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Le Fournil : sous le signe de l’entraide

Situé quartier Flaubert, l’association Le Fournil est à la fois une table d’hôte et un lieu d’accueil de jour où les personnes en situation de précarité peuvent s’abriter, trouver une écoute bienveillante et rompre l’isolement.

© Renaud Chaignet

L’association Le Fournil a été créée en 1995. Composée d’abord de personnes vivant dans la rue et de bénévoles, elle s’est peu à peu professionnalisée et compte aujourd’hui sept salariés et une vingtaine de bénévoles.

Parmi eux Hakim, qui précise :

« Le cœur du Fournil pour moi c’est une démarche humaine : apporter de bonnes choses aux autres. J’ai vécu à la rue. Quand on a connu cette situation et qu’on vous a donné, ça permet de le rendre ! Ici j’apporte mon aide pour la mise en place et le service des repas, ou l’organisation d’activités annexes. »

Réconfort et chaleur humaine

Depuis 2005, Le Fournil occupe un ancien hangar transformé en un espace d’accueil de jour collectif et équipé d’une cuisine. « C’est un lieu d’écoute et de partage où les personnes confrontées à des situations de grande précarité sociale peuvent trouver réconfort, répit, chaleur humaine… » souligne Joris Schotte, directeur des lieux.

Le Fournil est ouvert les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 10h à 17h : « En hiver on ouvre dès 9h car beaucoup ont besoin de se mettre à l’abri pour se réchauffer. Et si on ne sert pas de petit-déjeuner, il y a toujours possibilité de prendre un café. »

Pour les repas, l’accueil est inconditionnel : aucun justificatif de revenu n’est demandé, juste une participation de 1 €. En moyenne, 90 repas chauds par jours sont servis. L’association se fournit essentiellement à la banque alimentaire et a une convention avec grande surface qui lui donne des produits bientôt périmés.

« En période de grand froid, on s’inscrit de manière active dans le plan hivernal, explique Joris Schotte. Depuis trois ans, on sort de la structure pour aller vers les personnes en centre-ville et s’occuper de la distribution de soupe deux soirs par semaine avec la Croix-Rouge. C’est un choix réfléchi en équipe qui nous permet de réorienter notre intervention vers les personnes les plus fragiles qui ne viennent pas forcément sur les temps collectifs. Durant ces sorties, on touche un public à 2/3 pas habitué à nos temps de repas. C’est l’occasion de créer du lien, d’identifier les besoins et de les faire venir ici. »

Recréer du lien

L’accueil de jour propose un accompagnement collectif ou individuel pour des questions de santé, de logement et une aide pour remplir les dossiers administratifs (ex : RSA).

Tous les après-midi, des activités gratuites (jeux de cartes, tennis de table, pétanque…) sont autant d’occasion de se retrouver et de rompre la solitude. « On organise du foot, de la boxe et de la musculation à la Villeneuve, ajoute Hakim. L’objectif est à la fois de remettre les personnes dans une dynamique d’action par le sport mais aussi de les impliquer dans une activité commune pour créer un lien. »

Enfin, des cours de français sont assurés par Brigitte Ménage, présidente de Fournil qui précise : « Nous accueillons de plus en plus de demandeurs d’asile, des gens originaire d’Albanie, de Serbie, de Macédoine, de Nigéria, d’Erythrée… qui ne parlent pas français. L’apprentissage concerne donc des choses élémentaires de la vie courante. »

Le Fournil comptabilise 25 000 passages dans l’année ce qui représente entre 300 et 400 personnes par an. « On note une évolution des publics, constate Joris Schotte. On reçoit davantage de migrants, des personnes âgées, des travailleurs pauvres… Et en période de grand froid, il y a beaucoup plus d’accueil de familles : on a en moyenne 20 enfants par repas en hiver contre 3 le reste de l’année. »

Une situation qui inquiète d’autant plus l’association qu’elle connaît des difficultés financières liées à des dotations publiques en baisse. « En 2017, on a dû réduire nos effectifs : deux postes d’accueillants sociaux ont été supprimés et on n’est plus ouvert le mercredi à cause de cette diminution des subventions. Par ailleurs, nos locaux vont être démolis fin 2018 et à ce jour, aucune solution de relogement n’est prévue.« 

informationRenseignements divers
Le Fournil, 2 rue George Sand - 38100 Grenoble
Ouvert les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 10h à 17h (dès 9h l'hiver)
téléphone 04 76 22 35 58
courrielhttps://www.facebook.com/lefournilgrenoble

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