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belles et vieilles pierres

Lʼéglise Saint-André se refait une beauté

Bâtie au XIIIe siècle dans un style roman, lʼéglise Saint-André méritait bien un petit coup de jeune. Un travail qui sʼeffectue dans le strict respect des matériaux et que lʼon pourra découvrir lors des visites de chantier organisées pour les Journées du patrimoine les 19 et 20 septembre.

Chantier de l'église Saint-André. José Silva Da Fonseca, sculpteur, restaure les différentes sculptures, au sommet.

Chantier de l’église Saint-André. José Silva Da Fonseca, sculpteur, restaure les différentes sculptures, au sommet.

Située place Saint-André, en face de lʼancien Palais du parlement du Dauphiné, lʼéglise Saint-André a été construite vers 1230 et son clocher terminé en 1298. Remarquable par son matériau (essentiellement de la brique), elle possède une flèche en tuf caractéristique du Dauphiné.

Dʼimportants travaux ont débuté en 2014 et se poursuivront jusquʼau 1er trimestre 2016 afin de sécuriser et de garantir la conservation de cet édifice — classé Monument historique depuis 2010 — car les pierres et les briques se descellent dangereusement.
Il sʼagit donc de palier les risques de chutes dʼéléments instables en renforçant la structure des clochetons, de la tour et de la flèche, de changer les briques et pierres dégradées et de refaire les joints. Une restauration des vitraux et une amélioration de lʼétanchéité du chemin de ronde et du parapet sont également en cours. Coût du lifting : 1 835 500 €, financés à 47 % par la ville de Grenoble et à 53 % par lʼÉtat (DRAC Rhône-Alpes) et le Conseil général de lʼIsère.

 

Jeudi 02 avril 2015. Travaux de rénovation du clocher Saint André.

Cette rénovation sʼeffectue dans le strict respect des matériaux. Pour cela, il a par exemple fallu faire fabriquer spécialement des briques, qui ont des dimensions atypiques. Même démarche pour la pierre, puisquʼon a rouvert une carrière dans le Nord-Isère afin de disposer dʼune matière similaire à celle d’origine.
Pour limiter les nuisances, le calendrier des travaux a pris en compte la dimension très commerçante du quartier, mais aussi les périodes de nidification des hirondelles noires qui sʼinstallent dans les aspérités des façades.

Dans le cadre des Journées du patrimoine, des visites sont proposées avec lʼoffice du tourisme pour entrer dans lʼenceinte du chantier et découvrir cet important travail de restauration. On pourra aussi voir de près les sculptures dʼorigine du clocher puisquʼelles seront descendues et exposées avant leur remplacement. Là encore, un travail de précision qui sera effectué par un artiste sculpteur.

Il était une fois lʼéglise Saint-André

Lʼhistoire de lʼéglise Saint-André est intimement liée à celle du Dauphiné. Au fil des siècles, elle a connu bien des bouleversements et accueilli dʼillustres personnages. Petit résumé en dix dates.

1228 : Guigues VI, comte de Viennois, installe à Grenoble un ordre de religieux dans lʼéglise Saint-André, située près de son palais. Il la fait rebâtir selon un plan en croix latine et y est inhumé à sa mort en 1237. Deux autres dauphins y seront enterrés : Jean II (1319) et Guigues VIII (1333)

1447 : le dauphin Louis, fils du roi Charles VII et futur Louis XI, fait plusieurs séjours à Grenoble. Il fréquente Saint-André, qualifiée alors de « chapelle royale », à laquelle il octroie de nombreux privilèges

1562 : la France est en proie aux guerres de religion et les protestants, sous la houlette du baron des Adrets, détruisent les tombeaux des dauphins

1616-18 : à lʼinvitation du Parlement, Saint-François de Sales, évêque de Genève, vient y prêcher

1622 : le connétable de Lesdiguières, compagnon de Henri IV, sʼy convertit au catholicisme

1790 : le chapitre est dissous par la Révolution et lʼéglise transformée en salle de réunion

1794-95 : Henri Beyle, futur Stendhal, y assiste aux débats de la « Société populaire » (association politique comme le club des Jacobins, le club des Cordeliers…)

1802 : Saint-André est rendue au culte et devient une église paroissiale

1822 : le célèbre chevalier dauphinois Pierre Terrail de Bayard, alias le Chevalier Sans Peur et Sans Reproche, qui reposait depuis le XVIe siècle au couvent des Minimes de Saint-Martin-dʼHères, y est transféré. Son mausolée est toujours visible dans le transept nord

1905 : suite à la loi de séparation de lʼéglise et de lʼÉtat, Saint-André, comme tous les lieux de culte bâtis avant cette date, devient propriété de la commune. Cʼest la ville de Grenoble qui assurera désormais son entretien et sa rénovation

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