Actus de la ville

Accueil >Actualités >Actus de la ville>« Les pigeons laissent rarement indifférents »

Ce contenu fait partie du/des dossier(s): Budget participatif : portraits de projets

Budget participatif 2016

« Les pigeons laissent rarement indifférents »

Quatre pigeonniers contraceptifs ont été installés à Grenoble fin 2018. Chantal Grivel et Catherine Carrier, présidente de l’association Cosa Animalia, en sont à l’origine. Les deux défenseures de la cause animale ont porté ce projet au budget participatif 2016.

« Les pigeons suscitent à la fois la haine et l’amour. Ils laissent rarement indifférents », commence Chantal Grivel, l’une des deux porteuses de projet qui se bat pour la cause des pigeons depuis près de quinze ans.

En portant le projet d’installation de pigeonniers contraceptifs au budget participatif 2016, « on voulait offrir une autre image de cet oiseau en ville », continue-t-elle.

Quatre pigeonniers

Fin 2018, Grenoble a donc rejoint la soixantaine de villes françaises qui ont mis en place les pigeonniers contraceptifs.

Quatre d’entre eux ont été installés rue Le Notre, au jardin Hoche, au parc de l’Île Verte et au square des Fusillés. Une cinquième structure devrait être prochainement posée au Marché d’Intérêt National (MIN).

Cliquez sur l’image pour lancer ce diaporama de 14 images

Pour commencer, « on a appâté les oiseaux au jardin Hoche pendant assez longtemps pour les capturer puis les répartir dans les différents pigeonniers », ajoute Chantal Grivel.

Un « endroit tranquille »

Ensuite, les pigeons sont restés enfermés le temps de s’approprier les lieux. Les pigeonniers, qui contiennent chacun une quarantaine d’oiseaux, sont ouverts depuis le mois de janvier.

Chantal Grivel explique :

Le but du pigeonnier n’est pas d’enfermer tous les pigeons de Grenoble. C’est de les regrouper à des endroits où ils ne gênent pas, de limiter les naissances, de limiter le nourrissage abusif et de leur offrir un endroit où ils peuvent être tranquilles.

Aucun traitement n’est administré aux pigeons pour stopper la ponte. Le procédé use de leurres pour cela. De faux œufs sont introduits progressivement dans les nids. Les pigeons couvent alors les œufs factices et, de ce fait, ne se reproduisent plus.

Des oiseaux « mal aimés »

Chaque pigeonnier est suivi attentivement par la dizaine de bénévoles du collectif. Au départ, ils effectuaient trois visites par semaine, puis deux et, bientôt, plus qu’une seule.

©Auriane Poillet

A chaque visite, les mêmes gestes se répètent, doucement, mais rapidement, pour gêner le moins possible ces oiseaux citadins souvent « mal aimés ».

Une 1ère année capitale

Les pigeonniers sont d’abord nettoyés, puis les bénévoles remplissent la mangeoire et les rebords de fenêtre de graines. S’ensuit ensuite le comptage des œufs et des naissances. Pendant la tournée, les bénévoles effectuent aussi une veille sanitaire pour vérifier si les oiseaux sont en bonne santé.

Chantal Grivel indique :

Les pigeonniers se mettent en place sur plusieurs années. La première est capitale pour la fidélisation des pigeons. A terme, on aimerait aussi installer une caméra dans les pigeonniers pour voir ce qu’il s’y passe.

informationRenseignements divers
Pour rejoindre le collectif : 06 51 31 13 12
courrielhttp://www.cosaanimalia.org/projet-pigeonniers/
courrielhttps://www.gre-mag.fr/thematiques/budget-participatif-portraits-de-projets/

Les commentaires (0)

réagir

Votre adresse de courriel ne sera jamais publiée.

Tous les champs sont obligatoires

> Commentaires, mode d'emploi

Gre-mag
vous propose

Dessiner, c’est comprendre !

La Cité Abbaye face à son avenir

Le mobilier urbain du futur testé par les séniors