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Biennale des villes en transition : Grenoble, en première ligne

Remettre du positif dans le futur : c’est le pari de la transition, porté par un nombre croissant de villes partout dans le monde. Œuvrant pour une société plus durable, la transition renouvelle les relations qu’entretiennent les habitants avec leur territoire, pour viser plus d’équité, de démocratie et de mieux-vivre.
Une ambition-clé à Grenoble, riche de sa tradition d’innovation et d’une imagination sociétale féconde. C’est donc tout naturellement qu’elle lance la Biennale des Villes en transition du 9 au 12 mars. Un événement qui rassemble du local à l’international, autour des défis pour les villes au XXIe siècle.

 

 

Il est l’initiateur du mouvement des Villes en transition (lire encadré ci-contre), qu’il a créé dès 2005.
Rob Hopkins, professeur britannique de permaculture, s’est fait connaître grâce à son engagement dans la petite ville de Totnes, dans le Sussex (sud-est de l’Angleterre).

Le film Demain, de Cyril Dion et Mélanie Laurent, succès au box-office en 2016, lui a offert une notoriété internationale. Invité à Grenoble le 28 janvier dernier à l’occasion des vœux du maire, Rob Hopkins a expliqué sa démarche devant un large public.

« Nous savons ce que nous ne voulons plus dans notre société », a-t-il avancé en soulignant l’évolution parallèle des courbes de la consommation d’engrais chimiques et de la solitude. « Passons maintenant à ce qu’on souhaite réellement de positif et regardons comment mettre nos idées en actes. De la même manière que les hommes se sont accrochés à l’idée, quinze siècles durant, que la Terre formait le centre de l’univers, beaucoup d’habitudes mentales restent ancrées, conduisant à l’impasse écologique et sociale que l’on sait. Heureusement, les choses bougent. À Totnes mais aussi dans des grandes villes du monde. Un peu partout sur la planète, des initiatives locales bâtissent un autre modèle de vie, fondé sur l’innovation, l’usage et le partage. »

Des quartiers impliqués

Que ce soit en matière d’éducation solidaire, de pratiques agricoles ou encore d’énergie partagée, l’imagination reprend le pouvoir. Un pouvoir mieux distribué : « Dans tous ces domaines, nous devons démontrer que la puissance publique est une puissance d’avenir. Et que les habitants peuvent être les acteurs du changement », complète Éric Piolle, maire de Grenoble.

pour réussir le monde de demain, la transition doit agréger l’intérêt et les forces de tous.

C’est déjà le cas à Grenoble, où des projets éclosent, insufflés par les habitants eux-mêmes, mais aussi par les écoles ou des associations. Ces projets mettent en commun les apports créatifs des uns et des autres, tous soucieux de redonner du sens à la vie de quartier.

Celui de Saint-Laurent par exemple, qui mise sur son « laboratoire post-carbone » pour promouvoir l’agriculture urbaine et renforcer les liens intergénérationnels. Dans le quartier de la Capuche, plusieurs structures agissent ensemble pour répondre avec plus d’efficacité aux enjeux de la solidarité. À la Villeneuve, les associations mobilisent les habitants dans la co-construction de projets pour l’avenir de leur quartier…

Rassembler les énergies

Ces initiatives, et tant d’autres, seront présentées à travers les ateliers, tables rondes et rencontres de la Biennale des Villes en transition. Durant quatre jours, cet événement, qui succède à l’ancienne Biennale de l’Habitat durable, mettra en perspective des thèmes aussi variés que le climat, la biodiversité urbaine, la gestion de l’énergie, la démocratie participative et la solidarité.

Avec le témoignage de grandes villes étrangères et de nombreux retours d’expérience par les acteurs engagés sur le terrain, cette Biennale promet de s’adresser au public le plus large. Il ne pourrait d’ailleurs en être autrement : pour réussir le monde de demain, la transition doit agréger l’intérêt et les forces de tous.

