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Un patrimoine à redécouvrir

Récemment labellisée « Ville d’art et d’histoire », Grenoble jouit d’un patrimoine d’une diversité exceptionnelle, qui se donne à lire progressivement et ménage des découvertes ! Car s’il est constitué d’éléments qui témoignent de plus de 2 000 ans d’histoire, il se caractérise aussi par une singularité forte et une modernité qui peuvent s’avérer déroutantes. Mieux accompagner les Grenoblois dans la découverte et l’appropriation de cette richesse, inventer des solutions nouvelles pour sa préservation et sa valorisation, faire de cet héritage une source d’inspiration pour l’avenir : tels sont les défis à relever pour que cette « Ville d’art et d’histoire » s’affirme aussi comme une ville de demain.

Ville de montagne, ville sportive, ville de recherche et de technologie, ville de cultures, ville étudiante, ville résistante, ville métissée, ville solidaire… Grenoble est composée de multiples facettes.

 

Seule ville française aux portes de deux parcs naturels régionaux (Chartreuse et Vercors) et bientôt trois (Belledonne), elle est aussi limitée par ses contraintes naturelles. Les trois massifs qui l’entourent forment un écrin magnifique mais son accès est longtemps resté difficile à cause de l’Isère et du Drac.

Au XIXe siècle, ces contraintes deviendront des atouts avec l’exploitation Porte de France du calcaire par Louis Vicat, qui invente le ciment prompt, ou la puissance des chutes d’eau convertie en hydroélectricité, la fameuse « houille blanche ». Un passé industriel qui inaugure sa tradition de ville d’innovation, tandis qu’en 1968 l’organisation des Jeux olympiques, accompagne le boom démographique de la ville.

Une ville mosaïque

Le maire de Grenoble, Eric Piolle, raconte :

« Grenoble est une mosaïque de traces qu’il nous faut décoder, interpréter, relier, pour lui donner du sens et se l’approprier.Ville en continuelle transition, Grenoble abrite des indices multiples de son histoire. Ses habitants s’y forgent un récit collectif, une histoire partagée. »

La ville conserve l’empreinte de ses permanentes adaptations et recompositions à travers tous les siècles. Avec ses sites datant du IVe siècle (baptistère, premières fortifications), ses églises du Moyen-Âge (Notre-Dame, Saint-André), ses édifices du XVIIe (couvent Sainte-Marie d’en Haut), Grenoble compte trente-cinq édifices protégés au titre des monuments historiques.

Grenoble, c’est aussi une histoire, des faits et des personnalités

Reconnue plus spécifiquement pour son patrimoine du XXe siècle, la ville abrite de nombreux bâtiments labellisés : la tour Perret, seul vestige de l’Exposition universelle de 1925 qui fut la première et la plus haute construction en béton armé d’Europe, ainsi que plusieurs constructions en ciment moulé des années vingt (l’immeuble des Éléphants rue Félix Poulat ou le Garage hélicoïdal de style Art déco rue Bressieux).

Les Jeux olympiques d’hiver – dont on célébrera bientôt le cinquantenaire – transforment radicalement la ville. De cette période, Grenoble hérite d’édifices nouveaux caractérisés par la prédominance du béton qui autorise des réalisations ingénieuses : l’Hôtel de ville, les Trois tours, le Village Olympique, le Stade de glace/Palais des sports, la gare… L’irruption de la modernité s’affirme aussi avec le Symposium de sculpture (1967).

Grenoble s’affirme comme une ville en transition, forte de son passé pour mieux aborder l’avenir

Grenoble, c’est aussi une histoire, des faits (Journée des tuiles, Résistance…) et des personnalités (Stendhal, Lesdiguières, Louis Neel…) qui ont forgé son identité. Une mémoire qui reste vivante grâce à l’implication de nombreux acteurs : Bibliothèque d’étude et du patrimoine, musées, office du tourisme, cinémathèque, associations… et des temps forts comme les Journées du patrimoine, à vivre les 16 et 17 septembre prochain.

Une ville d’hier et de demain

Eric Piolle précise :

« Le label “Ville d’art et d’histoire” que la Ville vient d’obtenir, témoigne de la volonté de renforcer, ensemble, la relation que les habitants nourrissent avec notre patrimoine, d’en favoriser la transmission et la compréhension ».

Le label vise à faciliter la lecture de la ville dans son ensemble et participera à la construction d’un récit commun sur lequel s’appuyer pour inventer la ville de demain.

Et si Grenoble est une ville en mouvement, une terre d’innovation qui a toujours su tirer profit de ses atouts comme de ses contraintes, c’est parce qu’elle a su prendre des leçons de l’histoire de son territoire.

Aujourd’hui, il s’agira aussi d’inventer des modes de développement inédits. C’est l’enjeu de projets comme les ZAC Flaubert et Esplanade, ou encore la Presqu’Île, identifiée pour son exemplarité en matière environnementale.

En construisant autrement, en s’appuyant sur ses richesses naturelles (eau, bois), en innovant en matière de transports et de solidarité, Grenoble s’affirme comme une ville en transition, forte de son passé pour mieux aborder l’avenir.

De nouveaux éclats pour la tour Perret

Un audacieux système d’éclairage de la tour Perret sera dévoilé à l’occasion des Journées du patrimoine le 16 septembre 2017 au soir.

Ce projet innovant est mené conjointement par les Instituts universitaires de technologie (IUT) et la Ville de Grenoble.

L’idée ? Mettre en valeur à la fois le savoir-faire technologique grenoblois et un symbole du patrimoine de la ville, qui doit être réhabilité à l’horizon 2020.

