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Nicolas Hulot

« Un nouvel état d’esprit que l’on doit faire jaillir »

Journaliste-reporter, écrivain et président de la Fondation Nicolas Hulot (FNH). Conseiller spécial pour la COP21, il est le parrain de la Biennale des Villes en transition de Grenoble.

En quoi la transition bouleverse-t-elle les modèles de la société ?

C’est un changement de modèle économique, de modèle énergétique, et j’allais dire presque de modèle culturel, parce que c’est un nouvel état d’esprit que l’on doit faire jaillir : de modestie, d’humilité et de sobriété.

Et ça ne peut pas se faire si chaque citoyen ne s’approprie pas cet objectif en se disant « c’est un enjeu commun ».

Concrètement, comment les citoyens peuvent-ils agir ?

Aider les associations, y participer, ne pas céder à la civilisation du jetable, faire réparer, s’approvisionner à un fournisseur d’énergie qui lui-même s’approvisionne à des sources d’énergies renouvelables, avoir de l’épargne responsable si on a un peu d’épargne…

Plutôt que faire les choses par automatisme ou simplement par nécessité, on fait les choses avec un tout petit peu de conscience et on prend le temps de la réflexion et du meilleur choix.
J’entends bien que la volonté des individus de s’inscrire dans une consommation responsable se heurte au fait que parfois les produits et services responsables coûtent plus cher.
Et c’est pour cela que l’action des citoyens doit être également rationalisée et encouragée par l’action politique.

Justement, comment les villes peuvent-elles s’impliquer ?

Si toutes les villes décident que leurs cantines publiques s’approvisionnent avec des produits agricoles de qualité, de proximité, qui répondent à un cahier des charges intraitable, vous pouvez créer de grandes filières qui font que ces produits-là deviendront à terme plus accessibles économiquement que les produits issus de l’agriculture traditionnelle.

Il faut penser les villes différemment et garder à la périphérie des villes des terres agricoles pour assurer une forme de souveraineté alimentaire.

La participation des villes, j’insiste bien, peut compenser le gap, le fossé, entre les objectifs de l’Accord de Paris(1) qui ne sont pas suffisants et ce que la science nous demande d’obtenir pour éviter l’emballement climatique.

(1) Accord de Paris sur le climat, obtenu suite aux négociations tenues lors de la COP21 en décembre 2015 à Paris.

 

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Nicoals Hulot dans la vidéo ci-dessous :

 

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