Une idée portée par Nicolas Hulot, parrain de l’événement : « La transition est un projet collectif qui nous invite à construire sur ce que nous avons en commun. »

informationRenseignements divers
Biennale des Villes en transition, du 9 au 12 mars.
courrielhttp://villesentransition.grenoble.fr/

biennale des villes en transition

Comme si vous y étiez !

Du 9 au 12 mars, Grenoble va vibrer intensément au rythme de la biennale. Une cinquantaine de rendez-vous ponctuent l’événement, ouverts au grand public durant deux jours. L’occasion de mieux saisir les enjeux de la transition et, surtout, de découvrir des initiatives positives, concrètes, utiles, engagées, et résolument inspirantes !

 Habiter durablement

Le bois et la terre sont-ils des matériaux d’avenir pour nos villes ? Quelle performance énergétique peut-on atteindre dans les nouveaux logements ? La thématique de l’habitat durable sera explorée au cours de la Biennale, avec des tables rondes sur les innovations mises en œuvre dans les écoquartiers de Grenoble et les matériaux bio-sourcés (CCI de Grenoble, 9 mars, de 16h à 17h30) et sur la construction bois (la Plateforme, 10 mars, de 16h à 18h).

Des ateliers d’écoconstruction grand public (la Bifurk, 12 mars, à partir de 14h), la visite du prototype de bâtiment en terre et bois Terra Nostra dans le quartier Flaubert (12 mars, à partir de 14h30) et une balade à travers Grenoble pour découvrir ses constructions bois (office de tourisme, 12 mars, de 10h à 12h) illustrent l’approche. Un prix de l’habitat durable sera décerné au Musée de Grenoble le 9 mars à partir de 18h30.

Faire pousser les jardins en ville

L’idée suit son chemin : les jardins sont nécessaires à l’équilibre des villes, non seulement pour leur contribution décorative ou alimentaire mais aussi pour la fonction sociale qu’ils exercent. Différents jardins partagés poussent à Grenoble, dont celui du Poucet, à la Villeneuve, qui ouvrira ses carrés au grand public le 11 mars dès 13h.
Une initiation à compléter par une visite au laboratoire post-carbone du quartier Saint-Laurent, le lendemain (15h, devant la Casemate).

Mobilité : changement à grande vitesse

Comment se déplacer en ville en minimisant l’impact des kilomètres consommés ? Quels aménagements possibles du territoire pour raccourcir les distances ? La thématique sera abordée de la manière la plus pratique possible à travers un parcours expérimental des modes de déplacements alternatifs (auto-stop, vélo, autopartage) entre Grenoble et Brié-et-Angonnes (11 mars, à partir de 9h).

Deux tables rondes se focaliseront sur les nouvelles mobilités (ancien Musée de peinture, 11 mars, de 14h à 15h30) et la nécessité de se déplacer autrement à Grenoble (CCI, de 11h à 12h30, en présence des entreprises).

Économie : vers le partage

Comment réorienter la production de richesses au service du territoire et de ses habitants ? Quelles formes notre travail pourra-t-il revêtir demain ? Ces questions sur une économie nouvelle articuleront le débat organisé au Musée de Grenoble (10 mars, de 16h à 17h30).

Sur le terrain, la Biennale invite les Grenoblois à découvrir les projets de commerces et d’entreprises financés par l’épargne citoyenne, à l’occasion d’une randonnée économique le 11 mars. Et propose de partir à la découverte de l’Éléfan, le premier supermarché solidaire à Grenoble. Son créateur Maxime Bertolini sera présent à la Cinémathèque le 11 mars à 14h pour expliquer le concept associatif du magasin, où des membres engagés donnent de leur temps pour son fonctionnement.

Ce débat s’appuiera sur la projection du film documentaire Food Coop, qui relate l’expérience d’un supermarché autogéré à New York (à partir de 17h).

 

Teaser de la Biennale des Villes en transition

informationRenseignements divers
http://villesentransition.grenoble.fr/programme/

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