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Rencontres Ciné Montagne

Lionel Daudet : « Ces Rencontres sont un peu le port de l’alpiniste »

L’alpiniste et aventurier français Lionel Daudet sera présent aux Rencontres Ciné Montagne 2018 pour un temps d’échange et de partage autour de sa dernière expédition au Groenland, ainsi que pour une séance de dédicaces de son dernier ouvrage, Très Haute Tension. Il est revenu pour Gre.mag sur son amour presque fusionnel pour la montagne et pose son regard sur les Rencontres, qui célèbrent cette année leur vingtième anniversaire.

Lionel Daudet, alpiniste et aventurier français. ©Philippe Wagnon

D’où vient votre goût pour la montagne, ce goût pour l’aventure ?

J’ai plutôt un parcours « classique ». Je suis issu d’une région de plaine donc ce goût est d’abord venu de l’imaginaire. Mes parents avaient une bibliothèque très chargée en livres d’aventure et il y avait une fascination, surtout chez mon père, des grands aventuriers d’après-guerre.

J’étais prédestiné. Je ne porte d’ailleurs par mon prénom par hasard (Lionel Terray était un alpiniste français né à Grenoble, N.D.L.R.). J’ai nourri mon imaginaire de la lecture de tous ces livres qui ont allumé une petite flamme jamais éteinte depuis.

Après cette part de l’imaginaire, il y a eu la part du réel. On partait chaque été faire de la randonnée dans les massifs montagneux français et je voyais ces cimes au-dessus de ma tête. Ça m’a donné l’envie d’y grimper.

Enfin, le troisième facteur déclenchant a été ma rencontre avec René Desmaison qui était venu à Saumur dans le cadre de Connaissance du Monde. J’avais alors treize ans et j’avais été un peu subjugué par la présence de ce « mythe » devant mes yeux.

Des événements comme les Rencontres Ciné Montagne contribuent-ils à nourrir cette part d’imaginaire dont vous parlez ?

Tout à fait ! Ces rencontres sont un peu le port de l’alpiniste, qui va se poser, qui revient avec une cargaison de plein de choses immatérielles, des regards qu’il a captés… Il arrive au port, il décharge cette cargaison qui finalement ne lui appartient pas, il n’en est que le transporteur qui a envie de la proposer à « l’autre », le grand public dans ce cas-là.

Et créer des moments de partage en somme ?

Pour moi, cela va même au-delà de ça. Il faut dépasser le fait de faire rêver les gens. Je crois que l’alpinisme, l’aventure, le fait d’être dans les derniers espaces de liberté que l’être humain peut avoir… Que tout cela procède d’une philosophie qui peut déclencher chez les gens des choix de vie assez forts. C’est le rôle social de l’alpiniste, de l’aventurier. Le colportage de rêve n’est qu’une première marche pour aller plus haut.

Quels souvenirs gardez-vous de vos passages aux Rencontres Ciné Montagne ?

Paradoxalement je me souviens davantage des premières éditions, quand il y avait des salles beaucoup moins grandes mais avec beaucoup de chaleur et une communion forte avec leur public. Ce que je trouve vraiment beau c’est qu’avec les années, elles ont réussi à garder leur esprit avec beaucoup d’enthousiasme, de joie et de proximité malgré leur développement. Je pense également à Yves Exbrayat, leur ancien directeur, à qui je voudrais tirer mon chapeau. Et que je voudrais remercier. Il a œuvré pour que l’âme de ces Rencontres perdure dans le temps.

informationRenseignements divers
Les Rencontres Ciné Montagne fêtent leur 20e édition, du 6 au 10  novembre, au Palais des sports de Grenoble. Rendez-vous le plus important d’Europe dans son genre (des films à gogo sur la montagne et l’alpinisme issus du monde entier), l’événement attire près de 20 000 personnes. Infos : 04 57 04 27 00
courrielhttp://www.grenoble-montagne.com.

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