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Jonathan Quard

« Sida : il est encore compliqué de constater sa séropositivité »

Jonathan Quard est volontaire, élu régional de l’association AIDES.

« Nous allons sur le terrain à la rencontre des populations les plus exposées »

Jonathan Quardest volontaire, élu régional de l’association AIDES. © Alain Fischer

 

Quelle est la vocation d’AIDES au plan local ?

Nous nous concentrons sur la prévention vers des populations ciblées, c’est-à-dire les personnes les plus exposées au risque de contamination. De ce fait, nous sommes très présents sur le terrain.

Nous allons à la rencontre des gays, bisexuels ou « hétérosexuels curieux », mais aussi des usagers de drogue, ou encore des migrants, principalement en provenance d’Afrique sub-saharienne.

 

Comment toucher ces populations exposées ?

Nous nous rendons dans les lieux festifs ou de consommation comme les bars, les boîtes, les saunas, les soirées publiques où se rendent nos publics. La population que nous visons est globalement mieux informée. Elle sait par exemple que la prise d’un traitement préventif (PrEP), permet de ne pas être contaminé.

Toutefois, la culture de la protection tend à reculer, elle n’est pas systématique, en particulier chez les jeunes qui n’ont pas vécu « les années de cendre » du sida. C’est pourquoi nous sommes conduits à nous déplacer pour faire de la prévention au jour le jour.

 

AIDES propose aussi des permanences à Grenoble ?

Effectivement. Une trentaine de volontaires dont dix salariés assurent les permanences du mercredi au vendredi et propose des aides concrètes. Certains créneaux horaires sont dédiés. Le mercredi et vendredi par exemple, nous procédons à l’échange des seringues pour ceux qui le souhaitent. Le jeudi, nous traitons plutôt les questions de santé sexuelles.

 

Aujourd’hui, est-ce que l’on vit mieux avec le Sida ?

Cela reste compliqué de constater sa séropositivité. Si médicalement, les choses se sont bien améliorées avec les traitements, socialement, ça n’a pas suivi. Les personnes subissent encore le rejet de leur famille, ou de leurs amis.

C’est un bémol dans l’évolution positive que représentent les progrès des moyens de protection et des traitements.

informationRenseignements divers
AIDES, 8, rue Sergent Bobillot. Permanences : mercredi de 17h30 à 20h, jeudi de 17h à 21h, vendredi de 14h à 16h30
téléphone 04 76 47 20 37
courriel grenoble@aides.org

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