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Budget 2016 : proximité et qualité de vie

Le budget 2016 de la Ville de Grenoble, c’est 344 millions d’euros au service des Grenoblois. Sans hausse des impôts, en préservant l’enveloppe des ressources humaines, la subvention au CCAS et la capacité d’investissement, ce budget est résolument tourné vers le quotidien des habitants et la qualité de vie. Il intègre le plan de sauvetage qui permet à la Ville de surmonter ses graves difficultés financières.

Lundi 21 décembre 2015, 21h30 environ : le conseil municipal de Grenoble vient d’adopter son budget pour l’année 2016. Les 42 élus de la majorité municipale (Rassemblement Citoyen de la Gauche et des Écologistes) ont voté pour après plus de trois heures d’échanges. Les trois groupes d’opposition ont voté contre.

Dette, impôts, constructions de logement, avenir du périscolaire, politique culturelle, regroupement des services administratifs dans un nouveau bâtiment, Fête des Tuiles… le débat a été riche et animé. Ce budget est le fruit d’un long processus depuis l’été, qui implique les services de la ville et les élus, sous la houlette de Hakim Sabri, adjoint aux finances. Il répond à des règles précises pour équilibrer recettes et dépenses de la Ville.
Surtout, le budget 2016 intervient dans un contexte très particulier : création de la Métropole en 2015 (voir encadré « Comprendre le budget 2016 ») et baisse inouïe des dotations de l’État, dont l’impact a des conséquences lourdes.

Un défi pour la collectivité

« Avec l’équipe municipale, nous avons ainsi pris les décisions qui permettent à la Ville d’éviter la mise sous tutelle et la cure d’austérité qui en aurait découlé, tout en préparant l’avenir. Le budget 2016 est donc à la fois un plan de sauvetage de Grenoble et l’affirmation d’une ambition forte pour le vivre ensemble dans notre ville. Nous devons construire la ville de demain en dynamique avec l’aventure métropolitaine » souligne Éric Piolle, maire de Grenoble. « Rien n’aurait été pire pour les Grenobloises et les Grenoblois que d’ajouter l’immobilisme à la pénurie » ajoute-il.

L’action de la municipalité s’articule autour des axes prioritaires que sont la ville durable— avec l’ambition qu’elle a pour ses espaces publics —, la ville émancipatrice — avec l’importance qu’elle accorde à l’éducation —, et la ville solidaire et citoyenne — avec l’attention qu’elle porte aux plus fragiles et à ce qui fait société (voir A lire en complément « Les priorités pour 2016 »).

En 2016, et suite à la journée de mobilisation du 25 novembre qui a permis de sensibiliser les Grenoblois à la situation financière inédite de la Ville, l’enjeu c’est de tracer un chemin pour transformer l’action publique. C’est un défi qui engage toute la collectivité. Dès le 5 janvier 2016, les élus se sont donc mis au travail avec les directeurs des services municipaux. GreMag se fera l’écho de ce chantier au fur et à mesure de sa progression.

 

Budget principal
Budget principal 2016
Dépenses d’investissement
(46 M€ d’entretien et réalisation d’équipements + remboursement des emprunts)
Dépenses de fonctionnement
(Ressources humaines + subventions + dépenses courantes + intérêts)

Budgets annexes 2016
(Cuisine centrale, activités économiques, régie Lumière, palais des Sports etc.)
Dépenses d’investissement
11 M€ d’investissements d’équipement, 3 M€ de remboursement de dette

Comprendre le budget 2016

Le budget 2016 ne ressemble pas aux budgets précédents. Le passage de la Communauté d’agglomération au statut de Métropole au 1er janvier 2015 a entraîné pour la Ville d’importants transferts de compétences (locaux économiques, Marché d’intérêt national, abattoirs, tourisme, énergie, urbanisme, logement, politique de la ville, École supérieure d’art et de design, voirie, etc.).

En 2015, les 49 communes de la Métropole ont travaillé dans une Commission locale d’évaluation des charges transférées (CLECT). Car les transferts de compétences s’accompagnent du transfert de tous les moyens qui permettent leur exercice : humains, financiers, matériels et patrimoniaux.

Pour Grenoble, le calcul est de 12,9 millions d’€. L’attribution de compensation de la Métro à la Ville passe donc de 44,7 à 31,8 millions annuels et la commune n’inscrit plus les dépenses des compétences transférées dans son budget.

De plus, dans le cadre du regroupement des maisons des habitants et antennes de quartier, une partie du personnel du CCAS a été transférée à la Ville. Ce transfert génère une augmentation des dépenses de personnel de 5,9 millions d’€ pour la Ville (neutralisés par une refacturation du même montant au CCAS).

Enfin, la création de la régie Lumière au 1er septembre 2015 et la dissolution du GIE Agir sont prises en compte.

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