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Gre.mag n° 35 - Groupe «Nouveau regard»

Grenoble « capitale verte européenne 2022 »

Ce label européen doit être appréhendé comme une véritable opportunité pour notre ville et en même temps une immense responsabilité. La représentante de la commission européenne l’a bien dit : ce n’est pas un satisfecit, mais une promesse pour la France et l’Europe. Grenoble doit avancer, innover, pour un jour, souhaitons-le, servir de modèle et être une véritable source d’inspiration pour d’autres territoires. Mais nous n’y sommes pas encore. Nous attendons de la majorité écologiste qu’elle démontre sa capacité à atteindre les objectifs ambitieux qu’elle s’est fixés car son bilan environnemental est pour l’instant loin d’être convaincant.

Les actions à mener sont pourtant nombreuses : amélioration de la qualité de l’air, végétalisation de la ville, développement de l’eau et de la fraîcheur au cœur de la ville… la vraie ville nature ! La transition écologique est indissociable de cette puissante dynamique qui allie l’innovation, la recherche, l’université, et l’industrie et à Grenoble nous avons d’avoir un formidable écosystème sur lequel nous appuyer. Notre territoire possède de nombreux atouts en matière d’excellence scientifique, industrielle et économique et nous regrettons qu’Éric Piolle ne les mette pas plus en lumière. L’investissement est un élément clé pour apporter des réponses aux défis climatiques. Profitons de la mobilisation autour de Grenoble Capitale verte pour innover et oser une architecture plus durable et plus contemporaine, révolutionner les transports en commun avec l’hydrogène, inventer demain avec les nanotech, les medtech emblématiques de notre territoire.

Le titre de « Capitale verte européenne » décerné à notre territoire ne peut que rendre fiers toutes celles et ceux qui sont prêts à relever le défi : citoyens, acteurs économiques, associatifs, universitaires, scientifiques, collectivités, élus, si la dynamique est collective et non dogmatique.
L’État verse 4 millions d’euros aujourd’hui pour 2022, qui s’ajoutent au plan Nano 2022, sur le plan de relance et au plan « France 2030 » Espérons que cette manne financière, plutôt que de produire de petites ambitions dogmatiques rabougries, participe au rayonnement de Grenoble dans un futur désirable et partagé par tous.

Émilie CHALAS, Présidente du groupe

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