Actus de la ville

Accueil >Actualités >Actus de la ville>Moustiques : sus aux tigres !

ça pique

Moustiques : sus aux tigres !

Les beaux jours reviennent, et avec eux le moustique tigre. Pour limiter les désagréments liés à cet insecte piqueur, il y a quelques règles à respecter dont la première d’entre elles : pas d’eau stagnante.

Il se fait joliment appeler Aedes albopictus, mais sa belle robe noir et blanc lui vaut le surnom de moustique tigre, qui colle mieux à sa réputation. Originaire d’Asie du Sud-Est, il a commencé à envahir le sud de la France à partir de 2004.

Il est particulièrement invasif et son territoire est en pleine expansion : depuis l’an passé, il a colonisé complètement Grenoble.

Portrait d’un sanguinaire

Ce moustique de 5 à 10 millimètres pattes comprises présente quelques particularités bien ennuyeuses. Il pique le jour, contrairement à ses congénères auxquels notre peau s’est habituée, se montre très agressif et préfère s’attaquer à l’homme. Il se déplace peu, son rayon d’action étant d’environ cent mètres, ce qui fait dire aux responsables du service Hygiène salubrité environnement que « le moustique tigre qui vous pique est né chez vous ! ».

La femelle moustique pond environ 100 à 150 œufs à chaque ponte, cinq à sept fois pendant les 3 à 4 semaines de sa vie (la durée de vie est liée à la température). Quand un œuf éclot, il faut environ 5 à 7 jours pour que d’une larve apparaisse un moustique adulte…

Autre point noir : les œufs survivent en période hivernale. Et le moustique est parfaitement adapté au milieu urbain.

Une piqûre ennuyeuse

Après piqûre, les réactions individuelles sont assez diversifiées, mais souvent importantes (éruptions cutanées parfois impressionnantes) chez les jeunes enfants, les personnes âgées ou les personnes immunodéprimées (maladies chroniques, médication importante).

Il est exact que l’insecte peut être porteur de virus de la dengue, du chikungunya et de zika (excusez du peu), mais la probabilité d’être « éperonné » par un insecte qui aurait préalablement piqué un porteur du virus est très faible chez nous.
Il n’est donc pas grave d’être piqué par un moustique tigre, mais cela présente un inconfort réel.

Comment lutter ?

Le moustique se reproduit dans les moindres espaces d’eau stagnante. La Ville, la Métropole, le SMTC et le CCAS travaillent en coordination pour réaliser des traitements larvicides dans les avaloirs d’eaux pluviales, les trous sur la voie des trams, les écoulements de gouttières sur les bâtiments publics ou les toits-terrasses…

La Ville est aussi à l’écoute des habitants pour répondre aux plaintes, effectuer des visites à domicile, du porte-à-porte d’information. Elle forme des agents municipaux, personnes-relais auprès des Maison des habitants et des Unions de quartier.

Elle favorise l’installation des oiseaux par la pose de nichoirs et encourage la végétalisation des toits-terrasses : des actions pour la biodiversité en ville qui limitent naturellement la progression du moustique tigre, indicateur d’un environnement déréglé.

Au-delà de ces actions, chaque Grenoblois est invité à être vigilant, chez lui, en vidant, couvrant, jetant tout récipient susceptible de recueillir de l’eau. Même un bambou coupé est un formidable réservoir d’eau potentiel, bien tentant pour une femelle moustique…

Pour tout signalement, un numéro, le Fil de la Ville : 0800 12 13 14

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Les commentaires (1)

Commentaire de Baurper le 29 avril 2018 à 8 h 44 min

Et on ne pense pas que on pourrait desinsectiser ? C’est tabou

Lire la suite >

réagir

Votre adresse de courriel ne sera jamais publiée.

Tous les champs sont obligatoires

> Commentaires, mode d'emploi

Gre-mag
vous propose

Hommage à l’engagement des soldats de montagne

C’est la récré pour toute la famille !

Fête des Tuiles 2018 : prenons la rue !