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histoire

Une longue tradition d’accueil de l’autre

L’accueil qui caractérise aujourd’hui Grenoble s’inscrit dans la pleine continuité de son histoire. « C’est une longue tradition que d’accueillir l’autre à Grenoble », évoque Bernard Macret, adjoint aux solidarités internationales.

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Dès le décollage industriel de Grenoble, la ville a accueilli des ressortissants italiens, espagnols et arméniens notamment, pour ses activités hydroélectriques, papetières et de ciment. Plus tard, à partir de la Seconde Guerre mondiale, Grenoble s’est enrichie d’autres communautés, au fil des soubresauts de l’histoire contemporaine.

Des associations d’accueil se sont créées, entretenant avec la ville des liens étroits. « L’une d’entre elles, l’Association des Sénégalais de l’Isère, est d’ailleurs une des plus anciennes associations communautaires en France, avant même sa reconnaissance légale », rappelle Bernard Macret.

Une force de proposition écoutée

Si, depuis la rentrée 2015, Grenoble fait partie du dispositif d’accueil des « Villes Solidaires », pour les demandeurs d’asile, l’expression Ville Solidaire avait déjà été brandie par le maire Hubert Dubedout dès le début des années 1970.

C’est ainsi que Grenoble fut l’une des cinq villes de France à accueillir des Chiliens au moment du coup d’État de Pinochet de 1973. « Le maire s’était déplacé lui-même pour accueillir les personnes à leur descente du train, un grand moment de fraternité » se souvient Bernard Macret.

Ces ressortissants sont aujourd’hui parfaitement intégrés dans la communauté grenobloise, à tel point qu’ils constituent une force de proposition très écoutée dans la conduite des actions de solidarité. L’association des Argentins elle-même s’est impliquée dans l’accueil des réfugiés syriens, rappelant qu’il s’agissait aussi, selon leurs mots, de « leur propre histoire ».

initiatives

Grenoble, ville solidaire des migrants

À Grenoble, des citoyens et des associations se mobilisent pour rendre la ville plus accueillante, ouverte et humaine.

personnage-6-copie Depuis juillet 2000, un Conseil consultatif spécifique offre ainsi aux résidents étrangers grenoblois un espace de réflexion et de concertation sur l’avenir de la cité. Lors des budgets participatifs, durant « la semaine pour voter » d’octobre, les étrangers ont pu se prononcer.

Inscrite au réseau des villes solidaires, la Ville a ouvert en septembre 2015 une plateforme de coordination. Celle-ci recueille des dons de matériel et des propositions d’hébergement, en lien avec le CCAS, les associations dédiées et les habitants eux-mêmes.

Autre temps fort de l’ouverture à la grenobloise : la cérémonie des parrainages républicains (voir diaporama dans A lire en complément ci-contre), organisée à la mairie. Le rôle du parrain/marraine est d’accompagner bénévolement, dans les démarches administratives et sur le plan humain, son (sa ou ses) filleul(es) le temps nécessaire à la régularisation de sa (leur) situation.

 

Innovation sociale et démarches solidaires

etats-generaux-migrationProlongement logique de ces actions : l’organisation des États généraux des migrations le 3 décembre prochain à la MC2, en présence de chercheurs, de sociologues et de personnalités telles que Daniel Carême (le maire de Grande-Synthe), Daniel Cohn-Bendit (ancien député européen) en grand témoin, ou la chanteuse malienne Rokia Traoré.

« Nous voulons que ces rencontres soient l’occasion de construire des propositions que nous inscrirons dans des cahiers de propositions que nous voulons expérimenter ici. Ainsi, nous contribuerons ensemble à faire évoluer les regards, à nous rapprocher d’une hospitalité et des droits dont les migrants que nous avons accueillis depuis des décennies ont pu exercer dans notre pays », précisent les organisateurs, le collectif Migrants en Isère.

Les États Généraux des migrations, le samedi 3 décembre, de 9h à 19h, à la MC2, avenue Paul Claudel.

ville d'accueil

Des milliers de nouveaux arrivants chaque année

Nouveaux arrivants

Chaque année, en partenariat avec l’Office du tourisme et l’AVF, la Ville organise un accueil des nouveaux arrivants.

 

162 780, c’est le nombre d’habitants que compte Grenoble en 2016 (source www.lametro.fr). Le chiffre est en progression : de 156 659 habitants en 2008, il est passé à 160 215 habitants en 2013 (source www.insee.fr).

C’est la tranche 15-44 ans, soit 50 % de la population, qui est la plus représentée, signe de la vitalité et de l’attractivité de la cité (les 0-14 ans et les 45-59 ans représentent chacun environ 15 % des habitants).

Chaque année, en partenariat avec l’association Accueil des villes françaises (AVF) et l’office de tourisme, la Ville organise un accueil des nouveaux arrivants, aux alentours de mars. Si 400 habitants en moyenne répondent à l’appel de ce moment de rencontres, de visites et d’approfondissement de la connaissance de la ville, les invitations se font sur la base d’un fichier de 6 000 noms, nouveaux arrivants ou nouveaux voisins (les nouveaux voisins sont les personnes qui ont déménagé intra-muros).

Difficile de dire avec précision d’où viennent et qui sont ces nouveaux arrivants mais, selon l’Insee, les catégories socioprofessionnelles les plus représentées à Grenoble sont les cadres, les professions intermédiaires, les employés puis les ouvriers.

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