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Rafraîchir son regard sur la ville

Cet été, l’office de tourisme de Grenoble-Alpes Métropole attise votre curiosité ! Il propose une large sélection de visites guidées de son patrimoine historique et culturel. Parmi elles, une découverte, à pied ou en tram, des nombreuses œuvres de street art – l’art de la rue – qui jalonnent les boulevards, les façades, les murs… de Grenoble. Une visite moderne et originale que Gre.mag vous recommande chaudement !

« Connaissez-vous la différence entre un tag et un graffiti ? » D’emblée, Sophie Baillarguet, l’une des trois guides de l’office de tourisme en charge des circuits Découverte du Street art, tient à distinguer ces deux éléments fondamentaux, à l’origine du mouvement de l’art urbain.

« Un tag est la signature d’un artiste, qu’il cherche à placer partout pour exister. Un graffiti est un dessin ou un jeu de lettres qui peut prendre plusieurs formes, plusieurs styles… Son nom vient du sgraffito, cette technique utilisée à la Renaissance pour graver un motif dans de l’enduit. Le tag et le graffiti constituent le noyau dur du Street art, mais ils ne sont pas ses seules formes. »

Des grands pochoirs et fresques monumentales du quartier Berriat à celles des quartiers Hoche et Championnet, la guide fait ainsi découvrir tous les styles du Street art, qu’ils se nomment collages, pochoirs, tags, anamorphoses, graffiti, stickers… Ici, une fresque à la bombe délivrant un message de paix ; là un poème écrit en lettres autocollantes ; plus loin trois portraits peints sur des volets ou un pochoir de Nelson Mandela sur une boîte à lettres…

« Les étapes changent régulièrement car le Street art est par définition éphémère, certaines œuvres sont recouvertes, d’autres font leur apparition. Le circuit évolue aussi chaque année en fonction des nouvelles fresques créées lors du Grenoble Street Art Fest. »

© Auriane Poillet

Par ici les artistes !

Initié depuis 2015 à Grenoble par Jérome Catz et organisé par le centre d’art SpaceJunk, ce festival réunit tous les ans en juin des street artistes, internationaux et locaux, qui sont invités pendant un mois pour embellir les façades des bâtiments publics et des immeubles privés, les cafés, les portes de garages…

« Le festival montre la pluralité des disciplines et c’est le seul à avoir lieu dans le centre-ville. Depuis deux ans, ils s’est étendu à la Villeneuve et à Berriat. Nous avons donc agrandi le parcours du circuit pour montrer plus de fresques. »

D’une rue à l’autre, Sophie Baillarguet détaille les techniques utilisées (bombes, rouleaux, collages…) et nous fait ainsi entrer dans l’univers des street-artistes, qu’ils soient locaux comme Etien’, Petite Poissone, Cobie ou Nesta, ou internationaux comme l’australien Lister ou le chinois DALeast.

Au détour d’un pan de mur recouvert par les tags, elle explique la différence entre une œuvre légale et illégale et décortique le vocabulaire spécifique au Street art. Où l’on apprend qu’un crew est un groupe de street-artistes et que toyer signifie recouvrir une œuvre – une action fréquente mais néanmoins mal perçue dans le milieu !

L’oeuvre monumentale de Nesta et Short79, qui représente une sorte de jungle, est visible au 41 rue de Stalingrad. © Auriane Poillet

Suivez les guides

On plonge ainsi dans les œuvres, tantôt oniriques tantôt revendicatives, aiguillés par la guide qui donne des clés pour mieux comprendre cet univers et ses messages – lorsqu’il y en a.

« Mais j’aime bien aussi laisser les visiteurs se faire leur propre interprétation ! », confie Sophie Baillarguet, qui tient aussi à aborder l’origine du mouvement.

Pour cela, direction rue Humbert II, pour appréhender la grande fresque réalisée sur le mur de la piscine Jean Bron par les collectifs grenoblois Contratak Prod et la Ruche Crew. Sur 70 m de long, celle-ci retrace l’histoire du lettrage et du graffiti, de ses origines new yorkaises à nos jours : « Les bubble letters dans les années 70’s, les block letters dans les années 80, puis le graffuturisme, la 3D… Les artistes racontent aussi dans cette fresque l’évolution des techniques. Ici, on voit par exemple un extincteur rempli de peinture, un outil très à la mode aujourd’hui ! »

 

© Alain Fischer

Comme toute visite guidée qui se respecte, ce circuit ne déroge pas à la règle : préparez-vous à marcher ! Mais, si l’énergie vous manque, pas de panique car l’office de tourisme a également mis en place une découverte du Street art… en tram !

De Fontaine à Grand’Place, au fil de la ligne A, cette visite guidée fait découvrir les fresques monumentales proches des arrêts : The Wire (arrêt Le Vog), les nombreuses œuvres présentes sur le cours Berriat, Professeur Renard (Chavant), Les Paons (Mounier) et, enfin, la fresque gigantesque d’Ernest Pignon Ernest, réalisée en 1979 sur le mur de la Bourse du travail par ce pionnier du Street art.

«Il l’a réalisée lors d’une résidence à Grenoble mais elle était très endommagée. En 2016, elle a été restaurée dans le cadre du Grenoble Street Art Fest et le circuit en tram s’achève aujourd’hui avec elle. »

Pour en savoir plus ou voir en vrai cette célébrité grenobloise, suivez les guides !

informationRenseignements divers
Visites guidées Découverte du street art :
• à pied : tous les mardis à 18  heures,
du 10  juillet au 25  septembre
• en tram : les 6 et 27  juillet, 10 et 24  août à 15  heures (chaque participant devra être muni de deux tickets TAG) Plein tarif : 8 €/réduit : 6 €
Inscription obligatoire à l’office de tourisme Grenoble Alpes-Métropole ou sur www.grenoble-tourisme.com/fr

courrielhttp://www.grenoble-tourisme.com/fr/