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Édith Guennec

Le monde à bout de bras

À bientôt soixante-deux ans, Édith Guennec force le respect. Venue à la compétition sur le tard, la sociétaire de l’Haltérophile Club Grenoblois cumule titres, médailles et records sur la scène internationale.

© Alain Fischer

On vous fait grâce du détail de ses faits d’armes. Pour situer un peu mieux dans quelles sphères évolue ce petit brin de femme enjouée et dynamique, on vous dira simplement qu’Édith est championne du Monde et d’Europe en titre dans sa catégorie d’âge et de poids.

Et qu’elle a établi l’an passé un record mondial en soulevé de terre en hissant une barre de 155,5 kg (soit plus de trois fois son poids !), posée au sol, sans l’appuyer sur ses cuisses, et en la maintenant en position quelques secondes. Le tout sans équipements d’assistance : ni maillot de force, ni combinaison de squat…

Et pourtant rien ne destinait l’Iséroise à un tel parcours. « J’ai pratiqué le handball puis le judo quand j’étais jeune, mais c’est vrai que je suis venue très tardivement à la force athlétique. Après une première expérience à la fin des années 1990, sur un championnat de France de développé-couché, pas du tout mon truc, je n’ai commencé la compétition qu’en 2009-2010. »

Un « virus » qui ne l’a depuis plus quitté, d’abord sur la scène nationale puis sur les routes du monde, de compétition en compétition.

« Je suis allée en Afrique du Sud, en Finlande, en Biélorussie, aux États-Unis grâce à ma passion. Au début, je ne visitais absolument rien des villes où je me rendais », s’amuse Édith. « Quand je ne participais pas moi-même, je coachais ou j’arbitrais. Dorénavant, je prends davantage de temps pour découvrir les lieux. »

D’autres challenges à venir

Dans une discipline où l’argent n’existe pas, « surtout à mon âge où on ne trouve pas de sponsor », la sociétaire du HCG trouve son bonheur ailleurs. « J’ai trouvé une passion qui rythme ma vie. Je m’entraîne entre une heure et demie et deux heures par jour la semaine, quand je veux, je suis sur les compétitions le week-end pour coacher ou arbitrer, cela me permet de faire des rencontres. En un mot : je m’éclate ! »

Encore toute «jeune» dans le monde de la force athlétique, Édith Guennec n’entend pas raccrocher dans l’immédiat.

« Il y a encore une catégorie d’âge au-dessus de la mienne donc j’ai le temps (rires). Et puis j’ai de gros objectifs pour les mois qui viennent. Notamment les championnats du monde qui auront lieu cette année à Calgary, au Canada. J’ai un titre à défendre et surtout plusieurs records d’Europe et du monde que j’aimerais faire tomber ! »

Si ce n’est de ne pas avoir découvert la discipline plus tôt, Édith a un regret : « Comme je m’entraîne souvent le soir, la plupart du temps je suis toute seule. Ça manque d’émulation, de bonne humeur. Toutes mes meilleures barres, je les ai passées en compétition, sans avoir pu les tenter lors de mes entraînements, faute de motivation ! »

Avis aux amatrices et amateurs, on vous met l’adresse de l’Haltérophile Club Grenoblois ci-dessous. Et s’il y a bien un message que le parcours d’Édith Guennec fait passer, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour commencer !

informationRenseignements divers
Haltérophile Club Grenoblois, 8, rue Léo Lagrange
téléphone 04 76 87 73 91

Les commentaires (1)

Commentaire de Buchs le 15 mai 2018 à 8 h 28 min

Une vraie championne qui s’implique à fond. Ce n’est pas toujours facile pour elle et tous les masters qui font de l’international, en effet ils ne sont pas aidés sur le plan financier et il n’y a pas de sponsor pour eux. Seul le désir de se battre pour de meilleurs performances les motive.
Pour Calgary en juin 2 masters de l’HCG défendront leurs chances souhaitons leur encore un titre à chacun.

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