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L’innovation au féminin

Si Grenoble attend toujours son équipe féminine d’élite – ce sera sans doute un axe intéressant à développer au cours des prochaines années -, le sport féminin est dynamique et inventif dans la capitale du Dauphiné.

100 % féminine, la Grenobloise est une course solidaire de 5 kilomètres qui se tient en septembre.

100 % féminine, la Grenobloise est une course solidaire de 5 kilomètres qui se tient en septembre.

Les exemples ne manquent pas. Les initiatives non plus. On rappellera ainsi qu’il y a un an et demi l’équipe des Centaures disputait et organisait, au stade Raymond Espagnac à Grenoble, le tout premier match de football américain féminin sur le sol français.
Ces derniers mois ont également été marqués par la renaissance, après une petite parenthèse, des BDelles, les homologues féminines des Brûleurs de Loups, ou par la création d’une section féminine au sein du club de futsal (football en salle) des Géants.
« La Grenobloise est dynamique ! » confirme Ruby, une des pionnières au sein du club de Roller Derby des Cannibal Marmots. « Notre discipline est basée sur le “do it yourself”. Nous faisons tout nous-mêmes, à commencer par la confection de nos tenues. Mais on ne peut être que positivement marquées par le dynamisme et l’état d’esprit des filles qui nous rejoignent. » 
Le club, qui avait trois membres à sa création en février 2011, compte aujourd’hui une cinquantaine de licenciées, âgées de 18 à 38 ans.
« Et comme chaque année on relance une campagne d’adhésion, ce chiffre devrait encore bien augmenter. Si l’aspect sportif n’est pas négligeable, le fait que l’on soit une « communauté », ouvertes à toutes, séduit aussi beaucoup », poursuit Ruby.
« On sent l’envie chez les filles de faire partie d’un « truc » bien à elles, qu’elle ne retrouvait peut être pas dans d’autres disciplines. On a un folklore, un côté rock n’roll, surtout après les matchs (rires), une vraie solidarité, même au niveau international. Il y a sans doute un petit côté féministe aussi, au moins dans les origines de la discipline. »

Un sport de "filles" le Roller Derby ?

Un sport de « filles » le Roller Derby ?

Un sport « de filles », peut-être, mais qui fait des adeptes au-delà… « On doit être une des rares disciplines à être copiée par les hommes », s’amuse Ruby. « On en a eu quelques-un qui étaient coachs, arbitres ou qui nous aidaient. Ils ont tellement aimé qu’ils sont partis monter leur propre club ! »
Un bel exemple de dynamisme de la part d’une pratique sportive qui n’a sans doute pas fini de se développer. « La Ville nous a donné deux créneaux gymnase par semaine et nous a mis la Halle Clémenceau à disposition pour notre prochain événement « J’irai jammer sur vos tombes », en mai prochain, où on vous promet quelques belles surprises ». Le rendez-vous est pris.

Des Géantes parmi les Géants

Le futsal des Géants compte depuis l’été dernier une section féminine, déjà forte de 17 licenciées, âgées de 14 à 27 ans. « Cela faisait quelques années que nous étions sollicités » explique Zakaria Mahroug, le président du club de la Villeneuve. « Cet été, une fille de Claix nous a contactés et on s’est dit pourquoi pas ! » Et le succès a été rapidement au rendez-vous.
« Ce ne sont pas forcément des filles qui viennent pour le côté sportif, certaines n’avaient même jamais joué ou fait partie d’un club auparavant. Elles sont là pour se retrouver entre elles et se faire plaisir ! »
L’équipe dispute pour le moment la Coupe de l’Isère et quelques tournois ici et là, en attendant qu’un championnat District ou Ligue puisse (enfin) voir le jour.

Grenoble se distingue

La 2ème édition des 24h du sport féminin s’est déroulée le 24 janvier dernier. La mobilisation a été belle à Grenoble, seule ville, à l’exception de Paris, à proposer un « Flashmob » de soutien. Quand aux reines du palet, elles peuvent à nouveau s’exprimer. Après une courte pause, la section féminine des Brûleurs de Loups est repartie de plus belle. Les BDelles, comme elles se font appeler, entendent bien glisser sur le développement du hockey féminin en France pour montrer qu’elles peuvent exister dans l’ombre de leurs homologues masculins (voir Interview de Léa Sangiorgio).

Une belle mobilisation des Grenobloises malgré le froid !

Une belle mobilisation des Grenobloises malgré le froid !

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