Rendez-vous samedi 16 septembre à partir de 20h au parc Paul Mistral, au pied de la tour Perret. Celle-ci sortira alors enfin du noir ! Une démonstration du système de programmation lumineuse à distance sera réalisée par les IUT.

expo

Les Jeux olympiques s’exposent !

L’Avipar, association de valorisation du patrimoine régional, présente jusqu’en décembre l’exposition « Grenoble olympique au cœur de ses montagnes » : une série de maquettes pour apprécier le patrimoine architectural des J.O de 1968 et mieux comprendre comment ils ont transformé la ville.

Depuis trente ans, l’Avipar (Association de valorisation et d’illustration du patrimoine architectural régional) regroupe des personnes en situation de handicap et des bénévoles autour de la réalisation de maquettes.

Des objets d’une rare finesse et d’une grande précision, dont la fabrication prend entre un et cinq ans. Celle-ci s’appuie en effet sur un important travail préparatoire (recherche documentaire, repérage sur le terrain, prise de relevés et de photos) qui se poursuit à l’atelier (dessins, plans, préparation des socles, moulages, découpe, collage, peinture…).

Revivre les J.O de 68

Ces petites merveilles viennent à la rencontre du public tout simplement. Ainsi, pour donner une vision des jeux qui ne se limite pas aux épreuves sportives, l’expo présente l’Anneau de vitesse, le Palais des sports, la vasque olympique mais aussi le Village Olympique.

Ces créations sont accompagnées de panneaux explicatifs sur la structure et sur Grenoble avant et après les J.O, de photos montrant les équipements en construction et d’infos sur la cérémonie d’ouverture.

La maquette du Palais des Sports

Comprendre la construction de la ville

On découvre aussi la maquette du plan Bernard, qui a défini les aménagements urbains réalisés lors des Jeux.

Enfin, tout autour, des maquettes de l’habitat traditionnel des massifs ayant accueilli des épreuves (Chartreuse, Oisans, Belledonne et Vercors), ainsi qu’une carte IGN (Institut géographique national) d’origine, remise en état par l’Avipar, permettent au public de visualiser l’ensemble des sites.

Pour les plus curieux, des conférences sont proposées par des spécialistes pendant toute la durée de l’expo, tandis que des visites scolaires sont prévues pour sensibiliser les plus jeunes. Un avant-goût avant les célébrations du cinquantenaire des J.O l’hiver prochain !

informationRenseignements divers
À la Plateforme, Ancien musée de peinture, place de Verdun. Du 13 septembre au 3 décembre. Entrée libre.

anniversaire

Happy Birthday tramway !

Entre Grenoble et le tramway, c’est une longue histoire ! Car s’il fête aujourd’hui ses trente ans, sa présence dans la ville remonte au XIXe siècle.

Mis en service en 1897, avec une vitesse qui n’excède pas les 30 km/h, il est abandonné en 1952 au profit du « tout-voiture » alors que son réseau couvre des centaines de kilomètres.

Ce choix est remis en cause avec le choc pétrolier, la pollution et les embouteillages urbains. Hubert Dubedout, maire de Grenoble, lance des études à la fin des années 70, en même temps qu’il réalise la première piétonnisation du centre-ville. Et, en 1987, Grenoble est la seconde ville de France à renouer avec le tramway.

Aujourd’hui, le réseau a une longueur de 40 km : il comporte cinq lignes et est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. Son implantation s’est accompagnée d’une importante requalification des espaces publics : de longues bandes de gazon plantées d’arbres assurent une continuité à la fois visuelle et historique reprenant, sur les lignes C et E, les tracés de l’enceinte Haxo ou du cours Saint-André, l’un des plus anciens de la ville.

Le 30 septembre, dans le cadre des journées Mouv’2017 organisées par le SMTC, les Grenoblois sont invités à célébrer son anniversaire sur le thème des années 80.

Au programme : une expo photos sur les travaux du tram, des déambulations dans la ville, des animations théâtrales, musicales et graphiques pour sensibiliser chacun à la mobilité durable.

photo

Sous un autre angle

À l’Ancien musée de peinture, l’expo « Architecture du XXe siècle – Grenoble sous un autre angle » est une invitation à parcourir un siècle d’architecture grenobloise à travers une série de superbes photos signées Bruno Moyen.

Angle Edouard Rey / Félix Viallet © Bruno Moyen

Ce photographe grenoblois, qui se passionne de longue date pour l’architecture urbaine, s’intéresse aux immeubles de Grenoble depuis février 2016.

« Le projet a débuté avec les bâtiments construits en 1925 pour l’exposition universelle de la Houille Blanche qui inaugure ce qu’on appelle l’ère du béton. Très vite, je me suis pris au jeu et le panel s’est élargi à l’ensemble des constructions du XXe, jusqu’à compter plus de 180 photos ! »
L’expo présente une sélection d’une quarantaine de clichés qui proposent une interprétation inédite de bâtiments que l’on côtoie au quotidien.

Le photographe utilise une technique particulière qui consiste à isoler visuellement les bâtiments et à les photographier sans lignes fuyantes, avec un traitement d’angles tout à fait singulier. Le résultat est aussi surprenant que spectaculaire.

Des immeubles d’habitation de la rue de la République au boulevard Joseph Vallier en passant par la rue Condorcet, sans oublier quelques équipements emblématiques comme le Palais des sports ou la Bibliothèque d’étude et du patrimoine, cette expo est une formidable balade au cœur de notre patrimoine architectural.

C’est aussi, pour chaque Grenoblois, l’occasion de redécouvrir sa ville sous un angle insolite.

informationRenseignements divers
À l’Ancien musée de peinture, place de Verdun, du 13 au 30 septembre (du mercredi au samedi de 13h à 19h, les 16 et 17 septembre de 10h à 19h). Entrée libre.

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