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Il y a soixante-quinze ans, la libération des camps

Janvier 1945 : la fin de la guerre est proche ; en France les femmes viennent d’accéder au droit de vote (1944). Elles ont travaillé aux champs, fait tourner les usines et participé à la Résistance y laissant parfois leur vie, comme Marie Reynoard déportée à Ravensbrück. Quelques rares femmes juives comme la Grenobloise Simone Lagrange – qui a témoigné au procès de Klaus Barbie – reviendront vivantes, très éprouvées, d’Auschwitz, l’un des premiers camps d’extermination à avoir été libéré par les soldats soviétiques le 27 janvier 1945.

©Jacques-Marie Francillon

Créé par Himmler en avril  1940, le Konzentrationslager Auschwitz (camp de concentration d’Auschwitz), Oswiecim en polonais, porte le nom de la petite bourgade proche de Cracovie où il a été installé.

Loin d’être le premier (ils ont été créés en Allemagne dès 1933 pour emprisonner les opposants au IIIe  Reich, puis pour le travail forcé), il est d’abord utilisé pour recevoir des prisonniers politiques, des intellectuels, des résistants ou soupçonnés tels, et tous ceux que le régime nazi qualifie d’« éléments asociaux » : Tziganes, prostituées, homosexuels, handicapés, Témoins de Jéhovah, Juifs de toutes nations.

Puis il reçoit les prisonniers de guerre soviétiques, non protégés par la convention de Genève, qui serviront de cobayes lors des essais de chambre à gaz avec le sinistre zyklon B.

Plus jamais ça

Parmi tous ces prisonniers, les plus valides constituent la main-d’œuvre de l’industrie chimique (IG Farben) et de l’industrie de guerre allemande installée à proximité (Krupp, Siemens). En  1941 et  1942, le camp est agrandi pour devenir un complexe « exemplaire » de la « solution finale »*.

1 100 000 personnes, hommes, femmes et enfants, le plus souvent des Juifs, y mourront, 900 000 le jour même de leur arrivée. Renaud Pras, directeur de l’Office national des Anciens combattants et Victimes de guerre, indique :

 Le 26  janvier 2020 aura lieu la commémoration du 75e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. Ce sera l’occasion de rappeler le souvenir des 6  millions de Juifs décimés dans les camps d’extermination nazis et de dire : plus jamais ça !

informationRenseignements divers
*Nom attribué par le régime nazi à l’extermination systématique des Juifs, des Tziganes, et plus globalement des personnes considérées comme « éléments asociaux » par le IIIe Reich.
Dimanche 26 janvier 2020 une cérémonie de commémoration de la libération des camps aura lieu devant le Monument de la Déportation, place Paul Mistral à 10h30. L’exposition des dessins de Georges Despaux sera inaugurée le même jour à 12h à l’ancien musée de peinture (dates de l’exposition : 26 janvier - 11 février 2020).

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