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Air, climat, ça n’attend pas !

Alors que va s’ouvrir à Paris le sommet international sur le climat (COP21), l’air, l’énergie et le climat sont au cœur des politiques publiques de Grenoble. Pour protéger la santé des habitants, pour offrir une ville agréable à vivre et végétalisée, avec des espaces dédiés aux autres usages que la voiture, et pour bâtir une ville au bénéfice des générations futures.

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Eclairage public (- 50 % de consommation escomptés grâce au Plan lumière), nouveau Plan local d’urbanisme (qui impose à toute construction des normes d’isolation plus fortes que la réglementation nationale), Plan écoles (six nouvelles écoles et un programme de réhabilitation de l’existant sur la sécurité, l’étanchéité et l’isolation thermique), 50 % de bio et/ou de local dans les cantines scolaires pour favoriser les circuits courts, généralisation du 30 km/h au 1er janvier 2016, Plan municipal de santé, végétalisation de la ville et programme« Jardinons nos rues », signature d’un protocole pour lutter contre les pics de pollution… ces quelques exemples illustrent l’engagement de la Ville de Grenoble et ses possibilités d’action dans une politique pour améliorer la qualité de l’air que nous respirons, favoriser la transition énergétique et aider à lutter contre le dérèglement climatique.

Des objectifs de taille

Grenoble et son agglomération ont une action ancienne et reconnue. Dès 2005, un Plan climat local (le premier de France !) engage la réduction des gaz à effet de serre. Les émissions ont diminué de 18 % entre 2005 et 2013, en adéquation avec les objectifs fixés pour 2014. Elles atteignent ainsi désormais 3,4 tonnes par habitant.

Il reste du chemin à parcourir avec le nouveau Plan air énergie climat, qui fixe à moins 35 % les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020, et moins 50 % pour 2030. Les efforts doivent se poursuivre particulièrement sur les secteurs des bâtiments et du transport.

Un levier fort : le bâtiment

« La conception des nouveaux projets doit s’appuyer dès le départ sur de l’expertise d’usage, sur des bâtiments performants pour une consommation énergétique plus sobre, prendre en compte les questions d’ensoleillement, penser les liaisons avec les transports publics… » rappelle Vincent Fristot, adjoint à l’urbanisme, au logement, à l’habitat et à la transition énergétique.

À Flaubert ou sur la Presqu’île, les zones d’aménagement permettent de faire ces travaux pratiques, comme a pu l’être en son temps la ZAC de Bonne. Grenoble s’appuie aussi sur des outils métropolitains, comme Mur Mur qui permet des campagnes de rénovation sur les copropriétés privées : mi-2015, 27 chantiers étaient terminés (1 263 logements), 30 en cours (soit 1 841 logements) et 27 en phase de démarrage (1 363 logements).

La Ville aide aussi les bailleurs sociaux à engager les travaux de rénovation de leur patrimoine. Parmi les grosses opérations en cours ou venir : l’Arlequin et Mistral, après Moyrand ou encore Teisseire.

« C’est aussi de l’emploi local créé », précise Vincent Fristot, « un pilier d’action de politique publique pour mettre en œuvre des engagements pris, qu’on espère les plus forts possible au niveau de la COP21. »

Ne pas oublier l’air intérieur

En matière de qualité de l’air, Grenoble n’est certes pas la ville la plus polluée, et le niveau de pollution constaté baisse. Mais il faut savoir que, si on parle souvent des pics, la pollution est nocive même quand elle est faible. D’où le travail mené avec l’État, la Métro, le SMTC, le Grésivaudan et le Voironnais pour agir très en amont (cf. encadré sur le protocole contre les pics de pollution).

L’air que nous respirons à l’intérieur des bâtiments est aussi une préoccupation permanente. Sa qualité est souvent plus mauvaise qu’à l’extérieur : les produits utilisés dans les matériaux (par exemple les solvants dans les colles et les peintures) sont en cause. C’est pourquoi une évaluation de la qualité de l’air a été faite dans l’ensemble des écoles maternelles de la ville en 2012 et des crèches en 2013, pour remédier aux dépassements constatés : améliorer les aérations, choisir des produits moins toxiques lors des travaux de rénovation, vérifier la qualité du mobilier, changer les produits d’entretien.

C’est un enjeu qui concerne également chacun, chez soi.

Grenoble, ville respirable

La Métro a été retenue par le ministère de l’Écologie parmi les vingt collectivités labellisées « Villes respirables en 5 ans ».

Cet appel à projets a pour but de faire émerger des villes tests volontaires qui expérimenteront des mesures radicales pour la qualité de l’air afin de faire baisser sensiblement, dans un délai de 5 ans, la pollution.

Les villes devront proposer des actions sur les transports et la mobilité, le bâtiment (avec des plans ambitieux de rénovation énergétique des logements et une nouvelle conception urbaine) et le transport de marchandises. Elles devront aussi créer ou préfigurer une zone à circulation restreinte, où seuls les véhicules les moins polluants pourront circuler.

Cet appel s’adresse prioritairement aux villes couvertes par un plan de protection de l’atmosphère, ce qui est le cas pour l’agglomération grenobloise. Le label Ville respirable ouvre des financements et un appui technique de la part de l’État et de l’Agence de l’énergie, l’Ademe.

Mieux gérer les pics de pollution

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Le conseil municipal adopte le 16 novembre 2015 un « Protocole d’accord sur les mesures à mettre en œuvre pour réduire la durée et l’intensité des pics de pollution de l’air sur la région grenobloise » pour une application à partir du 1er janvier 2016. Ce protocole partenarial porte sur les pollutions de l’air générées par les oxydes d’azote, l’ozone et les particules fines (PM10).

Il améliore l’information de la population en amont des pics. L’accès aux transports en commun (un ticket pour la journée, voire la gratuité), l’usage du vélo et l’essor du covoiturage sont facilités.

Surtout, en juin 2015, Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, a annoncé l’expérimentation de « certificats de qualité de l’air », sous forme de vignettes de couleur, pour les véhicules motorisés. Ces certificats permettent de classer les véhicules en fonction de leur niveau de pollution. Grenoble, le Grésivaudan et le Voironnais ont été retenus comme territoires tests. Ainsi, cela offre la possibilité aux collectivités de restreindre de manière progressive la circulation lors des pics de pollution aux véhicules les moins polluants (sans pénaliser ceux qui ont des véhicules plus vertueux).

Plus d’info… sur grenoble.fr et lametro.fr

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