Grenoble, ville de sportifs ? La situation géographique et le nombre d’équipements sportifs qui ont vu le jour depuis les Jeux olympiques de 1968 favorisent la pratique d’une activité sportive, que ce soit dans un cadre associatif ou de manière autonome. À la Bastille, dans les parcs, sur les berges, on voit des gens pratiquer la course à pied, monter un filet de volley, s’entraîner sur le mobilier public… Le sport en entreprise connaît aussi un important développement. Même au sein des clubs, l’aspect compétition tend à s’effacer. Si le cadre associatif reste dominant, avec plus de 350 clubs répertoriés, d’autres schémas se développent. Il est donc difficile d’établir un profil type du « Grenoblois sportif ». « Les Grenoblois me semblent plus dans la pratique, souvent autogérée, favorisée par notre contexte géographique montagnard » précise Pierre Arnaud, vice-président de l’Office municipal des sports (OMS).
Les quartiers, terrains de pratiques
Cette variété de profils complique-t-elle la mise en place d’une politique qui ne laisserait personne sur la touche ? « Nous travaillons sur le projet politique d’une ville de sportifs à une ville sportive. Les deux sont bien sûr indissociables mais l’objectif est de mettre plus de cohésion, de cohérence, bien marquer aussi que l’on travaille pour tous, quel que soit le sport, le niveau, l’âge ou la condition physique » précise Sadok Bouzaïene, adjoint aux sports. Les actions en direction des jeunes et des quartiers vont ainsi se poursuivre. Avec un soutien particulier pour les clubs de proximité, appui important en matière d’insertion sociale, de lien avec les familles.
« En mettant par exemple en lumière des clubs qui font du bon boulot, en se penchant sur le public pré-ado/ado qui sort souvent de la pratique sportive, en leur proposant peut-être plus d’activités dans l’air du temps » soutient Sadok Bouzaïene.
Une ville émancipatrice pour les femmes
Une attention toute particulière va être portée au sport féminin, y compris une aide aux sportives de haut niveau, qui ont du mal à être sponsorisées. Le travail sur la parité homme-femme, fait à l’échelle de la Ville, passera aussi par le sport, et les clubs qui jouent le jeu pourraient être mieux subventionnés. Car on constate aujourd’hui que moins de 20 % des femmes profitent d’un terrain de sport. C’est plus globalement, et pour rester dans l’esprit sportif, le travail d’équipe qui devrait être accentué. « On aimerait que chacun travaille moins de son côté et plus ensemble. On veut davantage collaborer avec l’OMS, plus réfléchir à certaines questions dans une logique d’intercommunalité » reprend l’adjoint aux sports. « Pourquoi pas penser à des fusions ou à la mutualisation de compétences ? Même si le travail pour changer les mentalités reste important. »
Le sport en chiffres
14 licenciés dans un club bouliste : le + petit nombre 83 associations subventionnées dont 19 à + de 23 000 € 32 associations avec une mise à disposition de locaux associatifs 210 personnes au service des Grenoblois à la direction des Sports de la Ville 2 211 licenciés en natation Nautic Club ALP 38 : le + grand nombre de licenciés 6 148 inscriptions aux animations socio-sportives (Jeunes en montagne, Quartier foot…) 108 965 entrées individuelles en piscines 1 200 000 la fréquentation des équipements sportifs (lycées, collèges, écoles, associations)
Où se renseigner
L’OMS : son rôle est de rassembler le monde sportif local et de promouvoir le sport pour tous et sous toutes ses formes.
Le site de la ville de Grenoble : activités, équipements sportifs, piscines, gymnases…
La Maison de la montagne : un lieu d’accueil, de conseils et de ressources.
















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