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Parcs et jardins

Le Jardin des Dauphins : six terrasses qui dominent Grenoble

A l’abri des regards, le jardin des Dauphins domine Grenoble par ses six terrasses et permet de rejoindre le fort de la Bastille à pied. Très fréquenté, il est à la fois un lieu de tourisme, de détente et de sport.

La statue originale de Philis de la Charce trône sur un rocher à l’entrée du jardin. ©Auriane Poillet

Figure historique du Dauphiné dans la conquête de cette province par l’armée du duc de Savoie, Philis de la Charce, chevauchant une monture nerveuse, accueille les visiteurs du Jardin des Dauphins au pied du fort de la Bastille. Un parterre de fleur embaume l’air qui se fait plus frais dès que l’on franchit le seul portail d’entrée du parc.

Des plantes méditerranéennes à Grenoble

Une première terrasse, très ombragée et bordée par une falaise, est équipée d’une grande toile d’araignée pour enfant. Plus loin, une deuxième aire de jeux est disponible pour les plus petits. A cet endroit, des cactus, des figues de barbarie et du romarin poussent directement dans la roche pour former un jardin sec.

Au fond de la terrasse, au milieu des feuillages, se cache un citronnier à grandes épines. Des espèces méditerranéennes survivent au climat grenoblois dans ce jardin grâce à son micro-climat généré par la protection au vent qu’offrent les falaises.

« Aujourd’hui, même si la tendance est à la plantation de plantes endémiques, on a essayé de garder des plantes qui ne sont pas communes, comme le mimosa, le palmier de Chine, le grenadier ou encore le camélia », explique Jean-Yves Vandroux, agent de maîtrise au sein du jardin :

Le jardin est géré à 85% en horticole et le reste en classique et en semi naturel. L’entretien est assez particulier, car le jardin est en dénivelé et les accès sont très étroits.

 

Des cactus, des figues de barbarie et des mimosas forment le jardin sec à même la roche. ©Auriane Poillet

Pour acheminer le matériel jusqu’en haut du jardin, deux treuils ont été installés et l’équipe des espaces verts est équipée d’une chenillette, une brouette motorisée montée sur chenilles.

Car les cheminements piétons bétonnés serpentent déjà dès l’accès à la deuxième terrasse qui surplombe alors Grenoble. L’Isère, les toits de la ville et les montagnes au loin deviennent visibles dans un environnement minéral pourvu de tables et de bancs de pique-nique.

Une table d’orientation permet de situer les différents massifs qui entourent la métropole. Sur ce terrain se trouvait aussi un chalet de restauration indépendant, incendié en 2013 et qui n’a pas été remplacé.

Des vestiges du somptueux jardin de Jean-Baptiste Dolle

Un tunnel et des marches permettent de continuer la visite. Ces équipements, que l’on retrouve tout au long du jardin, datent de la fin du 18ème siècle alors que Jean-Baptiste Dolle, riche négociant grenoblois, acquiert ce terrain pour y construire un château et aménager un somptueux jardin à six terrasses reliées par des escaliers entre elles. « L’emplacement de ce château reste un mystère puisqu’aucune ruine n’a été retrouvée », indique Jean-Yves Vandroux.

Il faudra attendre un siècle pour que la municipalité acquiert une partie du site pour y construire une cartoucherie et un siècle de plus pour que le jardin ouvre au public avec un accès payant.

Du quai de France au site de la Bastille

Renommé « Jardin des Dauphins » en commémoration de la province du Dauphiné, l’ex-jardin Dolle est réaménagé par un paysagiste de Gières qui dédie alors chaque terrasse à différents lieux du monde avec différentes espèces, comme des agaves, des aloès ou encore des oliviers.

Aujourd’hui ouvert au public en accès libre, le Jardin des Dauphins est très fréquenté. Les sportifs s’y rendent volontiers pour pratiquer le trail jusqu’au fort de la Bastille ou rejoindre la via ferrata qui borde le parc. 79 poinçonneuses sont d’ailleurs éparpillées au sein du jardin pour les courses d’orientation.

Des habitués et des touristes s’y promènent également. Jean-Yves Vandroux ajoute :

C’est un lieu de détente retiré de la ville qui apporte un petit peu de fraîcheur. C’est un jardin vivant assez respecté par les visiteurs et beaucoup d’écoles s’y rendent pour leurs sorties scolaires.

Les visiteurs pourront d’ailleurs bientôt s’équiper de leurs smartphones et scanner les différents flashcodes qui seront installés tout au long du parc. Au programme : la découverte des secrets du Jardin des Dauphins qui se termine par un long tunnel creusé dans la roche, dont les escaliers mènent au parc Guy Pape, au site de la Bastille et à la via ferrata.

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