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Aimé Césaire

L’art s’invite au collège

Grâce à un accueil régulier d’artistes dans l’établissement, le collège Aimé Césaire joue la carte de l’ouverture à la culture. Et ça marche !

CollegeACesaire

Depuis son arrivée en 2012, le proviseur Jacques Delforge tient le pari de faire entrer la culture au collège « comme une matière à part entière« . Pour cela, la compagnie théâtrale La Fabrique des Petites Utopies entame sa deuxième année de résidence dans l’établissement. À l’automne, les artistes ont animé des ateliers servant de matière première à la construction commune d’un spectacle adapté du roman de Mathias Énard « Rue des voleurs ».

L’équipe pédagogique est bien-sûr partie-prenante d’un projet qui se décline auprès des 21 classes du collège, touchant à de nombreuses disciplines : les langues vivantes avec un training d’acteur en anglais, les sciences avec un travail sur le fonctionnement du cerveau en prolongement du programme des quatrièmes… Le visionnage d’un film sur les migrants, accompagné d’un témoignage d’élèves nouvellement arrivés au collège, a été un des temps fort de ce foisonnement créatif.

En lien avec le quartier

En mai, la compagnie installera son camion-théâtre dans la cour pour une série de représentations où les jeunes verront se concrétiser et vivre leur travail. A cette occasion, le collège organise des portes-ouvertes pour les habitants. « L’an dernier, on a accueilli 1 000 spectateurs dont les CM1 et CM2 de nos six écoles de rattachement » précise Jacques Delforge. Ces représentations s’inscrivent dans le festival Mistral Courant d’airs organisé par le Prunier Sauvage. Cette structure culturelle du quartier est un partenaire régulier du collège.

Pour l’édition 2014 du festival, afin de réaliser une chorégraphie en flash-mob, des élèves avaient été invités à suivre des sessions de danse proposées par la compagnie Gallotta. Depuis, celle-ci anime des ateliers au collège.

Faire tomber les barrières

Un pari qui n’était pas gagné d’avance… « Les danseurs ont su susciter la curiosité et l’intérêt grâce à des interventions surprises dans les classes. Cette approche un peu décalée a permis de tordre le cou à quelques a priori, comme l’idée que la danse ne s’adresse pas aux garçons » note Jacques Delforge.

La compagnie vient aussi à la salle polyvalente pour des représentations et les élèves assistent à des répétitions, notamment à la MC2. Car si l’art s’invite au collège, il s’agit aussi d’inciter les élèves à s’approprier des lieux culturels. Par exemple, ils sont impliqués dans le choix des ouvrages achetés par le CDI en participant à des sorties à BD Fugue, au Square…

L’occasion de susciter le goût de la lecture mais aussi de les encourager à pousser la porte des librairies.

Une relation enrichie

Accueil d’auteurs ou de photographes dont les œuvres sont exposées au CDI, club théâtre, découverte de Vivaldi… Les initiatives foisonnent pour que les jeunes appréhendent la culture en toute simplicité, jusqu’à la considérer comme faisant partie du quotidien. « C’est aussi l’occasion de vivre ensemble des moments de partage et de tisser une vraie relation de confiance entre les jeunes et l’équipe pédagogique » souligne Jacques Delforge.

Cette initiative aide de plus l’établissement à redorer son blason puisqu’en trois ans, il a gagné 140 élèves. C’est surtout, et avant tout, « le moyen de gommer les inégalités. Ici, nous sommes tous des petits Aimé Césaire.« 

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