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Grenoble, terre d’accueil

Grenoble arrive en tête des villes françaises pour l’accueil et la vie des étudiants en 2016. Plus qu’une consécration, une confirmation pour la cité alpine qui n’a jamais quitté le Top 3 de ce classement. Derrière ces chiffres flatteurs se glisse une réalité plus globale : c’est grâce à sa tradition d’accueil que Grenoble s’est construite et se transforme. Si les étudiants français et étrangers la plébiscitent, les populations du monde entier la convoitent aussi, pour son écrin montagnard et son identité unique. Depuis plusieurs décennies, Grenoble conjugue qualité de vie, dynamisme économique et culturel, démarches sociales innovantes, dessinant une véritable mosaïque

La même information tombe régulièrement sur les téléscripteurs mais elle fait toujours plaisir. Au palmarès général des villes étudiantes 2016-2017, Grenoble arrive en pôle position du classement du magazine l’Etudiant.

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Première sur 43 villes passées au crible, à partir de quinze critères classés en cinq catégories : attractivité, formation, vie étudiante, cadre de vie et emploi. La grille d’évaluation tient notamment compte de l’évolution du nombre d’étudiants sur dix ans, de la richesse de l’offre de formation, des salles de spectacles, de la mobilité, du logement et de l’emploi.

Sur le plan culturel, l’enquête souligne en particulier l’importance accordée aux initiatives locales, relativement plus nombreuses qu’à Paris. C’est aussi à Grenoble que l’on relève un taux d’étudiants sportifs licenciés deux fois plus important que dans la capitale. Avec elle, la cité des Alpes fait jeu égal en matière de transports publics (densité du réseau, tarifs) et marque un score deux fois plus élevé dans le domaine du logement. La livraison en cours de centaines de logements étudiants sur l’écoquartier de la Presqu’île devrait consolider la place de Grenoble sur cet aspect.

Internationale depuis les grandes migrations industrielles, mobilisée sur les défis climatiques et sociaux post Cop 21, Grenoble donne sa place à chacun.

Mixité économique et richesse humaine

Si l’innovation occupe une place centrale, beaucoup d’emplois sont générés par des secteurs très différents : le bâtiment, les services, la production, l’alimentaire, l’économie sociale et solidaire. De quoi offrir un brassage plus large que l’afflux de cadres et chercheurs du monde entier ne le laisserait croire.

C’est ici aussi que réside la clé de l’identité grenobloise : la capacité de la ville, depuis un siècle, à favoriser les mixités, tant sociales qu’économiques ou culturelles, et une énergie pour redonner à la citoyenneté les moyens de son expression la plus diversifiée.

 

Rassemblement AJAV« C’est dans cette ville que l’on trouve la Maison de l’international, lieu de rencontres, d’expositions, de conférences et de cultures » analyse Bernard Macret, adjoint aux solidarités internationales. « C’est aussi une maison citoyenne qui accueille étudiants et chercheurs étrangers. »

 

Une ville engagée

Grenoble est aussi la ville qui a vu naître la première union de quartier en France, le premier bureau du planning familial, les premiers centres de santé. Et le premier groupe d’action municipale, sous Hubert Dubedout, en prélude à la large panoplie d’initiatives citoyennes et participatives en cours de déploiement.

Internationale depuis les grandes migrations industrielles, mobilisée sur les défis climatiques et sociaux post Cop 21, Grenoble donne sa place à chacun. Plus de 3 000 jeunes non-francophones font au moins une partie de leurs études chaque année à Grenoble. Dans une Université engagée, qui accueille aussi des étudiants réfugiés, « cela correspond pleinement aux valeurs historiques de Grenoble et c’est aussi un pari important pour l’avenir de la France », assure Lise Dumasy, présidente d’Université Grenoble-Alpes. Les étudiants sont concernés mais aussi les plus jeunes.

Dans les écoles primaires, les sections internationales (Jean Jaurès, Bizanet, Painlevé, Cornélie Gémond…) confirment le statut de Grenoble en tant que « cité du monde ». Ces classes garantissent aux enfants concernés un programme pédagogique qui fait une place à celui de leur pays d’origine.

Par ailleurs, Grenoble peut s’enorgueillir d’une Cité scolaire internationale, publique et gratuite, qui accueille indifféremment des élèves français et étrangers.

« De quoi semer de bonnes graines dans un terreau international » souligne Bernard Macret. « La génération ainsi préparée perpétuera la tradition d’accueil de Grenoble. »

Paroles d’étudiants

Français, étrangers, réfugiés : ils étudient à Grenoble et témoignent de leur vie sous nos latitudes montagnardes.

© Richard Gonzalez

© Richard Gonzalez

Julie Polge arrive de Nîmes. Elle poursuit des études en communication et culture scientifique et technique à l’Institut de la Communication et des Médias, à Echirolles.

« Je suis ici parce que Grenoble est très réputée pour la qualité de son enseignement. Mon compagnon y vit depuis trois ans. Et puis avant moi, ma mère et ma grand-mère sont venues y faire leurs études ! » Lorsqu’elle était toute petite déjà, sa famille lui vantait les charmes de la ville : « On m’avait conseillé Grenoble pour sa qualité de vie, ses montagnes, ses pistes cyclables et je ne suis pas déçue. » Attirée par la nature et les massifs qui entourent la ville, Julie n’a pas spécialement l’âme d’une citadine.

