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Pascal Pourtau

« Sida : il est nécessaire de bien informer »

Pascal Pourtau est coordinateur du Pôle Isère VIH de l’IREPS Auvergne-Rhône-Alpes (Instance régionale d’éducation et de promotion de la santé).

« Aujourd’hui tout s’est complexifié, en matière de prévention, de dépistage, de traitement. Le besoin d’information et d’actualisation des connaissances est très fort. »

Pascal Pourtau, coordinateur du Pôle Isère VIH de l’IREPS Auvergne-Rhône-Alpes. © Alain Fischer

Pourquoi un centre documentaire, quelle est sa vocation ?

On trouve chez nous des supports documentaires et des outils pédagogiques, concernant le Sida, mais aussi les IST (infections sexuellement transmissibles) et les hépatites.

Nous sommes avant tout un centre de ressources et un relais pour les acteurs de terrain, qu’ils soient impliqués quotidiennement comme les associations ou qu’ils se mobilisent ponctuellement : nous sommes sollicités par les infirmières scolaires, les MJC… Et d’une manière générale, le centre documentaire est ouvert à tous.

 

En quoi les progrès médicaux changent-ils la donne ?

Tout s’est complexifié. Prenons le dépistage. Les outils se sont largement diversifiés et il existe désormais des tests rapides. La prise de sang n’est plus la seule voie et le passage par un professionnel de santé n’est plus obligatoire. On peut se tourner vers une association, comme Aides par exemple, et depuis 2015 acheter un autotest en vente libre en pharmacie. Le dépistage se déplace, le besoin en information aussi.

 

Les outils de prévention ont-ils eux aussi évolué ?

Oui, énormément. On parle maintenant de prévention combinée ou diversifiée. Pendant 20 ans, on n’a connu que le préservatif, masculin ou féminin. Aujourd’hui, le traitement est aussi un outil de prévention : une personne séropositive sous traitement, avec une charge virale indétectable, ne transmet plus le virus à ses partenaires.

Le traitement est aussi utilisé comme protection pour les personnes séronégatives, avant exposition (PrEP). Il ne s’agit évidemment pas de traiter 40 millions de Français, mais des personnes ciblées, qui ont par exemple beaucoup de partenaires et sont en difficulté avec la prévention classique.

On est sorti du système binaire « préservatif ou non », c’est un changement radical en termes de responsabilité.

Notre rôle est d’expliquer, d’accompagner tous les acteurs impliqués dans la prévention.

 

L’information a-t-elle aussi un rôle social ?

Elle permet de sensibiliser aux questions de discrimination. Les thérapeutiques ont évolué beaucoup plus vite que les mentalités. Au moins une personne séropositive sur trois est victime de discrimination, dans le milieu médical, sa vie privée ou professionnelle.

L’actualisation des connaissances permet de lutter contre les idées reçues ou dépassées.

informationRenseignements divers
Accueil documentaire :23, avenue Albert 1er de Belgique
lundi de 13h30 à 17h00 ; mardi, mercredi et jeudi : de 8h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 ; vendredi : de 8h00 à 12h30
téléphone 04 57 58 26 84
courrielhttp://www.ireps-ara.org/ind/m.asp

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