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Joseph Fourier, de la Révolution française à la révolution numérique

La Ville de Grenoble et l’Université Grenoble Alpes (UGA) célèbrent le 250ème anniversaire de la naissance du préfet et mathématicien Joseph Fourier. Expositions, conférences, bande dessinée, ateliers de mathématiques en son honneur… vont s’égrener à Grenoble de l’automne 2018 au printemps 2019.

Première pierre : une exposition de l’Institut Henri Poincaré présentée à l’Hôtel de ville du 15 au 31 octobre 2018 du lundi au vendredi de 9 h à 18 h.

S’il n’est pas un enfant du pays, Joseph Fourier a véritablement marqué Grenoble.

Mathématicien et physicien, préfet de l’Isère de 1802 à 1815, il est à la fois celui qui a initié Jean-François Champollion à l’égyptologie et celui dont les théories mathématiques trouvent aujourd’hui leur application dans les images JPEG ou la détection des ondes gravitationnelles…

La vie de Joseph Fourier (1768 – 1830) est fascinante. Pauvre, orphelin, brillant sujet, le jeune Auxerrois devient professeur à l’âge de 16 ans, échappe à la guillotine révolutionnaire, embarque avec Bonaparte dans la « campagne d’Egypte », structure et préface la monumentale « Description de l’Egypte », ouvrage fondateur de l’égyptologie.

En 1802, appréciant ses qualités de diplomate et d’organisateur, le Premier consul lui confie la charge de préfet de l’Isère. Durant les treize années de son séjour à Grenoble, Fourier s’occupe des mines, des routes, des marais, d’éducation, de la bonne société à rallier à l’Empire.

Il crée la Faculté des sciences de Grenoble, se lie d’amitié avec les frères Champollion et confie au jeune Jean-François une copie de la fameuse pierre de Rosette… grâce à laquelle Champollion le Jeune découvrira le secret des hiéroglyphes.

C’est à Grenoble que Fourier construit son œuvre maîtresse, la Théorie mathématique de la propagation de la chaleur. Les expériences ont lieu dans les salons de la Préfecture, la rédaction dans la montagne quand il fait trop chaud à Grenoble.

Même s’il entre à l’Académie des sciences et à l’Académie française, ses travaux devront attendre l’époque contemporaine pour être véritablement appréciés. Scientifiques et ingénieurs les manient aujourd’hui dans une multitude de domaines : thermodynamique, mécanique quantique, astrophysique, cristallographie, compression de données…

Joseph Fourier s’éteint à Paris en 1830. Champollion a voulu être inhumé près de lui au cimetière du Père-Lachaise.

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