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Covid-19

Confinement : une meilleure qualité de l’air à Grenoble ?

Depuis la mi-mars, l’observatoire de la qualité de l’air Atmo Auvergne-Rhône-Alpes constate une baisse de certaines pollutions dans l’air, due notamment à la diminution du trafic routier dans le cadre des mesures de confinement. Une observation à contextualiser et à nuancer.

A Grenoble et en agglomération proche, cinq stations fixes permettent de mesurer la pollution de l’air : le long des grands boulevards ou de la rocade, à la Caserne de Bonne, à Saint-Martin-d’Hères, à Échirolles et à Fontaine.

Après un mois de confinement, les mesures réalisées par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes ont permis d’observer une diminution de certaines pollutions de l’air sur l’ensemble de la région. L’observatoire a comparé les résultats avec les mesures réalisées à la même période sur les cinq dernières années et celles du début du mois de mars.

Forte diminution du trafic routier

 

©Auriane Poillet

 

La météo influe fortement sur la qualité de l’air. A Grenoble, comme ailleurs, « la qualité de l’air s’améliore », commence Gladys Mary, correspondante territoriale Sud-Isère à l’observatoire de la qualité de l’air.

On constate une baisse significative du dioxyde d’azote, principalement émis par le trafic routier.

Celui-ci étant très fortement réduit par les restrictions dues à la lutte contre le Covid-19, la baisse de concentration de ce polluant dans l’air oscille entre -40% et -50% en centre-ville et dans l’agglomération. Mais c’est à proximité des grands boulevards ou de la rocade que la diminution constatée est vertigineuse : entre -70% et -80%.

« C’est vraiment très intéressant car cela nous permet de faire une expérience grandeur nature par rapport aux mesures de restrictions de circulation », continue Gladys Mary.

Stagnation des particules fines

Ces chiffres restent toutefois à nuancer au vu de la stagnation voire la légère augmentation d’un autre polluant émis par le chauffage au bois non performant, le brûlage des déchets verts (interdit par la loi) ou encore l’épandage agricole : les particules fines. Entre -10% et +10%, selon que l’on se trouve en proximité routière ou en milieu rural.

« La conséquence principale de cette amélioration est l’impact sanitaire de la pollution sur la population », ajoute la correspondante territoriale.

C’est toujours bon de pouvoir profiter de quelques semaines avec une pollution moindre. Surtout en cette période car la pollution fragilise le système respiratoire, ce qui favorise l’installation de virus.

Cette conséquence sur la santé reste toutefois une incidence à court terme.

Amélioration de la qualité de l’air depuis 15 ans

Contrairement à l’effet de serre, très surveillé lors des fortes chaleurs et des forts ensoleillements, la pollution se dissipe rapidement avec le vent et la pluie.

« Ce que l’on n’émet pas maintenant est toujours ça de pris. Mais si on reprend à activité équivalente, on retombera à pollution équivalente ; sauf s’il y a une prise de conscience écologique au sens large », explique-t-elle. 

Les constats sont quasiment identiques sur l’ensemble de la région avec toutefois une amélioration plus importante à Lyon car habituellement plus polluée que Grenoble. Gladys Mary conclut :

Le confinement n’a pas un impact flagrant à long terme. Mais il faut noter que depuis une quinzaine d’années, la qualité de l’air s’améliore dans le bassin grenoblois. Depuis 2007, on constate une diminution de 30% du dioxyde d’azote, de 40% des particules fines et de 50% du dioxyde de souffre.  

informationRenseignements divers
courrielhttps://www.atmo-auvergnerhonealpes.fr/

Vos commentaires

Commentaire de Reymann le 17 avril 2020 à 16 h 44 min

Moi qui ai des problèmes respiratoires, je ressens vraiment la baisse de la pollution sur mon organisme. Malheureusement il faudrat bien reprendre une activite, on ne peut pas non plus tout interdire.

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