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légumes & Cie

Le marché de l’Abbaye

Place de la commune, il est sans doute l’un des marchés les plus hétéroclites de Grenoble. Produits alimentaires, manufacturés, vêtements et fleurs s’y côtoient dans une ambiance haute en couleurs.

Marché de l'Abbaye

Didier Peybernes, maraîcher « bio » à la ferme de Gabert à Clelles (Trièves) compte au nombre des habitués et incontournables depuis trente-cinq ans. Ainsi, paysan consciencieux, il alimente le quartier en beaux et délicats légumes. Pour lui, c’est du bio même s’il n’affiche pas le label. « À l’Abbaye, Jouhaux, Châtelet, pas d’adeptes du bio mais des habitants soucieux de bien se nourrir avec des produits à la hauteur de leur cuisine. Dans ce quartier populaire, je contiens mes prix pour rester compétitif. » Jean-Luc Guyon, jeune fermier volailler l’a rejoint il y a quatre mois mais, malgré la qualité de ses dindes, poulets et pintades élevés dans la verdure drômoise, il peine à trouver sa clientèle.
Et comme ici, on ne fait rien à moitié, à l’entame de chaque saison, sur le coup de feu de 10h, la Maison des Habitants, en voisine, déplie ses tréteaux, installe la musique pour un apéro endiablé.

mardi 26 juillet 2016 Marché de l'Abbaye. Didier Peybernes, maraîcher qui vient de Clelles. Sylvain Frappat - Ville de Grenoble 2016

Didier Peybernes, maraîcher de Clelles.

Le mardi et le vendredi, Didier Peybernes quitte l’exploitation familiale à Clelles pour alimenter l’Abbaye de ses superbes légumes de saison et en bons gros œufs de son élevage de pondeuses élevées en prairie. L’homme, calme, chaleureux, peu disert, devient plus éloquent pour évoquer son métier.

En 1980, son diplôme agricole en poche, sur son hectare de terre, il n’a que le choix du maraîchage. « À l’époque j’étais le seul maraîcher du Trièves, aujourd’hui, nous sommes une bonne douzaine. Quant au biologique, on n’en parlait même pas ! Au début, on m’a pris pour un original. » Dans sa ferme, c’est fumier de poule ou de cheval, pas de produits chimiques et désherbage au cultivateur manuel, nommé « la galère » par les anciens, plantation et récolte à la main.

Alors quand une dame lui dit « vous n’avez pas de label, c’est pas du bio !», sans broncher, il accuse le coup et susurre dans sa barbe grisonnante : « quand je vois le temps que nous passons à désherber à la main… J’ai choisi le biologique plus par principe et mode de vie que pour raison économique. » Pour lui, c’est du bio même s’il n’affiche pas le label. « À l’Abbaye, quartier populaire, les habitants cherchent de beaux et bons légumes. Le label bio ne leur parle pas, ils recherchent la saveur à un prix abordable. Un label ne ferait qu’augmenter mes tarifs. Je n’y ai aucun intérêt, n’en déplaise aux puristes. » Certains clients ont repéré le bon plan et viennent d’autres quartiers et même de la Villeneuve, quartier où il a posé son étal au début. Il fournit aussi les restaurateurs.

Présent au marché de l’Abbaye le mardi et vendredi de 7h30 à 11h30 ou 12h, d’avril à décembre.

informationRenseignements divers
Place de la Commune de 1871
Du mardi au samedi de 7h à 13h, le dimanche de 7h à 13h30

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