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Bastien et Léo Fuma

Les cochons sont dans la bergerie

Bastien et Léo Fuma ont inventé un nouveau jeu dérivé de la pétanque: La Cochonnaille. Depuis 2015, les deux cousins d’origine ardéchoise n’ont cessé de faire évoluer leur jeu aux boules carrées en «remettant en question toutes les règles» du célèbre jeu provençal.

Bastien et Léo Fuma, deux cousins qui ont inventé La Cochonnaille, un jeu dérivé de la pétanque.

 © Auriane POILLET

« Il y a trois ans, j’ai vu des gens jouer à la pétanque carrée à Bayonne », raconte Léo, le plus jeune des deux cousins. « Pour Noël, j’ai décidé d’en fabriquer et de les offrir à ma famille. »

Chaque membre, une triplette en main, s’est vite ennuyé. « Alors on a voulu remettre en question tout ce qui existe en pétanque. C’est pourquoi on a créé un univers absurde entre le bridge et le curling, juste pour s’amuser », ajoute-t-il.

La Cochonnaille possède son propre langage. La zone de jeu, nommée « la bergerie », se matérialise dans un rectangle précis de 4 x 3,75 mètres délimité par des cordeaux bien tendus. Chaque joueur, dont le nombre idéal est de quatre, possède une triplette de boules carrées, « les cochons », et un cochonnet carré, dit « le gland ».

Par équipe de deux, les cochons et les glands sont jetés tour à tour dans la bergerie sans ordre prédéfini. Le « gland prisé », celui sur lequel les points seront comptés, sera déterminé au fil de la partie. « Dès qu’on jette un nouveau gland dans la zone de jeu, les autres sortent de la bergerie », indique Bastien, développeur informatique. « C’est un jeu qui se joue en huit points, mais beaucoup de retournements sont possibles. » Au fil de la partie des règles absurdes font leur apparition.

À la première boule jetée, les joueurs doivent s’exclamer « Oh, elle est belle ! », alors qu’il n’y a rien à viser. Si l’un des joueurs est trop long à jouer, un des adversaires a la possibilité de courir trois fois autour du terrain et au bout du troisième tour le joueur perd sa boule.

Initiations au parc Paul Mistral

« On est deux à avoir créé le concept, mais on a été épaulé par pas mal d’amis, développe Léo, ingénieur en prévention des risques au travail. Ils nous ont aidés à faire évoluer les règles. » Après avoir longtemps joué entre eux, Bastien et Léo ont eu envie de faire connaître leur invention. Depuis septembre 2016, ils proposent des initiations à La Cochonnaille un jeudi par mois dans le parc Paul Mistral devant La Bobine. Ils participent aussi à plusieurs fêtes et festivals, comme la Fête des Tuiles ou le festival du jeu d’Avignon.

Sur leur site internet, ils commercialisent des packs pensés pour quatre joueurs comprenant : des cochons, des glands, un cordeau, des clous, un marteau ou encore un mètre ruban.

« L’idée c’est de pouvoir prendre le jeu dans un sac facilement transportable », illustre Bastien. « On va au parc avec des amis, on s’installe et on a la classe. »

Au départ, les cousins fabriquaient eux-mêmes les jeux vendus. Aujourd’hui, un artisan fabrique les cubes et les inventeurs se chargent de les peindre en bleu ou en rouge et d’apposer le tampon de La Cochonnaille. Bastien et Léo imaginent aussi de grands projets pour ce nouveau jeu grenoblois.

À l’image des règles du jeu, ils concluent sur le ton de l’humour : « On veut organiser un championnat du monde en 2019 et on ambitionne aussi de devenir le prochain sport olympique. »

informationRenseignements divers
courrielhttp://www.lacochonnaille.fr/

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