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Le rugby féminin a le vent en poupe

Le Stade des Alpes a fait le plein le 17 novembre dernier lors de l’historique victoire des Bleues face à la Nouvelle-Zélande. Le rugby féminin est en pleine bourre en France avec une augmentation de 29% des licenciées la saison dernière. De leur côté, les Amazones du FC Grenoble s’appuient sur cette dynamique pour construire sereinement le futur.

©Sylvain Frappat

Les premiers résultats des Grenobloises, promues dans l’élite du rugby féminin français cette année, le Top 16, sont au-delà des espérances.

Un des objectifs de la saison était de réussir à battre une des formations de l’ancien Top 8. Ce fut fait dès la deuxième journée, et à l’extérieur, sur la pelouse de Bobigny. Les Grenobloises ont enchaîné depuis, même si les résultats face aux grosses écuries de la poule furent plus compliqués.

C’est d’ailleurs en mode « peut mieux faire » que nous a répondu à ce sujet Emmanuel Pellorce, le manager de l’équipe, satisfait des résultats mais qui souhaite davantage sur le plan du contenu. Une exigence qui accompagne un regard résolument tourné vers le futur :

On relativise sur ce début de saison. Le calendrier était plutôt favorable. L’erreur serait vraiment de s’arrêter là, de croire que c’est bon, que le contrat est rempli. On sait encore tout l’écart qui nous sépare des meilleures, c’est vraiment un autre monde et si un jour on veut pouvoir rivaliser…

Attirer des filles plus jeunes

Justement, que manque-t-il aujourd’hui à Grenoble pour faire partie du gratin hexagonal ? « On ne veut pas ressembler à Toulouse ou Montpellier (les deux finalistes de la dernière saison, ndlr). On veut grandir à notre niveau, en prenant le temps de faire les choses bien, avec nos armes comme la qualité de vie de Grenoble ou nos universités », explique Emmanuel Pellorce.

Et bien sûr la formation. C’est en faisant grandir et progresser ses jeunes pousses que le FCG pourra se stabiliser au plus haut niveau. « C’est déjà en partie le cas puisque la plupart de nos seniors sont passées par nos cadettes. Mais c’est très clairement l’axe qu’il va falloir développer. »

L’objectif du club : attirer des filles plus jeunes, qui puissent ainsi acquérir plus rapidement les bases du jeu. « Aujourd’hui on compte 76 seniors, on descend à une soixantaine de U18 grâce à un rassemblement avec d’autres clubs et seulement une licenciée U14. Tout est à faire à ce niveau-là », reconnaît M. Pellorce.

Les a priori sur le rugby disparaissent

L’ancienne capitaine de l’équipe fanion Claudia Gallin est devenue responsable des U18 cette saison alors que des actions spécifiques vont continuer à être menées en direction de l’école de rugby :

On a l’opération « Amener une copine à un entraînement », on travaille dans le scolaire, on ouvre un entraînement dans la semaine aux filles des clubs voisins. Et puis bien sûr, on compte sur la médiation du rugby féminin, ou plus spécifiquement la nôtre puisqu’on a la chance d’être bien suivies.

L’image change et les a priori de la discipline disparaissent peu à peu. « Aujourd’hui, jusqu’à 14 ans, une fille doit évoluer avec les garçons. On espère pouvoir proposer des équipes féminines chez les plus jeunes avec le temps. »

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