Reportages

Accueil >Dossiers >Reportages>La Capuche : un quartier so sweet

histoire

La Capuche : un quartier so sweet

Chapeauté par les grands boulevards au nord, noué au sud et à l’est par l’ancienne voie de chemin de fer Grenoble-Chambéry, le quartier de La Capuche a souvent changé de visage au fil des décennies.

Jusqu’au XIXe siècle, c’est une plaine agricole à l’extérieur de la ville, réservée à l’élevage et au maraîchage, semée ici et là de quelques maisons. Au début du vingtième, une première vague de développement urbain commence. Les remparts Haxo qui longeaient les Grands boulevards sont détruits, rapprochant peu à peu le quartier du centre-ville.

En 1924, Paul Mistral, le maire de l’époque, décide de lancer un plan d’agrandissement de la cité. La Capuche se remplit peu à peu, elle devient un quartier d’habitations pavillonnaires. C’est d’ailleurs à ce moment-là que la cité ouvrière La Capuche et ses 129 logements sont construits.

Philippe Boué, de l’association Patrimoine et développement, raconte qu’à cette époque, « ce secteur de la ville est devenu une grande zone économique ». Et en effet, les entreprises et les usines prennent leur essor, dans des secteurs d’activités variés : textile, automobile, mécanique, métallurgie, alimentaire…

 

Lou n’y est plus

Au milieu du siècle dernier, une seconde phase d’urbanisation démarre. Les grands ensembles de logements collectifs et les lotissements s’emparent du paysage. Le quartier prend des airs de faubourg. Un établissement industriel y laissera son empreinte : la manufacture de lingerie féminine et de corseterie Lou.

Installée rue Général-Ferrié en 1950, cette usine de 30 000 m2 a été fondée par les époux Faller.

Depuis le ressac économique des années 1980, le site accueille des logements sociaux et la MJC Lucie-Aubrac, alors que le siège de la marque s’est implanté en Ile-de-France.

 

Nouveaux projets

Et aujourd’hui ? Le quartier revêt toujours son identité de faubourg, avec sa mosaïque de logements variés. La rue de Stalingrad en est l’artère principale, elle qui fut jadis un petit chemin reliant Grenoble à Échirolles. À sa périphérie, de nouveaux projets d’aménagement, tel que celui de la ZAC Flaubert, tendent à transformer le quotidien, et à écrire de nouvelles histoires.

Les commentaires (0)

réagir

Votre adresse de courriel ne sera jamais publiée.

Tous les champs sont obligatoires

> Commentaires, mode d'emploi

Gre-mag
vous propose

Le parc Valérien Perrin : paisible et fleuri

BDL, FCG, GF38 : de belles promesses d’avenir