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Croquis de quartiers

Saint-Bruno

Dynamique grâce à son marché, ses commerces et sa vie associative très riche, Saint-Bruno cultive une ambiance de village très appréciée des habitants.


Pascal Ripouteau

Ce géomètre de 57 ans vit à Saint-Bruno depuis seize ans.

« Je suis né à Grenoble et j’ai habité rue Charrel puis à Bouchayer-Viallet. Je connaissais donc Saint-Bruno et c’est un quartier que j’ai choisi pour la vie sociale que génère le marché : les gens viennent flâner, boire un café… Il y a un côté place de village et j’apprécie de m’installer en terrasse et retrouver des amis. Certaines personnes peuvent avoir une mauvaise image du quartier mais il n’y a pas plus de problèmes qu’ailleurs et je n’ai jamais ressenti d’agressivité. Ici, la population est un savoureux mélange de « bobos », de seniors qui vivent là depuis très longtemps, de familles avec de jeunes enfants, d’étudiants en coloc’… Il y a un vrai brassage qui me plaît et je trouve aussi le quartier très pratique : je fais toutes mes courses sur place, on est juste à côté de la gare, ce qui est parfait quand on voyage beaucoup comme moi, et on a la Poste et la MDH pour toutes les formalités administratives.»

 

Sandrine Trigeassou

Cette prof d’anglais de 42 ans vit à Saint-Bruno avec son mari et leurs deux enfants.

«J’habite le quartier depuis 2001 et j’aime son côté village. Le marché apporte beaucoup de vie : j’y fais mes courses et il y a aussi de nombreux commerces où l’on trouve de tout. J’apprécie la grande mixité du quartier : tous les pays et toutes les classes sociales sont représentés ! Pour partager cette richesse, j’ai créé l’association Cuisine sans frontières il y a trois ans. On est une trentaine à cuisiner le lundi matin à la Maison des habitants et on propose des repas sur place ou à emporter. Le 1er avril, avec l’association Beyti ma maison, on a organisé un grand repas sur la place pour renouer avec l’esprit populaire du quartier et renforcer les liens entre habitants. C’est important d’avoir des occasions de se retrouver ! C’est pourquoi je fréquente souvent le parc Marliave avec mes enfants et que j’attends avec impatience l’installation de la Dragonne, la future structure de jeux, sur la place.»

 

Guilaine Gens et Gérard Talier

Guilaine Gens et Gérard Talier tiennent depuis vingt ans Les Jardins du Monde, un magasin de produits naturels.

«On faisait les marchés, notamment l’Estacade, et on s’est installés à Saint-Bruno parce qu’on avait déjà une clientèle mais aussi parce que c’est un quartier central, où il y a beaucoup de passage avec la proximité du tram et, surtout, le marché qui attire des gens de tout Grenoble et même de plus loin. C’est pourquoi on est inquiets par rapport à la nouvelle législation du marché : on espère qu’il y aura un accord et que les producteurs n’iront pas ailleurs. Saint-Bruno est vraiment un quartier qui mérite d’être connu, il y a une vraie relation humaine : tout le monde se connaît, se dit bonjour, nos clients discutent, échangent des recettes… On connaît certains depuis très longtemps : on les a vus en poussette et aujourd’hui ils viennent avec leur bébé ! Il y a une ambiance familiale et c’est un quartier qui bouge grâce aux associations et la MDH qui organisent de plus en plus d’animations.»

 

Alain Guézou

Alain Guézou, en recherche d’emploi, habite le quartier avec ses trois garçons.

«Cela fait vingt-trois ans que je vis ici et j’y suis très attaché : on a le marché qui n’est pas cher, le tram, et on est très proches du centre-ville. Saint-Bruno est un endroit où il fait bon vivre, un quartier populaire au sens noble du terme, où toutes les populations se mêlent sans discrimination d’origine ou de religion. Tout le monde se connaît et il y a du respect entre les générations, si bien que la petite délinquance peine à s’installer.
Je suis maire de la « commune libre Berriat-Saint-Bruno » depuis quatre ans : une association qui existe depuis 1920 et s’occupe de la protection du patrimoine, tel l’abri antiatomique (notre photo). Par exemple, on s’est battus pour que la Maison Joya ne soit pas détruite. Saint-Bruno se construit beaucoup depuis cinq ans et il faut faire en sorte qu’il ne soit pas défiguré ! Cette évolution amène aussi une nouvelle population, des classes plus aisées qui créent plus de mixité sociale.»

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