Mais Grenoble lui fait tourner la tête : « Il y a énormément d’événements, j’aime beaucoup la programmation du Théâtre municipal et de l’Amphidice, même si je ne suis pas quelqu’un qui sort beaucoup. » Julie fréquente aussi la Casemate et son Fab Lab, « pour l’incroyable variété des activités qu’on peut y faire, et pour l’imprimante 3D ! »

Celle qui a commencé ses études à Lyon a trouvé en Grenoble « un charme supérieur, une ville plus aérée et verdoyante ». Prochaine étape : adhérer à la LPO. « Je rêve d’observer le tichodrome échelette sur les falaises de la Chartreuse, c’est un oiseau qui me fascine ! »

 

 

© Richard Gonzalez

© Richard Gonzalez

Qui a dit que l’Université ne préparait pas les futurs chefs d’entreprise ? Pas Jean-Philippe Péméant, créateur d’une agence de communication vidéo, Black Sheep Studio, en bénéficiant des services spécifiques offerts par le campus. Entre deux choix de carrière après son diplôme d’ingénieur en micro- et nanostructures, ce Valentinois a opté pour le statut de D2E, Diplôme d’étudiant-entrepreneur.

Le dispositif Pépite Ozer de l’UGA lui a proposé un espace de coworking pour développer son projet, avec mise à disposition de matériel et accompagnement à la structuration de la future entreprise. « J’ai appris à définir une organisation, à concevoir un marché… J’ai aussi rencontré des experts juridiques et commerciaux, dans le cadre du réseau des trois Pépites, avec Clermont-Ferrand et Lyon. Enfin, l’UGA m’a apporté sa confiance en me soumettant des premiers projets. »

Dans quelques semaines, Black Sheep Studio sera immatriculée au Registre du commerce et des sociétés de Grenoble. Son point fort ? Une lente maturation, des soutiens solides et toute la culture acquise à l’Université par son jeune dirigeant. Pour autant, Jean-Philippe Péméant ne devrait pas rester dans la capitale des Alpes toute sa vie : « J’ai des attaches très fortes dans la Drôme, même si j’aime bien Grenoble pour son cadre de vie. La ville m’aura permis d’envisager plusieurs choix professionnels. Grenoble m’aura fait grandir. »

 

© Richard Gonzalez

© Richard Gonzalez

Originaire de Bamako, Modibo Kané termine à Grenoble son Master 2 en économie du développement.

Pourquoi Grenoble ?

« J’avais la possibilité de poursuivre mes études au Mali, mais pas dans la spécialité que je voulais. Un de mes professeurs a fait sa thèse ici et m’a informé de l’existence de bourses spécifiques, alors j’ai postulé. »

Tout se passe bien pour Modibo, qui a reçu, dit-il, « un très bon accueil de la part de ses professeurs et de la Fondation UGA. » Il a retrouvé à Grenoble des compatriotes qui ont facilité son intégration, notamment pour la partie administrative. Seul petit bémol : la résidence Condillac où il loge, un peu trop « ancienne » à son goût et qui ne lui offre pas une bonne connexion Internet.

 

© Richard Gonzalez

© Richard Gonzalez

De son côté, Nassima Belmessabih se dit « impressionnée par la qualité de vie des étudiants à Grenoble » et « émerveillée » par la vue sur les montagnes, notamment depuis la Bastille, « d’où l’on aperçoit le Mont-Blanc ».

Ce sont d’autres étudiants algériens passés avant elle qui l’ont encouragée à venir dans la capitale des Alpes. Déjà ingénieure en biotechnologie et forte d’une première expérience professionnelle, elle a obtenu une bourse d’excellence pour booster sa carrière, à travers un Master 2 du programme Erasmus Biohealth Computing, avec la partie pratique à Barcelone et la théorie à l’UGA.

« J’ai la volonté d’apporter quelque chose d’utile à mon pays quand j’aurai ce bagage. Quant à Grenoble, je crois que c’est aussi une chance pour la ville d’accueillir autant d’étudiants étrangers. »

 

© Richard Gonzalez

© Richard Gonzalez

En 2015, Satine Shahbazyan a fui sa Russie natale avec son compagnon, alors que celui-ci était « persécuté et menacé par le régime politique de Moscou. »

La France leur apparaissait depuis toujours comme un terre d’accueil et de paix mais lorsqu’ils sont arrivés à Marseille, Satine a dû déchanter : « Nous avons eu de grosses difficultés pour nous intégrer, j’étais très triste. »

On leur parle alors de Grenoble, d’une université « où il est plus facile de se faire des amis. » Satine y a mis au monde un petit Arno et la voilà inscrite au Centre d’études universitaires françaises (CUEF), pour passer son diplôme de traductrice, grâce au dispositif Passerelle Solidarité, en partie financé par la Fondation UGA. « J’aimerais beaucoup m’installer définitivement en France. Je voudrais travailler dans l’audiovisuel, faire du doublage de voix. Je remercie du fond du cœur l’Université de Grenoble et les gens du CUEF pour nous avoir donné cette chance. »

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