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croquis de quartier 

Mistral

Attachés à leur quartier pour son dynamisme et sa solidarité, les habitants de Mistral attendent que la rénovation en cours apporte davantage de commerces et un meilleur cadre de vie.

Ali Achour

Ali Achour est technicien à la Ville de Grenoble. Âgé de 47 ans, il habite Mistral depuis 1996. 

« Mistral est en pleine restructuration et des commerces vont ouvrir ce qui est très positif car cela manque beaucoup sur le quartier ! J’espère aussi que la réhabilitation créera de la mixité sociale. Actuellement, il y en a un peu, mais on voudrait vraiment que des gens de l’extérieur issus d’un autre milieu s’installent. Le problème, c’est l’acharnement des médias à donner une image négative de Mistral et qui oublient la réalité de la vie quotidienne où règne une vraie solidarité entre habitants. Ici les gens savent partager des moments de convivialité, par exemple pour la fête de quartier. C’est un quartier cosmopolite avec une population mélangée au niveau des générations et des cultures, et tout le monde s’accepte et se respecte. J’ai ouvert il y a quatre ans l’Atelier solidaire de réparation de vélos et beaucoup d’habitants, y compris des jeunes, viennent aider bénévolement. »

 

 

Juliette Caroulle

Originaire de Lyon, Juliette Caroulle, 23 ans, est étudiante en master d’architecture.

« J’habite ici dans le cadre du projet KAPS (Kolocation à projet solidaire) dont l’objectif est de prendre part à la vie du quartier. À mon arrivée il y a deux ans, j’ai découvert une grande richesse avec beaucoup d’initiatives associatives : ateliers cuisine, soirées poésie, animations de rue pour les enfants… C’est très vivant malgré l’absence de commerces. Pour cette raison, avec un groupe d’habitants, on travaille au projet d’une épicerie mobile avec Episol pour la rentrée. Je vais aussi régulièrement au parc Bachelard, où on se sent vraiment hors de la ville, et au Prunier Sauvage qui donne une belle dynamique culturelle au quartier. En revanche, je regrette qu’il n’y ait pas de bibliothèque plus proche que les Eaux-Claires. Je circule à vélo et en bus : on est bien desservi avec notamment une ligne Chrono et le tram E qui est à dix minutes à pied. Habiter en entrée de ville est aussi très pratique pour le covoiturage en dehors de Grenoble. »

 

 

Renée Trojan

Renée Trojan a 61 ans et habite le quartier depuis 1972. 

« Quand je suis arrivée, Mistral c’était une grande famille. On se réunissait souvent et il y avait beaucoup de solidarité. Depuis que la réhabilitation a commencé, la population évolue et on a perdu de la convivialité car ce n’est pas facile de nouer des liens avec les nouveaux arrivants. Par contre, le quartier s’est embelli avec les nouvelles constructions, et j’attends impatiemment que de nouveaux commerces s’installent car il n’y a quasiment rien pour faire les courses sur place.

J’ai élevé mes six enfants ici sans problème : on allait très souvent au parc Bachelard et ils fréquentaient le Plateau et la MJC pour faire du foot, du ski, du karaté… Depuis 1993, je fais partie de l’association Les p’tits plats dans les grands : un groupe de mamans de toutes origines. On se réunit à la Maison des Habitants pour cuisiner ensemble des plats français, portugais, maghrébins… Pour des animations comme la fête de quartier. »

 

 

Zohra Houri fréquente régulièrement le Plateau.

Zohra Hachemi

Cette étudiante de vingt ans habite Mistral avec ses parents, son frère et sa sœur.

« J’ai grandi ici et je trouve qu’il y a beaucoup de structures pour les jeunes. Au Plateau, j’ai pratiqué le hip-hop, la zumba, la musculation… Et c’est par ce biais que je suis allée pour la première fois à la MC2. Le CODASE m’a aidée pour trouver des jobs d’été, j’ai souvent participé à de sorties avec la MJC, et avec la MDH on est parti régulièrement en famille pour les excursions au lac, au zoo…

Pour moi, Mistral est vraiment un quartier d’entraide. J’ai suivi l’aide aux devoirs au Plateau et à mon tour, je viens bénévolement aider les petits deux fois par semaine pour qu’ils aient eux aussi la chance que j’ai eue ! Ici, la population est plutôt modeste. Il faut se démener pour s’en sortir et ce n’est pas facile quand on vit dans un quartier qui est stigmatisé. On se sent pris pour cible par les médias, et aucun de mes amis extérieurs au quartier ne vient jamais à Mistral. Pourtant on y vit normalement : j’habite là depuis toujours et je n’ai jamais eu de problème. »

 

 

 

 

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