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plan de refondation

Services publics locaux : ce qui va changer

En mai dernier, l’annonce d’un plan de sauvegarde pour répondre aux baisses de budget a suscité des inquiétudes et des contestations. Objectif de ces mesures, préparées par les élu-es et les services de la Ville : rendre l’action publique plus efficace, moins dépensière et plus adaptée aux usages. Leur mise en œuvre rapide a parfois masqué la logique globale de ce plan de refondation des services publics locaux, pensé et prévu sur plusieurs années. Entre fermeture d’équipements et redéploiement de moyens, changements d’habitudes et meilleure efficacité, petit retour sur quelques-unes des mesures de ce plan.

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Dès 2014, le budget municipal était en danger : les dépenses progressaient rapidement et les recettes manquaient. La baisse des dotations de l’État a aggravé le phénomène. Les nouveaux élus devaient donc trouver 20 millions d’euros pour garantir l’équilibre sur les années suivantes (2015 – 2017). Des formations citoyennes sur le budget municipal ont d’ailleurs été organisées pour expliquer cette situation fin 2014.

Sobriété, sauvegarde, refondation

Premier acte : un plan de sobriété, décidé par les élus dès avril 2014. Parmi les premières décisions : la baisse de leurs indemnités de 25 %, des mesures d’économies au quotidien (parc de voitures, remboursements de frais…), la modération des dépenses de protocole et de communication ou encore la reprise en régie du Palais des sports… Au total, près de 6 millions d’euros ont été économisés.
Le second acte, c’est le plan de sauvegarde, fruit de plusieurs mois de travail entre les élus et les services de la Ville. Il fallait trouver 14 millions pour la période 2016-2018.
Objectif presque atteint : avec une centaine de mesures, c’est près de 13 millions d’économies qui sont programmés sur trois ans.

Vélo ville Ces économies résultent parfois de baisses de budgets ciblées, mais aussi de réorganisation ou de changements de méthode dans des domaines très divers : baisse du nombre de véhicules de service (soixante en moins, remplacés par des vélos et l’autopartage), dématérialisation de certaines procédures administratives, réorganisation des services, regroupement des équipes dans un bâtiment moins énergivore (projet « Claudel » voir ci-contre), baisse de certaines subventions…

Regarder les usages

Adapter les structures aux usages, c’est le sens du troisième acte de ce plan : la refondation des services publics locaux. Faire des économies est nécessaire, mais il faut aussi faire des choix cohérents et adaptés aux usages actuels.

Repenser l’utilisation des bâtiments et l’organisation des territoires, reconquérir l’espace public et encourager la végétalisation, améliorer l’éclairage public, engager la construction d’écoles, relancer la lutte contre la pollution, interroger la place de l’automobile et des modes de déplacement, proposer des événements fédérateurs, encourager la concertation et la prise de décision partagée… Tout cela va plus loin que des mesures d’économies.
Les trois actes de cette pièce (sobriété, sauvegarde et refondation) se succèdent et se complètent.

Événements et communication : faire sobre et rassembleur

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le Cabaret Frappé, édition 2016

Initié par une forte baisse (-1 million d’euros en 2014), le budget Communication et Événements a baissé de 10 % par an depuis, en faisant des propositions nouvelles et en modifiant les habitudes. Le nouveau magazine, Gre.mag (et sur le web gremag.fr), coûte 10 % de moins que son prédécesseur (Les Nouvelles de Grenoble, papier). En évitant le recours aux agences extérieures et en réduisant l’achat d’espaces média, la communication municipale a pu faire plusieurs centaines de milliers d’euros d’économie.
Les événements organisés par la Ville ont évolué eux aussi. Cet été, le festival Cabaret frappé (notre photo) est devenu gratuit et a coûté 20 % de moins (sur un budget de 400 000 euros), avec une affluence accrue.

La Fête des Tuiles, créée en 2015 avec une partie du budget d’un ancien événement (Quartiers d’hiver), affiche un coût total de 344 000 euros en 2016 — en légère baisse par rapport à 2015. Ici aussi, le public était au rendez-vous.

Lecture publique

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l’artothèque de la Bibliothèque Kateb yacine

Suite à l’arrêt des activités des deux bibliothèques jeunesse Hauquelin et Prémol, les partenariats avec les structures de proximité sont en cours de réaménagement et les publics seront accompagnés vers les bibliothèques alentour afin de permettre à chacun d’accéder à la lecture dans de bonnes conditions, dans une démarche de croisement des publics.

Le réseau se redéploie autour des lieux les mieux adaptés à l’accueil, aux actions de médiation et aux projets innovants, en articulation avec de nombreuses actions hors les murs. Le réseau de lecture publique grenoblois se recompose et demeure bien plus dense que dans les autres villes de même taille.

Parallèlement, les bibliothèques poursuivent leur évolution pour s’adapter au mieux aux nouvelles pratiques de lecture et aux nouveaux métiers : la navette documentaire, qui permettra aux usagers de rendre leurs documents dans tous les points du réseau, sera opérationnelle début 2017 ; un projet de transformation du rez-de-chaussée de la bibliothèque d’étude du boulevard Lyautey pour l’ouvrir sur la ville et accueillir l’artothèque est à l’étude (notre photo), tout comme l’accueil à la bibliothèque Kateb Yacine d’une section jeunesse pour que toutes les générations s’y croisent.

Accueil public amélioré

Hall mairie

le hall public de l’Hôtel de Ville

Les services d’accueil de la mairie constituent un point d’entrée pour un nombre croissant de demandes d’informations ou de démarches. Parmi les façons de faire moins cher et plus efficace et, avec la montée en charge du numérique, on peut mieux gérer le temps, le papier, les procédures : prendre rendez-vous plutôt qu’attendre, pouvoir venir plus tard un soir de semaine, trouver une réponse en ligne ou remplir un formulaire sur Internet (grenoble.fr).

La centralisation des démarches administratives sur trois sites au lieu de sept actuellement devrait permettre une économie d’environ 130 000 euros, tout en poursuivant un traitement de qualité.

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