édition ».

Cette année d’ailleurs, le festival a investi le quartier Capuche avec trois réalisations : celle de Nesta et Short79, celle d’Etien’ (rue des déportés) et celle d’Atom Luiok (rue Colonel Bougault). Des expositions en plein air à aller découvrir sans plus attendre…

informationRenseignements divers
courrielhttps://www.streetartfest.org

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