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ZAC de l’Esplanade

La concertation démarre

En désignant la nouvelle équipe municipale, les Grenoblois ont voté pour la suppression de la ZAC de l’Esplanade et opté pour un projet alternatif comprenant plusieurs évolutions.

Sur la co-construction du projet, il faut réfléchir avec la population sur l'aménagement des espaces publics, les formes urbaines, la mixité des usages…

Sur la co-construction du projet, il faut réfléchir avec la population sur l’aménagement des espaces publics, les formes urbaines, la mixité des usages…

Six cents logements plutôt que mille – dont 40 % de sociaux au lieu de 30 % –, la préservation de la grande esplanade, l’abaissement des hauteurs, la mise en place d’une norme énergétique plus exigeante… font partie des évolutions. Ce nouveau projet a été entériné le 30 juin dernier en conseil municipal.

Certains habitants, considérant ce nouveau programme bien rempli, se demandent sur quoi peut encore porter la concertation… « Je comprends que la question se pose, quand on a vu par le passé des consultations qui étaient très limitées en marges de manœuvre… » répond Vincent Fristot, adjoint à l’Urbanisme. « En termes de nombre de logements, nous opérons dans un cadre beaucoup plus large, celui de l’agglomération, avec un rythme de construction à maintenir, la demande étant forte, y compris en logement social. Il y a beaucoup à réfléchir avec les riverains, les habitants, les commerçants : sur l’aménagement des espaces publics, les formes urbaines, la mixité des usages, les équipements publics, les liaisons avec les autres quartiers… »

Une première réunion s’est tenue le 30  septembre pour poser les enjeux. D’autres devraient suivre dans les prochains mois.

 

 

Qu’allons-nous faire de l’Esplanade ?

Les échanges ont été vifs et nourris lors de la réunion publique de concertation autour de l’Esplanade du 30 septembre 2014. Les élus présents étaient là pour reprendre le dialogue et ils étaient attendus.

Plan esplanade

Suppression de la ZAC Esplanade fin juin, modification du PLU (plan local d’urbanisme) concernant les hauteurs des immeubles, priorité donnée à l’Opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH) sur les années 2015 et 2016 pour réhabiliter l’existant, Grande Esplanade vierge de toute construction : la nouvelle équipe municipale a réaffirmé quelques grands principes.

Informer et écouter

L’enjeu de la soirée était d’informer et surtout d’écouter les habitants, commerçants, usagers et associations de l’Esplanade.
Pourquoi les ajustements du PLU n’ont-ils pas fait l’objet de concertation, quels équipements publics pour quelle destination, quid du stationnement, des alignements d’arbres, des liens avec l’Isère, la Bastille et la Casamaures, pourquoi ce choix de supprimer la ZAC, quelle réflexion sur les espaces publics, l’entrée de ville et la route de Lyon, quels types de construction sont désormais envisageables, et enfin quelles règles du jeu et quel calendrier à venir ?
« Pourquoi un Grenoblois viendrait ici ?  » s’est interrogé le maire, Eric Piolle. « Quelle est la signature de ce quartier ? C’est une réflexion que nous devons avoir. La seule chose que nous imposons, c’est qu’il n’y aura pas de construction sur la Grande Esplanade. C’est un lieu qui peut accueillir des événements de grande jauge, un bel espace pour des manifestations festives et populaires. Nous, nous devons nous améliorer sur l’information riverains et la gestion des nuisances. »

Moins de logements, moins hauts

Vincent Fristot, adjoint à l’urbanisme et au logement, a justifié les conditions de modification du plan local d’urbanisme par des contraintes de temps et d’engagement par rapport aux délais de construction. « Nous n’avons pas pu concerter sur ces points ; cependant le processus de révision du PLU continue« .
La suppression de la ZAC ? Un travail par îlot a été préféré à ce mode de gestion trop coûteux. Trois îlots sont retenus : la Petite esplanade (de maîtrise publique, la Ville est propriétaire), les secteurs « Peugeot » et « Intermarché ». Ils accueilleront respectivement 150, 250 et entre 100 et 200 logements à plus long terme. « Le secteur Peugeot est le plus avancé quant aux études » précise l’adjoint. « Ce volume de 250 logements (dont 150 sociaux) sera possible si nous trouvons un accord sur le montage final de l’opération. Car les nouvelles règles en matière de hauteur changent l’équilibre économique de ce secteur qui appartient à des privés. Nous avons en fait peu de marges de manoeuvre, sauf en ce qui concerne les espaces publics. »

Et demain ?

La destination du lieu, de sa place au milieu des quartiers voisins et dans l’agglomération, les questions du stationnement, des équipements à construire ou à réaménager, de la vie des commerces et de la vie au quotidien sont donc en débat. La réunion d’information du 30 septembre a permis de faire le point sur l’avancée du projet et d’entendre les préoccupations des usagers du quartier, la concertation et la co-construction vont se poursuivre. Un tour de quartier est prévu pour le 29 octobre, d’autres dates suivront.

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